

La convention de Faisons Bretagne (partie 1)
Réalisation : Kaouenn.bzh pour Faisons Bretagne – 557 vues
La convention de Faisons Bretagne s’est tenue le 3 octobre 2026 à Pontivy.
Cette vidéo présente l’introduction de Guillaume Robic, maire de Rostrenen, suivie de la première table ronde consacrée à l’autonomie et au fédéralisme.
Participent à cette table ronde, de gauche à droite : Véronique Bertile, maîtresse de conférences en droit public ; Gilles Simeoni, maire de Bastia et président du Conseil exécutif de Corse de 2015 à 2026 ; Jean-Louis Borloo, ancien ministre ; en visioconférence, Stéphane Lenormand, député de Saint-Pierre-et-Miquelon ; puis Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne.
La convention de Faisons Bretagne (2eme partie)
Réalisation : Kaouenn.bzh pour Faisons Bretagne – 277 vues
Deuxième table ronde lors de la convention de Faisons Bretagne, qui s’est tenue le 3 octobre 2026 à Pontivy. De gauche à droite : Boris Lemaire, maire de Questembert et 1er vice-président de Questembert Communauté ; Sandra Le Nouvel, présidente de la Communauté de communes du Kreiz-Breizh ; Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne ; Patrice Gautier, maire d’Évran. Suivie des conclusions de Paul Molac, député du Morbihan
Alors que la France traverse une période d’instabilité politique, de tensions sociales et de difficultés budgétaires, avec une dette publique qui approche désormais les 3 600 milliards d’euros, des élus des territoires et des personnalités politiques comme Jean-Louis Borloo ou Paul Molac proposent de revoir en profondeur l’organisation de la République. Samedi 3 octobre à Pontivy, Faisons Bretagne avait réuni élus et responsables politiques autour d’une même idée : transférer une large part du pouvoir aux territoires.
« Le système français ne marche plus »
Jean-Louis Borloo n’y est pas allé par quatre chemins. Pour l’ancien ministre, il ne s’agit plus d’ajouter une nouvelle couche à la décentralisation française mais de revoir l’organisation du pays. Il met en cause l’accumulation des normes, des contrôles, des administrations et des niveaux de décision. Logement, santé, agriculture, éducation : personne ne sait plus clairement qui décide, qui finance et qui est responsable.
Sa proposition est radicale : redéfinir qui fait quoi. Borloo rappelle que le général de Gaulle avait, selon lui, « anticipé » cette nécessité dès 1969, avec son projet de réforme régionale. À l'État les fonctions régaliennes et les grands enjeux stratégiques, aux territoires tout le reste. Prenant la Bretagne comme exemple, Borloo estime qu’elle devrait pouvoir légiférer en matière de logement, d’urbanisme, d’éducation, d’écologie, de gestion du sol et du sous-sol ou encore de formation professionnelle : « Que la Bretagne légifère », dit-il, évoquant un Parlement et « un petit gouvernement de Bretagne ».
Pour l’ancien ministre, la Corse a ouvert la voie. S’adressant à Gilles Simeoni, il lui lance : « Vous avez été le bateau pilote à l’entrée du port. Merci d’avoir fait bateau pilote. »
Borloo dénonce une société organisée autour de la méfiance et du contrôle et remonte aux origines historiques du centralisme :
Il faut bien comprendre que le centralisme est une organisation militaire. La France est un pays qui a été organisé militairement avec 2 % d'une classe d'âge qui savait lire et écrire »,[...] Aujourd'hui 92 % des Français savent lire et écrire. Ça n'a aucun sens. L'intelligence collective prime. - Jean-Louis Borloo
Il résume d'une autre formule la permanence du jacobinisme : « On a le même modèle mental que Robespierre. » À ses yeux, ce système repose sur la méfiance : l’administration contrôle les collectivités, les collectivités doivent demander des autorisations et chacun contrôle chacun. À l’inverse, il appelle à reconstruire une « organisation de la confiance », avec des responsabilités clairement attribuées. « C’est le peuple de France dans sa diversité qui doit se reprendre en main, se faire confiance et se réorganiser », affirme-t-il.
