Le 20 juin, 9 H 30 à CARHAIX, nous débattrons de l'autonomie de la Bretagne. Les Gallois et les Ecossais nous montrent le chemin. Comment offrir au système centralisateur et à ses relais habituels, une véritable alternative bretonne? Il s'agit avant tout d'un enjeu démocratique.
Alors que la société France court à sa perte avec un endettement colossal de 3500 milliards, que personne ne songe plus à limiter tant il participe du système, il est temps de prendre nos affaires en main.
La période qui s’ouvre devant nous est passionnante. Pour la première fois peut-être les Bretonnes et les Bretons sont conscients du fait que l’avenir ne peut dépendre que d’eux.
L’autonomie ne fait plus peur. C’est comme si nous avions vaincu l’hégémonie culturelle qui fait de nous de gentils administrés au sein de ce qu’ils appellent « région ».
Or nous ne sommes pas une « région » mais un peuple qui aspire à gérer ses affaires comme n’importe quel autre peuple.
Les Gallois et les Ecossais prennent leurs affaires en main. Et nous Bretons ?
Allons-nous toujours céder aux forces du système qui contrôlent tout depuis Paris, via leurs relais locaux, ou allons-nous enfin songer à leur offrir une alternative ?
Ce système, qui repose sur les réseaux de pouvoir et les vieux partis parisiens, est au bout du rouleau. Il est en faillite morale, spirituelle et financière bientôt. Il déploie ses artifices pour conserver le pouvoir, se veut écologiste mais n’en a cure. Il est prêt à tout récupérer, même les idées neuves, pour perdurer.
Ses grandes valeurs sont chaque jour bafouées pour mieux servir les intérêts des mêmes.
C’est cette faillite morale qui nourrit le vote de protestation RN.
La véritable alternance à cette dérive, ce sont les vieilles nations périphériques et leur force de résilience. Elles représentent une force d’équilibre dont la société ne peut plus se passer aujourd’hui.
C’est la démocratie qui l’exige encore. Il faut plus que jamais rapprocher le pouvoir du peuple. Car c’est au niveau local que vit la démocratie.
Il nous faut tout repenser aujourd’hui.
Le 20 juin prochain à CARHAIX nous en débattrons avec toutes les forces politiques bretonnes. Saurons-nous un jour défendre les intérêts du peuple, comme au Pays de Galles et ailleurs en Europe ?
Venez nombreux, car le vieux monde s’effondre autour de nous et l’avenir n’attend plus que nous.
Y ollivier
auteur
evezhiadennoù (5)
Nos élus ne font pas déjà tout ce qu'ils pourraient faire pour sauver la langue bretonne, alors à quoi bon l'autonomie ?
La Bretagne est une région avec une histoire, plusieurs langues et religions. Elle occupe une situation géographique particulière, possède une infrastructure économique différente de celles d’autres lieux et une certaine diversité dans son unité ( paysages, terre/mer, patrimoines architecturaux etc.) la caractérise. Cela ne suffit-il pas pour revendiquer une autonomie, voire plus? L’Europe des régions est toujours une belle idée, comme une France des régions. Pas besoin d’évoquer un peuple, même une nation. Pas besoin de chimères pour réclamer à l’état jacobin ce qui est dû à cet ensemble. En outre, cette autonomie va ( espérons-le) s’écrire, se développer dans le futur: elle sera ce qu’elle n’a encore jamais été, sans renier ses racines, mais sans oublier que le passé est d’abord narration.
F. Labbe
Ou cavaliers seuls ? Molac, Troadec, UDB etc.
Comment peut être crédibles auprès de nos concitoyens ??? Et toujours aucune absence de stratégie unitaire...