le trait d'ironie employé par le président de la région Bretagne : « Qu’ils en profitent pour rattacher la Loire-Atlantique à la Bretagne ! » traduit ce que j'appellerai la force du système de pouvoir. Ce système ne repose que sur l'allégeance de nos grands élus qui font semblant. La vraie démocratie commande le respect des peuples et non celui des grandes régions construites pour maintenir le système. Notre président de région a choisi son camp depuis longtemps.
« Qu’ils en profitent pour rattacher la Loire-Atlantique à la Bretagne ! » C’est par ce trait d’ironie que Loïg Chesnais-Girard a renouvelé son opposition marquée dans le journal Ouest-France à la voie législative empruntée pour redonner vie à l’Alsace. Il avait trouvé ça « aberrant » deux jours plus tôt, ce qui restera une faute politique majeure. Comment peut-il reprocher aux élus Alsaciens d’avoir avancé pour l’Alsace, lorsque la Bretagne historique reste en rade ?
Si nous voulons réunifier la Bretagne, ce n’est pas avec le refus de la région des Pays de la Loire que nous allons réussir. On ne demande pas à une dinde si elle est d’accord avec la fête de Noël, disait Patrick Mareschal il y a quelques années. Pour redonner vie à l’Alsace et réunifier la Bretagne, il faut une loi spéciale expression d’une volonté politique forte pour passer outre au refus des collectivités concernées sur la base du fameux article L 4122-1 du code général des collectivités territoriales.
C’est d’ailleurs le sens de la proposition de loi Molac qui n’a pas pu prospérer.
C’est moins le personnage politique Chesnais-Girard que je souhaite ici critiquer que le système que nous affrontons depuis si longtemps et qui ne veut pas de la réunification.
En 2015, nous n’étions pas loin de réussir, mais le système s’est ressaisi et les députés socialistes se sont mis d’accord sur le dos des Bretons en faveur du statu quo. Au moment ultime, les Bretons n’ont pas pu remporter la bataille, pour une raison simple : ils n’ont pas osé mettre le Parti socialiste en face de ses responsabilités. Un jour sans doute, j’y reviendrai de manière précise.
Ce que j’appelle système, c’est le système de Pouvoir reposant sur la pensée d’Etat considérant que le peuple breton n’a pas d’existence puisqu’il est contraire aux fondations constitutionnelles. Et si notre peuple n’existe pas, au nom de quoi pourrait-on justifier la réunification ?
Ce sont les socialistes qui nous ont mis dans cette panade en 2015. Et ce sont encore les socialistes qui ont bloqué au Conseil départemental de Loire-Atlantique l’extraordinaire pétition des 105 000 lancée par Bretagne réunie.
Les grandes régions dénuées d’âme que Loig Chesnais-Girard entend ainsi protéger et qu’il nomme « territoires » ne sont que l’expression des peurs jacobines, de la bêtise administrative et surtout de l’intérêt du système. C’est un échec cuisant.
Plus que jamais, il nous faut penser la démocratie dans sa dimension humaniste consistant à respecter les peuples et les appartenances identitaires.
Loig Chesnais-Girard est le pur produit de ce système. Il a hérité de la région Bretagne administrative de Le Drian, et s’y sent comme un poisson dans l’eau. Plusieurs mois auparavant, il avait cosigné un communiqué des présidents de région affirmant que l’heure n’était plus au redécoupage !
Comme beaucoup d’élus, Loig Chesnais-Girard vit et pense 4 départements, comme l’indique encore le projet d’IGP dédiée au vin breton des 4 départements de la région administrative. La Loire-Atlantique présente peu d’intérêt à ses yeux.
Il y a trois ans, Koun Breizh lui demandait son appui pour sauver le manoir du dernier secrétaire du duc de Bretagne, à Bouvron, Loire-Atlantique. « Je ne suis pas compétent en Loire-Atlantique, avait-il répondu ! » Le manoir a été détruit !