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Gilles Simeoni : « changer la Constitution plutôt que demander au peuple corse de disparaître »
Le maire de Bastia Gilles Simeoni a apporté l’expérience corse à ce réquisitoire contre le centralisme. Depuis 2015, rappelle-t-il, les nationalistes ont remporté plusieurs élections en Corse et choisi de porter leurs revendications par la voie démocratique. Pourtant les gouvernements successifs ont longtemps refusé d’ouvrir une véritable discussion sur l’autonomie et en ce qui concerne la loi votée par l'Assemblée nationale, il n'est pas certain qu'elle soit adoptée par le Sénat.
Gilles Simeoni a dénoncé cette absence de démocratie : si l’on demande à un mouvement politique d’abandonner la violence et de passer par les urnes, encore faut-il ensuite tenir compte du résultat de ces urnes. Faisant allusion à la loi votée qui refuse la notion de peuple corse il déclare : « Si une Constitution ne permet pas de reconnaître un peuple, il vaut mieux changer la Constitution que de demander au peuple de disparaître. »
Il récuse encore une fois l’idée selon laquelle l’autonomie conduirait mécaniquement à l’indépendance. Il cite plusieurs territoires européens où elle aurait au contraire apaisé les relations avec l’État central. À l’inverse, le blocage institutionnel peut, selon lui, renforcer l’indépendantisme.
L’État sur le banc des accusés
La seconde table ronde a quitté le terrain constitutionnel pour celui des expériences vécues. Plusieurs élus ont raconté leurs confrontations avec les administrations de l’État. Dans la salle, certains de ces récits ont provoqué l'indignation.
Patrice Gautier, maire d’Évran, a raconté le dossier de l’hôpital Dinan–Saint-Malo. Pendant plusieurs années, explique-t-il, les élus locaux ont été écartés du dossier au motif que la santé ne relevait pas de leur compétence. Puis le projet a été remis en cause et Loïg Chesnais-Girard a évoqué un trou de 300 millions d’euros qu’il aurait alors été demandé aux collectivités de contribuer à combler. Le président de la région administrative résume la contradiction : l’État explique aux collectivités qu’elles ne sont pas assez « grandes et matures » pour gérer la santé, puis leur demande de contribuer lorsque le financement du projet ne tient plus. « Il est grand temps de nous passer la main, y compris sur ces sujets-là », conclut-il.
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Sandra Le Nouvel, présidente de la communauté de communes du Kreiz-Breizh, a raconté un autre conflit. Avec les élus locaux, elle s’était opposée à un projet agrivoltaïque portant sur plusieurs dizaines d’hectares. Malgré leur avis négatif, le préfet a finalement autorisé le projet. « Ça, c’est une intrusion à l’autonomie des territoires. »
Chesnais-Girard interpellé sur son bilan
À la fin de la première table ronde, l’animatrice a directement interpellé Loïg Chesnais-Girard sur ce qu’il avait concrètement obtenu pour l’autonomie de la Bretagne, au-delà des déclarations et des votes.
Le président du Conseil régional a rappelé le vote de l’assemblée régionale en faveur de l’autonomie et le rapport remis ensuite à l’État. « Elle a dû caler une armoire quelque part ou elle a dû l’oublier à la gare. On n’a jamais eu de réponse », a-t-il ironisé.
Le vœu « pour une Bretagne autonome dans une République des territoires aux fondations démocratiques fortifiées » avait été adopté par le Conseil régional le 8 avril 2022. Il demandait notamment l’ouverture de discussions avec l’État sur un modèle d’autonomie comprenant une part de pouvoir législatif et réglementaire. Le rapport issu de ces travaux a ensuite été remis en mains propres par Loïg Chesnais-Girard à la Première ministre Élisabeth Borne, le 28 septembre 2023 à Saint-Malo. Trois ans plus tard, selon le président de Région, aucune réponse n’a été apportée.
