
Comment arriver à l'autonomie ?
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Dans l'ordre des interventions : Christian Troadec, maire de Carhaix et porte-parole de Pour la Bretagne ; Mathieu Guihard, président du Parti Breton ; Amélie Barrely, représentante de Douar ar Frankiz ; Tifenn Siret, co-porte-parole de l'UDB ; Gaël Roblin, élu à Guingamp et président de War-Sav ; le Dr Jean-Louis Le Mée, président de l'Alliance fédéraliste bretonne ; Pierre Arzul et Korentin Gaillard, représentants de Faisons Bretagne, la formation autonomiste lancée par Paul Molac.
Conclusion d'Yvon Ollivier : L'autonomie c'est repenser la République
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Réunis à Carhaix à l'invitation du maire Christian Troadec et du juriste Yvon Ollivier, des représentants de partis et mouvements autonomistes, fédéralistes et indépendantistes, ont multiplié les appels à l'unité. Tous ont insisté sur la nécessité de construire un projet commun capable de répondre aux préoccupations quotidiennes des Bretons
La journée, animée par Sten Charbonneau de l'Institut culturel de Bretagne, s'est articulée autour de deux tables rondes. Lors de la première, le journaliste Francis Brochet, auteur de « Quand le parisianisme écrase la France », a dénoncé l'hyperconcentration des pouvoirs économiques, politiques, médiatiques et culturels à Paris. Selon lui, la France constitue une exception en Europe par le poids de sa capitale, au détriment des territoires. Il a également plaidé pour une plus grande liberté de « vivre et travailler au pays », reprenant une formule bretonne récemment mise en avant au niveau européen. Sont aussi intervenus Yves Plasseraud, juriste spécialiste des droits des minorités et et Gaby Arestegui, du mouvement basque Euskal Herria Bai, Attaché parlementaire du député Peio Dufau.
Les échanges ont également porté sur les conséquences de la centralisation pour les langues, les cultures régionales et la gestion des territoires. L'intervenante venue du Pays Basque a rappelé les avancées obtenues grâce à la Communauté d'agglomération du Pays Basque et plaidé pour de nouvelles étapes vers l'autonomie. De son côté, Gwenaël Henry, président de Bretagne Majeure, a présenté les recherches menées par son association sur les finances publiques en Bretagne, estimant que la transparence budgétaire constitue un enjeu essentiel pour éclairer le débat sur l'autonomie. Il s'agit d'évaluer le rapport entre la contribution fiscale des Bretons et les moyens consacrés par l'État aux services publics en Bretagne.
La seconde table ronde a rassemblé des représentants du Parti Breton, de l'UDB, de Douar ar Frankiz, de War-Sav, de l'Alliance fédéraliste bretonne et de Faisons Bretagne, le mouvement lancé par Paul Molac.
Au-delà de la diversité des sensibilités représentées, un thème s'est imposé tout au long des échanges : la nécessité de construire un projet commun capable de rassembler les différentes composantes du mouvement breton. Amélie Barrely a appelé les différentes sensibilités à « se concentrer sur ce qui nous rassemble et pas sur ce qui nous divise ».
Plusieurs intervenants, comme Mathieu Guihard, Gaël Roblin ou Tifenn Siret, ont estimé que l'autonomie ne pouvait constituer à elle seule une offre politique suffisante et qu'il convenait désormais de proposer aux Bretons un projet répondant à leurs préoccupations quotidiennes : santé, logement, transports, emploi ou encore aménagement du territoire.
En conclusion de la journée, le juriste et écrivain Yvon Ollivier a livré une analyse plus grave de la situation politique. Estimant que les institutions françaises arrivent à bout de souffle, il a appelé les Bretons à s'organiser afin de reprendre en main leur destin en tant que peuple.
evezhiadennoù (30)
« Deux tentatives d’intrusion par des militants d’extrême droite »
Qu’en est-il?
2 c'est moins que 3.
2 c'est très peu.
2, c'est assez pour que Ouest-rance en parle et justifie ses subventions par l’impôt.
Et donc le pognon des Namnètes aussi.
Lier la justification de l’autonomie de la Bretagne à la balance entre « contribution fiscale des Bretons et les moyens consacrés par l'État aux services publics en Bretagne » n’est pas à la hauteur de l’enjeu !
Les moyens consacrés par l’Etat français au financement des acteurs publics en Bretagne sont multiformes : financement des services publics, financement des entreprises publiques ou para publiques implantées en Bretagne (défense (60 000 emplois entre armées et industries de défense), numérique (Orange, ex Alcatel…), environnement (Ifremer) et j’en oublie sûrement.
Ce poids des entreprises publiques ou para publiques relativise l’impact du montant de la TVA payé par les salariés de ce secteur (TVA payée à l’Etat par les salaires et traitements qui sont fournis par l’Etat aux salariés du secteur public ou para public).
Sans oublier les investissements massifs dans les mobilités (voiries, lignes TGV…)
Les moyens nécessaires à l’autonomie doivent provenir des ressources locales propres aux territoires, grâce à l’activité économique locale.
Pour la Bretagne, l’équation est compliquée.