Demandons-nous pourquoi les Alsaciens avancent et pas les Bretons ? Nos élus ne sont pas là. Ils sont au chaud dans le système. On aurait pu concevoir que la proposition de loi Molac fût soumise au vote pour autoriser une consultation et réunifier enfin la Bretagne. Des centaines de milliers de personnes l’attendent avec impatience, de l’autre côté du mur… La proposition de loi est restée en rade faute de soutien politique.
Depuis l’étude d’impact publiée en catimini début 2024 par la région Bretagne et le département de Loire-Atlantique sur les conséquences de la réunification, il ne se passe plus grand-chose.
Or on peut toujours agir. La politique c’est aussi l’art des initiatives fortes. Il y a de cela quelques années, le Président du Conseil départemental Patrick Mareschal avait proposé à la région Bretagne d’organiser une session conjointe des deux assemblées. Le Drian n’avait pas donné suite à l’époque en excipant de l’illégalité d’une telle session. Il y aurait tant de choses à initier pour réunifier notre vieux pays…
Comment faire exister un problème démocratique dans l’espace public lorsque les grands élus se taisent ? Les associations qui oeuvrent depuis des années se sentent parfois un peu seules.
Tant que nos élus ne prendront pas à cœur de défendre la Bretagne, rien n’avancera s’agissant de nos langues comme de l’unité de notre vieux territoire et plus largement de nos intérêts fondamentaux.
Loig Chesnais-Girard incarne le renoncement breton. Je l’avais déjà dénoncé dans la « lettre à ceux qui ont renoncé à la Bretagne ». Ce n’est pas avec lui que la Bretagne s’émancipera. Il porte un masque et fait semblant, accordant par là même, une légitimité bretonne au système centralisateur.
Le système centralisateur a toujours besoin du soutien de ses victimes et d’un verbe décentralisateur pour « faire démocratie ». Centralisme et décentralisation sont les deux faces de la même médaille, pour que rien ne change.
Le terme décentralisation ne veut plus rien dire. Et si rien ne change, demain, ce sera le terme « autonomie » qui ne voudra plus rien dire tant il aura été récupéré et désamorcé par les forces du système.
Pour s’émanciper, il faut être capable de bousculer le système et d’écrire les deux mots essentiels : « peuple breton ». C’est un préalable à proclamer sans relâche, car de là dépend tout le reste. Si un peuple n’en est pas un, à quoi bon son autonomie ? A quoi bon réunifier son territoire ou prétendre qu’il s’exprime dans une vraie langue ? On cherche désespérément ces deux mots dans le rapport sur l’autonomie remis au Premier Ministre Borde. Il n’a pas reçu la moindre réponse. Les Corses n’ont pas cette frayeur et ils avancent.
Et pourtant le système est malade, au bout du rouleau. Il ne repose plus que sur l’endettement. Pour que nous retrouvions nos droits, il suffirait que nos élus cessent de s’en faire les premiers défenseurs, le plus souvent, hélas, par intérêt personnel.
La Normandie est réunifiée. L’Alsace relève la tête. Les Basques et les Corses sont en train de sauver leur langue. Et les Bretons restent sur le quai.
Ils ont surtout perdu huit années. On va repartir pour un nouveau mandat ? Bien sûr il promettra beaucoup de choses à commencer par l’autonomie. Mais qui va le croire encore et surtout pourquoi faire ?
Yvon Ollivier
auteur
evezhiadennoù (67)
Anéantir toute identité, c'est leur raison d'être.
Et puisque la Bretagne est tronquée, alors tronquons la Loire-Atlantique en obtenant le rattachement de l'arrondissement de Saint-Nazaire. Si cela ne pose pas de problème de tronquer la Bretagne, pourquoi cela en poserait-il un s'agissant de la Loire-Atlantique ?
L'Alsace est bien minoritaire dans le Grand-Est, région qui part de l'île de France jusqu'à l'Allemagne. C'est tout de même différent du cas d'une fusion pour la Bretagne.
Mais si, c'est une Région comme la B4, le Centre -Val de Loire ou la Normandie.