Chesnais-Girard a néanmoins défendu la nécessité d’aller désormais plus loin : « Il faut que les territoires prennent le pays », a-t-il déclaré, inscrivant cette évolution dans le cadre de la République et de l’Europe.
Il a également abordé la réunification de la Bretagne. Évoquant « Bretagne 5 », il estime que le dossier devra notamment avancer en Loire-Atlantique : « Il va falloir qu'effectivement en 2028, que les élus qui vont aller au Conseil départemental de Loire-Atlantique et les élus qui vont aller au Conseil régional des Pays de la Loire se mobilisent plus que les élus de Bretagne qui, effectivement, sont à peu près d'accord. » Il a également plaidé pour que les citoyens puissent se prononcer par une consultation.
Molac : « autonomie fiscale, réglementaire, législative »
Dans son intervention de clôture, Paul Molac a résumé en trois mots l’objectif politique de Faisons Bretagne : « Autonomie fiscale, réglementaire, législative. » Le député du Morbihan précise qu’il n’est pas indépendantiste et inscrit la Bretagne dans les ensembles français et européen. Mais il a revendiqué explicitement l’existence d’un peuple breton : « Nous sommes un peuple, peuple breton, partie intégrante du peuple français. »
Pour lui, l’autonomie n’est seulement comme un droit découlant de la singularité bretonne, mais comme une réponse à la crise de fonctionnement de l’État français. « Cette autonomie, elle est légitime pour nous parce que nous sommes différents, mais elle est légitime pour tout le monde parce que ça va améliorer tout simplement l’administration. »
Vers un « appel de Pontivy »
La journée a finalement débouché sur une proposition politique. Jean-Louis Borloo a appelé des présidents de région, anciens ministres, maires, députés et sénateurs partageant ce constat à se réunir pour porter ensemble une réorganisation territoriale de la France. « Ça s’appelle l’appel de Pontivy », lance-t-il. Paul Molac a repris l’idée dans sa conclusion. Le texte n’existe pas encore : il reste à rédiger collectivement. L’objectif annoncé est en revanche clair : le présenter aux candidats à la prochaine élection présidentielle et leur demander de se prononcer. La présidentielle sera suivie des législatives. Or, rappelle Molac, une véritable autonomie législative nécessiterait une modification de la Constitution puis une loi organique.
A Pontivy hier, c’est l’architecture même d’un État français construit depuis deux siècles autour de Paris qui a été mise en accusation, avec en face une proposition : rendre aux territoires le pouvoir de décider.
evezhiadennoù (54)
Comme l'a défini la commission de la réforme régionale de 2009.
Toute loi votée organisant l'Autonomie régionale sera annulée. En l'état du droit constitutionnel, l'actuelle et bénéfique agitation ne débouchera sur rien.
Pour que l'Autonomie des régions puisse advenir, il faudrait qu'un gouvernement favorable obtienne dans chaque assemblée le vote d'un même texte prévoyant une réforme constitutionnelle, soit à Versailles (3/5e), soit par référendum.
Le moins est que cette perspective semble lointaine, sauf si une nouvelle assemblée élue en 2027 était majoritairement pour l'organisation de la France selon des Autonomies régionales (Cf. : nos voisins.).
Mais l'Autonomie régionale acquise serait sans effet pour la Réunification de la Bretagne !
Je porte un prénom composé. Un premier prénom puis un deuxième prénom, les deux étant séparés (ou reliés, au choix) par un trait d'union. Cela, dans la vie courante depuis ma naissance.
Du temps de la CNI papier (avant l'informatisation à grande échelle), mon identité officielle comportait le prénom composé. Parfois aussi le double prénom sans tiret (carte Sécu, informatisée).