Dans les années 60-70, les industriels bretons étaient moteurs, avec les acteurs culturels entre-autres, dans le développement du territoire pour le profit de leur business.
Aujourd’hui, pour ceux qui ont réussi parmi ces industriels, la Bretagne n’est plus un enjeu.
Ils ont des activités avec des implantations internationales à coûts de production moindres et, souvent, avec des sièges sociaux localisés dans des paradis fiscaux.
De plus, ils sont découragés de s’installer en Bretagne par des populations qui veulent préserver leur cadre de vie (cf. usine Bridor à Liffré)
L’agriculture et l’agro-industrie sont soumis à des fortes contraintes contradictoires.
Sans compter les contraintes écologistes liées au système agricole productiviste encore majoritaire en Bretagne et nécessaire pour alimenter l’agrobusiness local.
Tout cela pour dire que la question du rapport entre la contribution fiscale des bretons et les moyens consacrés par l’Etat aux services publics en Bretagne est, pour le moins, très réductrice et ne répond pas aux enjeux globaux liés à l’autonomie.
Comment expliquer aux bretons que l’Etat français réalise une captation de leurs ressources et donc de justifier la nécessité de l’autonomie.?
Vous pouvez télécharger notre étude sur les finances publiques au niveau breton
https://bretagne-majeure.bzh/pellgargan/diellou/251013_BM_Budjed-Breizh.pdf
Si vous considérez avec nous qu'il n'est pas normal que les information budgétaires ne soient plus fournies depuis 2013 vous pouvez soutenir notre requête sur le site participatif de la cour des comptes
https://participationcitoyenne.ccomptes.fr/processes/consultation-2026/f/81/proposals/4591
L'information financière territoriale de l'État permet-elle encore aux élus et aux citoyens de suivre l'emploi des deniers publics ?
- « Se concentrer sur ce qui nous rassemble et pas sur ce qui nous divise » (Amelie BARRELY) ;
- Disposer de transports publics permettant un facile A / R : Domicile Carhaix ce samedi 20 Juin 2026 et qui sait, d'autres samedis ;
- Refuser l'image d'une sorte de colloque entre "professionnels de la profession" (J-L GODARD) et spécialistes cooptés ;
- Impliquer le Peuple Breton sans qui et pour qui aucune autonomie n'est envisageable ;
- Etre bien conscients que l'histoire ne repasse jamais les plats ;
Sinon c'est foutu !
A
Le programme commun breton doit inclure cette position unitaire.
Avez-vous vu encore récemment Mélenchon plaidoyer pour des régions basées plus ou moins (car 0 % de la Région Bretagne ne fait partie du Bassin fluvial ligérien actuellement) sur les Bassins versants avec une Bretagne noyée dans une région allant de l'Ardèche à l'Eure-et-Loir en passant par la Nièvre ?
Quand va-t-on arrêter de nous prendre pour des idiots ?
Rien de concret sur une voie possible politique débarrassée du prisme parisien et des alliances électorales habituelles certaines pour les prochaines échéances électorales nationales ou régionales .
C'est du mauvais spectacle !
C'est franchement décevant ... Il ne faut pas s'étonner des scores squelettiques des partis régionaux devenus des partis de témoignages , un alibi pour les formations parisiennes hélas pour dire que le Breton(ne)s ne demandent rien au regard des scores électoraux successifs .
La Bretagne crève de ses pratiques .
Quid de la langue bretonne et de notre culture quasi moribondes et du dossier de la réunification de la Bretagne !
Le néant ! Une audience qui se réduit parmi la population hélas , en somme aucun résultat .
Je suis consterné .
L'HUÎTRE ET LES PLAIDEURS
Un jour deux Pèlerins sur le sable rencontrent
Une Huître que le flot y venait d'apporter :
Ils l'avalent des yeux, du doigt ils se la montrent ;
A l'égard de la dent il fallut contester.(2)
L'un se baissait déjà pour amasser (1) la proie ;
L'autre le pousse, et dit : Il est bon de savoir
Qui de nous en aura la joie.
Celui qui le premier a pu l'apercevoir
En sera le gobeur ; l'autre le verra faire.
Si par là on juge l'affaire,
Reprit son compagnon, j'ai l'oeil bon, Dieu merci.
Je ne l'ai pas mauvais aussi,(3)
Dit l'autre, et je l'ai vue avant vous, sur ma vie.
Eh bien ! vous l'avez vue, et moi je l'ai sentie.
Pendant tout ce bel incident,
Perrin Dandin arrive : ils le prennent pour juge.
Perrin fort gravement ouvre l'Huître, et la gruge, (4)
Nos deux Messieurs le regardant.
Ce repas fait, il dit d'un ton de Président :
Tenez, la cour vous donne à chacun une écaille
Sans dépens, et qu'en paix chacun chez soi s'en aille.
Mettez ce qu'il en coûte à plaider aujourd'hui ;
Comptez ce qu'il en reste à beaucoup de familles ;
Vous verrez que Perrin tire l'argent à lui,
Et ne laisse aux plaideurs que le sac et les quilles
(^0^)
« Deux tentatives d’intrusion par des militants d’extrême droite »
Qu’en est-il?
« Deux tentatives d’intrusion par des militants d’extrême droite »
Qu’en est-il?