La question n'est pas de savoir si les Pays-de-la-Loire sont favorables à la langue bretonne (la situation dans le 44 est meilleure que dans le 35), si il y a une Histoire etc
Comment la Normandie a obtenu sa réunification ? Par une fusion de deux Régions organisée depuis Paris. Là le 44 en 235 d'existence, c'est simple : aucun vote pour demander à l'Etat de reformer la Bretagne sous forme d'une Région de 5 départements ou sans départements.
Donc quand l'Etat réduit le nombre de Régions par deux, que la Normandie est réunifiée par une fusion, et bien c'est compliqué de demander le "rattachement" du 44 si celui-ci ne fait aucun vote en ce sens.
Je vous le dis tout net : nous nous orientons vers un très long statut-quo, avec potentiellement dans le futur un Grand-Ouest qui sera plutôt une sorte d'inter-région avec les Pays de la Loire, la Normandie, voire le Centre-Val-de-Loire. Nous aurons le pire du pire.
Une fusion, avec un front breton ensuite pour défendre nos intérêts, en particulier culturel, c'était possible. Alors que là c'est le gros ronron où rien ne se passe, on croit que le 44 peut faire sécession comme cela, par un coup de baguette magique d'un gouvernement depuis breton. Même un breton favorable à la réunification à l'Elysée ne pourra rien faire si le 44 est contre (je parle des élus, réelus indéfiniment).
Le pouvoir d'un président est tel qu'il peut réformer tout le système régional comme Hollande l'a fait.
Ce n'était pas à son programme. C'était un caprice parce qu'il ne faisait rien, en dehors du Mariage pour Tous, et qu'il voulait laisser une empreinte autre que sociétal à son mandat.
Il s'est dit que ça valait bien autre chose. Il y en a eu pourtant des élus départementaux et régionaux vents debouts.
Résultat ? Petit doigt sur la couture du pantalon.
Les élus départementaux ne sont que des pions, avec bien moins de pouvoir que les préfets (et ça ne va pas aller en s'arrangeant).
La Bretagne se distingue par son ancrage a gauche ou socialiste et ce n'est pas sans conséquences sur ces questions. La question de l'identité est un profond sujet de crispation idéologique à gauche. Plutôt a éradiquer.
Si un parti s'emparait de ce sujet sérieusement pour répondre aux populations qui veut une Bretagne unie , il aurait du succès , un vrai projet culturel breton et le reste ....
Mais pour cela il faut s'affirmer et donner un cap .
Du point de vue français (La Convention, DALADIER puis PÉTAIN), l'évéché de Nantes devenu département de Loire - Inférieure puis de Loire Atlantique ne doit surtout jamais apparaître comme une ancienne prise de guerre bretonne sanctionnée par des Traités de DIP, mais comme français n'ayant jamais cessé de l'être. Alors l'État fit et fait tout son possible en ce sens même si épisodiquement un mauvais débat échoue sur le ressort de la Cour d'Appel de Rennes.
De 845 à 1477, l'État Breton vainqueur est dans son territoire souverain selon les Traités de DIP malgré l'incessant harcèlement pratiqué par la France ;
De 1532, soit l'annexion de la Bretagne par François Ier, à "la Nuit du 4 août" 1789, l'État Français respecte très péniblement (Bonnets Rouges) les droits de la province conquise et occupée.
Depuis 1789 et la fin des Corps intermédiaires dont les provinces, il n'y a plus que l'État de toutes les manières et à tous les étages du système dit "républicain", même s'il n'hésite pas à se proclamer "pays des Droits de l'homme" totalement hostile à l'uchronique DIP. Il est assez plaisant de constater que ce faisant, l'État Français qui supprime unilatéralement les Corps intermédiaires dont l'Édit royal d'annexion de 1532, rétablit la Bretagne souveraine et occupée dans son territoire historique.
Abominablement spoliée par François Ier, Renée de Bretagne, de France et de Ferrare, fille de Anne, a des descendants.