Puis est arrivée l'informatique généralisée. Et là, du jour au lendemain, lors d'un changement de carte : refus net de mentionner le double prénom (avec ou sans tiret). Rien à négocier ni à entendre ! Blocage total ! Seul mon premier prénom est accepté...
Je dois préciser ici que l'État civil, à ce moment-là, ne comportait pas de tiret.
Devant tant de bêtise, de mauvaise foi, et disons-le d'offense à la personne, et anticipant des ennuis administratifs graves dans le futur, je suis passé par la voie juridique. Tribunal des affaires familiales. Dossier avec témoignages variés et pièces diverses ou administratives à l'appui. Avocat obligatoire.
Au final, État civil modifié. Puis nouvelle carte CNI informatisée (avec le prénom composé, comportant un tiret). À partir de là, tout le reste suit.
Bilan du sketch : deux ans d'obstination, plusieurs centaines d'euros.
Je pourrais aussi parler de l'apostrophe. Mais là, c'est vraiment très (trop ?) compliqué. Voire, une mission impossible.
Humble satisfaction : une petite victoire sur la République aveugle (ou les employé(e)s qui la représentent, parfois), ce n’est déjà pas si mal.
Et dans mon cas, cela va avec le plaisir de voir cette modification effectuée en Bretagne.
Dre an afer-se on bet ganet e Breizh, en ur mod. Hep marc'hatañ !
l'un en Bretagne et un autre dans les salons parisiens.
L'absence d'intervention sur la nécessaire réunification avec une Loire-Atlantique puissante et respectueuse des autres pays bretons est effectivement grave.
Rappelons qu'en 1969, M. Debré voulait nous faire entériner la région Pays de Loire et la suppression du Sénat, deux sujets qui ont entraîné le départ de De Gaulle.
Rien n'est dit sur la pléthore de hauts fonctionnaires, inamovibles, qui restent en place, après un défilé de ministres...
Faisons Bretagne doit rejoindre Bretagne Majeure...
Originaire de Douarnenez et vivant à Saint-Nazaire, je suis très attentif à une organisation politique bretonne unitaire, pour les prochaines élections.
Créons un bel événement en 2027 rassemblant les organisations bretonnes et les jeunes lors de journées manifestations.
Sortir de la réunionite en petit comité.
Évidemment qu'il sera petit, puisqu'il manquera la Loire-Atlantique !
Ces nationalistes ont gagné la légitimité démocratique par les votes de la population.
Qu'en est-il en Bretagne ?
Vous avez la réponse.
Je ne porte ici aucun jugement sur la nature des combats en question, mais le fait évident est que le résultat en est... le fruit !
J'ajoute ci-dessous un extrait d'un commentaire sur une forme « d’indépendance », écrit et mis en ligne le 25/26/08/2026…
« Ce qui déjà doit/devrait aussi interroger le peuple concerné sur ceux qui se disent serviteurs de ses intérêts, qui accepteraient une « autonomie », ainsi octroyée sans beaucoup d’effort après des années, des décennies et des siècles de collaborations et de soumissions dans les chambres, antichambres et couloirs des châteaux de ce « maître ». Ceci dit, bien sûr, si un jour quelconque plus ou moins lointain, cette autonomie inconsistante pourrait être laissée comme un os sur lequel les chiens se jetteraient… ».
Pour quel résultat ?
L'écrasante majorité des Français préfère actuellement leur département aux régions.
Pour 3 raisons principales :
- l'antériorité historique par rapport aux régions administratives, la stabilité
- la proximité, surtout pour des régions immenses.
- Et (peut-être surtout), une identité historique/géographique souvent plus forte au niveau d'1 ou 2 départements qu'au niveau des immenses régions. Exemple : Catalogne 66, Savoie (73, 74), Flandres (59), mais aussi Touraine, Ardennes, etc. c'est moins artificiel dans la majorité des cas. Nous, on ne voit que la Bretagne (où il y a aussi quand même de vraies nuances linguistiques et géographiques d'un bout à l'autre, mais cela ne correspond pas du tout aux départements), mais ailleurs, bien souvent le département l'emporte largement sur les régions sur la cohérence à tout point de vue (géographique, cohérence économique (ville-campagne par exemple), historique, linguistique, etc).
Sinon, ça fait des années que le discours pour « dégraisser le mammouth » en « rationalisant » avec des « chocs de simplifications » a été dit et redit.
Au vu de l’état des finances de la collectivité de Corse, c'est mal parti pour plus de responsabilités... quoique ça ressemble beaucoup à la gestion de la région Pays de la Loire qui a bien foutu le boxon en supprimant les subventions aux associations sous prétexte d'économies (sympa les manifs toutes les fins de semaines) pour après arroser ses copains et creuser le déficit.
Le jour où les impôts locaux diminueront (chose extrêmement simple), ces gens auront une once de crédibilité.
L'élection présidentielle va être un séisme politique, un des extrêmes prendra le pouvoir.
2/3 des voix avec le Congrès, acte final pour valider celle de la Corse pour obtenir une autonomie de surcroît, c'est un défi de taille quand on sait les soupçons politiques qui pèsent sur les minorités et peuples de France.
Rien qu'en 2014, d'avoir écarté la réunification de la Bretagne est un exemple parlant du pouvoir parisien à ne pas répondre à des demandes répétées et réparatrices pour les citoyens du pays ; culturellement, la Bretagne existe mais la reconnaissance est absente et totale.
Pour ma part, je n'y crois plus... le 26 octobre prochain, la Corse aura une réponse, laquelle avec le Sénat ? Peu probable que les Corses soient entendus, hélas.
D'autre part, la population est exaspérée, pressurisée par les impôts, taxes, contributions...
Ça va mal finir, l'angoisse et la colère montent, la France aurait dû conduire des réformes de fonds et assurer une justice sociale en dépensant mieux, chacun le sait désormais.
Il faudrait appuyer sur le « bouton d'urgences » pour se redresser, la France en a besoin.
Ça n'en prend pas le chemin. En 1969, Ch de Gaulle avait vu juste mais les pensées des Français étaient ailleurs, l'affrontement droite-gauche habituel pour parvenir au pouvoir.
Dizeur eo !
L'élection présidentielle va être un séisme politique, un des extrêmes prendra le pouvoir.
2/3 des voix avec le Congrès, acte final pour valider celle de la Corse pour obtenir une autonomie de surcroît, c'est un défi de taille quand on sait les soupçons politiques qui pèsent sur les minorités et peuples de France.
Rien qu'en 2014, d'avoir écarté la réunification de la Bretagne est un exemple parlant du pouvoir parisien à ne pas répondre à des demandes répétées et réparatrices pour les citoyens du pays ; culturellement, la Bretagne existe mais la reconnaissance est absente et totale.
Pour ma part, je n'y crois plus... le 26 octobre prochain, la Corse aura une réponse, laquelle avec le Sénat ? Peu probable que les Corses soient entendus, hélas.
D'autre part, la population est exaspérée, pressurisée par les impôts, taxes, contributions...
Ça va mal finir, l'angoisse et la colère montent, la France aurait dû conduire des réformes de fonds et assurer une justice sociale en dépensant mieux, chacun le sait désormais.
Il faudrait appuyer sur le « bouton d'urgences » pour se redresser, la France en a besoin.
Ça n'en prend pas le chemin. En 1969, Ch de Gaulle avait vu juste mais les pensées des Français étaient ailleurs, l'affrontement droite-gauche habituel pour parvenir au pouvoir.
Dizeur eo !
C'est d'autant plus étrange après la pétition de Bretagne Réunie (+ de 10 % du corps électoral du 44 !!) et une oreille médiatique importante sur ce sujet de 2010 à 2022-2023 environ.