Dans la période récente, de pseudo "contrats - régions" entre l'État et la Bretagne pas réunie ne furent jamais respectés par le prédateur.
Aujourd'hui, le Président LCG disant : « Qu’ils en profitent pour rattacher la Loire-Atlantique à la Bretagne ! », ne fait que signifier sa totale soumission et celle de la Bretagne devenue région de l'État jacobin. Manière de suggérer que quelque soit le territoire breton consenti par l'État à sa conquête, lui serait encore là pour accomplir le job imposé depuis Paris. Ainsi, de la Bretagne toujours soumise au DIP qui la libèrerait au moins par un accès à l'autonomie dans son territoire historique, il n'est pas question, mais simplement de la volonté étatique et de ses relais qui persistent à nier le droit.
Voici pourquoi la Justice européenne doit statuer.
A
A
Traonienn ne prend pas de tilde ; traoñ, oui.
''Pep menez, pep Traonienn d'am c'halon zo ker'' ... ;))
Je ne peux que me référer à : "Mouladuriou Hor Yezh - Geriadur divyezhek" (1994) ) - p . 199, qui donne pour :
- bas, partie inférieurs fond, vallée : traoñ
- vallée : traoñienn.
A Galon.
A
le rendez vous du samedi 20 juin à Carhaix doit être concret.
Fondation bretonne
Banque Bretonne,
Scops dans différents secteurs de l'économie bretonne.
Un marché commun inter celtique-inter peuples.Organisation de salons
Des représentations diplomatiques -auprès des instances internationales-dans les autres pays.
Concernant les élections:
-législatives des candidats d'union aux législatives.
-un candidat inter peuple au niveau de l'hexagone. pour la "présidentielle" ou l'abstention.?
-une stratégie pour les seconds tours.
-une liste inter peuple pour les européennes
La réunification n'est même pas un sujet en fait. Cela fait bien 7-8 ans que le sujet a pour ainsi dire disparu des écrans radars alors qu'une pétition de plus de 10 % des lecteurs du 44 sur ce sujet a été réalisé.
Pour la Xème fois La pétition a été réalisée selon la loi c'est à dire 10% des VOTANTS INSCRITS EN 44 et pas des lecteurs ou des touristes !!
Pas d'argent ? le nouveau stade de foot pour Brest,marotte de l'ancien maire
était estimé en décembre 2022 à 90 millions d'euros.
A Lorient l'extension de Lorient La Base pour 2027, est estimée à 12.8 milions d'euros.
Le conseil régional n'est qu'une courroie de transmission de Paris.
Petite remarque au passage,lorsque je parcours la Bretagne je vois très peu de panneaux " Bretagne 5 " à l'entrée des villes ou de communes.Le plus étonnant cela concerne des villes ou communes ou habitent les dits élus du conseil régional ou des 5 départements.
Je suis surprise par les deux références à Patrick Mareschal, grand soutien de son successeur Grosvalet qui n'a pas inscrit la pétition des 100 000 dans l'ordre du jour du CD 44. Or, dès 2005 (articles L 1112-15 à -20), Patrick Mareschal aurait pu demander au CD 44 d'organiser un vote des électeurs de la Loire-Atlantique au sujet d'une des compétences du CD 44 : celle de demander à l'Etat son changement de région (article L 4122-1 justement). Ensuite, l'Assemblée nationale aurait écouté ou pas les électeurs de la Loire-Atlantique.
La proposition de loi Molac demandait à ce que l'Etat puisse organiser un tel vote consultatif, mais la carte des régions est une compétence nationale indivisible, donc c'est bien aux collectivités de consulter leur électorat. Comme le CD 44 est favorable au grand ouest, il ne va surtout pas chercher à consulter sa population sur la B5, ni faire une demande de changement de région.
Ces élu(e)s n'écoutent pas la population .
Le PS a toujours été favorable à l'addition Bretagne + pays de la Loire . LR idem .