Là, on sent un basculement net. Je pense qu'au fond ces élus locaux (je ne parle pas là de Borloo) ne sont même pas réellement favorables à l'autonomie. C'est un moyen de diversion, un peu pour exister médiatiquement, faire des colloques sans lendemain, et aussi, je pense, précisément pour éviter la fusion B4-PdlL qui, en réalité, est la principale voie, étape disons, vers une Bretagne réunifiée et une reprise en main par rapport à Paris à terme (voie fédérale ou autonomie B5 à terme).
Derrière les faux-nez (à part pour une minorité sincère sur les motivations) que sont l'histoire et la culture, la véritable motivation est économique.
Pour se donner les moyens d'une autonomie en capacité de financer ses programmes, la Bretagne a évidemment besoin de la Loire-Atlantique qui représente entre 40 % et 50 % des chiffres B4 en matière démographique (avec un solde naturel positif), emplois (privés), PIB...
L'économie, c'est également l'argument des partisans des Pays de la Loire. Que serait la Vendée, Mayenne sans ce morceau de Bretagne ?
N'importe quel peuple ou territoire réclamerait son dû... Nantes, c'est une bonne partie de l'Histoire de la Bretagne. Comment faire sans ?
Les archives du Duché y sont, par exemple, massivement entreposées...
L'argument économique est aussi repris par ceux qui nous maintiennent séparés.
Lorsqu'il y aura la réunification des 5 départements bretons dans la Région Bretagne (enfin !), tous les points vont s'aligner correctement :
- Culturels et historiques, évidemment.
- Enfin, le respect de la Bretagne dans sa dimension exacte, respect du peuple.
- Économies : arrêt du gaspillage des fausses régions.
- Économiques : les 5 départements bretons vont pouvoir travailler ensemble sans complications administratives.
Et le tout sans « attenter à la vie » de la France.
La démocratie, c'est le respect des peuples.
La réunification, c'est réparer une injustice et remettre les territoires à leur place.
Non seulement ils ne feront rien, mais ils seraient très inquiets s'il était question de changer quoique ce soit aux limites de la Bretagne.
Et le fédéralisme, c'est un plus un vœu pieux, qui, en tous les cas, quoiqu'il arrive, renforce (rien que le fait d'en parler) leur pré carré...
Quand on est breton ou qu'on respecte la Bretagne, on ne dit pas : « revoir les limites de la Bretagne » pour parler de la B4 = région française faite par Paris.
On dit « revoir les limites de la Région Bretagne » (petit b pour B4).
La Bretagne faite par les Bretons a disparu en 1789 avec ses limites (9 pays ou 5 Dprts) fixées pour toujours.
Si l'on veut convaincre, il faut être précis.
Comme l'ont fait d'autres peuples.
Surtout ne pas se chamailler entre « confettis » politiques bretons et égos bretons surdimensionnés.
En pays nazairien, je suis disponible pour aider à structurer ce GPB.
Cela fait plus d'un demi-siècle que je suis pour la mise en place d'un gouvernement breton. Pas besoin d'attendre que ce soit Paris ou les relais en Bretagne.
Comme d'autres mouvements bretons dans le passé : Diwan, Kendalc'k, Bas, etc.
Créons cela cet hiver.
Nota : où en est le MAB là-dessus ?
Relancer ce projet.
- Bien sympathique de refaire le monde à la mode parisienne autour d'un verre.
- Je comprends M. Borloo dans une certaine mesure : je suis moi-même pour un petit gouvernement parisien !
Un État fédéré incluant l'autonomie financière est plus équitable et efficient pour un pays comme la Bretagne.
C'est un discours simpliste que l'on entend pour poser encore des conditions.
Les riches et les pauvres, c'est de la faute de la République qui n'a pas fait son travail d'équilibrage et de péréquation.
Nous, Bretons, demandons la Réunification des 5 départements bretons SANS condition CAR c'est une réparation de l'histoire et le signe que la France serait une démocratie respectueuse de nos peuples, langues et libertés.
Au risque de me répéter par rapport à mon commentaire du 8 octobre, l'un des objectifs majeurs de la revendication de réunification est, bien sûr, la puissance économique qui résulterait du passage de B4 à B5.
Vous reprenez la motivation principale des régions qui, en Europe, revendiquent plus d'autonomie, voire l'indépendance, que sont, notamment, la Catalogne et l'Italie du Nord : le refus de la solidarité avec les régions les moins favorisées.
S'il fallait réparer l'histoire, la France devrait restituer l'Alsace à l'Allemagne, Nice et la Corse à l'Italie...
La France et l'Europe se sont constituées par agrégations successives de territoires suite à des guerres, des alliances matrimoniales intéressées...
Vu la situation actuelle, vous ne pensez pas que nous avons d'autres priorités que de revenir à une époque révolue, quelles qu'en soient les raisons ?
La puissance : pas écrite et c'est un truc de « bonhomme » et je n'ai jamais approuvé cet « argument » (bien que mâle).
Indépendance : pas écrit dans l'article. Utilisé par les anti-Bretons pour clore le débat de suite.
Ce que l'on veut, c'est des régions cohérentes, respectueuses de l'histoire des peuples de France, que l'on soit pauvres ou riches, solidaires ou pas, rien à voir. La même chose que pour les femmes libres, autonomes, à respecter.
C'est l'État français qui a détruit les solidarités en s'attaquant aux Parlements et aux communautés constituées : Église, Provinces, métiers, femmes, langues, pluralité politique (uniquement du jacobin) ... tout contrôler.
J'ai écrit "puissance économique", celle qui permet le financement de l'autonomie des collectivités.
Cette puissance économique serait donc un signe de masculinisme (toxique tant qu'on y est).
N'importe quoi !
Bez ez eus ur bed rakwelet e ziazez war ar bedeladur evel ma glask en ober Europa ; an hini hi deus kudennoù e-leizh er mare-mañ... ha skoet gant-se ul lodenn vat eus galloud ar binvidien a gavfe brav bezañ mistri ar bed koulskoude : tenn ar ra d'an ti plouz c'hwezhet gant ar bleiz (gant un harz kentoc'h neketa !). War lec'h ez eus tud bourc'hizien anezho c'hoazh o doa kemeret plas an noblañsou da vare dispac'h droch ar C'hallaoued ha gant se c'hoariet diwar goust ar paour keiz Yanned ; Ar-se zo e-barzh an ti koad hejet-dihejet kenti kenta gant Europa hag ar vrientinien en he fenn... anv ez eus eus distrujadenn ar stadoù broadel... Er fin en em gaver dirak an trede ti, an hini kreñvañ dre e dalvoud ha ken solut hag ur voger mein... un ne grenn ket dirak ar bleiz. Hennezh zo hini ar pobloù a zo Bro Naoned en o zouez o vezañ ma'z eo ul lodenn Istorel Breizh enni ur c'halz hag en em sant Breton...
La fusion aurait eu lieu en 2014, la Vendée et/ou la Sarthe seraient, à mon avis, en trop de supplier actuellement de recréer les PdlL ou pour quitter cette région...
Ces gens nous abusent. Qui oserait défendre l'autonomie de la Bretagne historique en la reconstituant, de même que faire sortir l'Alsace du Grand Est pour accorder l'autonomie à celles-ci ?
La Corse va-t-elle voir le processus aboutir ?
J'en doute aussi, hélas pour eux.
Ce que je sais pour nous, Breton(ne)s : les Pays de la Loire doivent disparaître et sortir de l'histoire ; nous devons chasser de notre mémoire cet avatar de divisions.
Nous sommes un peuple, nous devons réclamer des droits et la liberté de Bretagne. Il y a un particularisme breton et il n'est pas mort, loin de là. Au contraire.