Le CD 44 a voté des voeux pour la réunification . Cette assemblée a un fonctionnement démocratique et son Président ne peut décider seul , un vote doit y avoir lieu .
Vu le coût d'une consultation électorale de la population , ça ne peut se faire à la légère ...
Le PS est une chose , ses membres ne sont pas forcément d'accord avec tout !
Il a toujours été évident que ce vote ne passerait pas ! Le reste , c'est de la manipulation ...
Quant aux velléités d'indépendance de certains , avec nos bases nucléaires maritimes , aériennes et Saint Cyr Coetquidan , il vaut mieux garder les pieds sur terre !
Ce que les candidats devraient faire on non est de leur responsabilité et de leurs intérêts électoraux .
As ever !
Pouvez-vous préciser?
Non, la B4 et particulièrement les PDL ne datent pas de Pétain.
Non, en 1972, les Conseils généraux n'avaient pas demandé la B5.
Non, on ne peut plus réunifier la Bretagne par décret, comme dans les années 60.
Non, l'Etat ne peut pas consulter la population du 44 (la carte des régions est une compétence nationale indivisible).
Non, on ne peut pas comparer avec NDDL (la Réunification ne relève pas du Code de l'Environnement).
Non, les PDL ne peuvent pas exercer de veto (seulement donner un avis).
Non, le CD 44 n'est pas totalement incompétent sur le sujet de la Réunification : il peut faire une demande (et donc consulter sa population sur cette demande).
Non, l'abrogation du droit d'option en 2019 n'a pas éteint toute possibilité pour le CD 44 de consulter sa population.
Non, la pétition des 100 000 n'a pas été terminée juste à temps.
Non, fusionner les deux régions, cela ne réunifie pas la Bretagne (ça la noie).
Non, les Bretons ne domineraient pas forcément le grand ouest.
Non, tous les autonomistes ne sont pas forcément pour la Réunification.
Non, ce n'est pas normal que le mouvement breton assure une paix royale au CD 44 et aux 37 députés de Bretagne.
Non, il ne faut pas compter sur les conventions internationales.
Non, il ne faut pas croire que les subventions à la culture bretonne n'ont aucune contrepartie.
Non, les bagadoù, les classes bilingues, les drapeaux bretons en Loire-Atlantique ne font pas avancer la Réunification (ils sont compatibles avec le grand ouest et même les PDL).
Non, la Bretagne n'a pas d'unité culturelle.
Non, la Réunification n'est pas en une seule étape : on pourrait déjà demander que le 44 s'appelle Loire-Atlantique-Bretagne-sud.
Non, les Conseils régionaux et départementaux ne peuvent pas faire que des vœux.
Non, les cinq départements ne peuvent pas voter ensemble avant d'être réunifiés.
Palabras palabras ...
"Non, le CD 44 n'est pas totalement incompétent sur le sujet de la Réunification : il peut faire une demande (et donc consulter sa population sur cette demande)." D'après les conclusions du rapporteur public sur le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat déposé par Bretagne Réunie au sujet de la pétition des 100 000, la demande que pourrait formuler le CD 44 n'est pas une décision susceptible de faire l'objet d'un référendum local ou d'une consultation selon les modalités prévues par le code général des collectivités territoriales. Cela ne pourrait être qu'une consultation informelle.
"Non, il ne faut pas compter sur les conventions internationales." Les responsables du recours qui a été déposé en 2004 auprès du Comité des Droits de l'Homme (organe chargé de veiller au respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques) (cf. https://abp.bzh/bretagne-reunie-soutient-le-recours-citoyen-devant-le-comite-des-droits-de-l-homme-de-l-onu.-883 ) s'en sont désintéressés dès que le recours a été déposé. Par conséquent, on ne sait pas si cette action a épuisé tout son potentiel.
Chiche !
Transiger sur l'indépendance au motif de l'activité économique que génère le militaire en Bretagne.
Quelle cohérence ?
Alors oui je reconnais une certaine ambiguïté dans mon commentaire, mais en fait je verrais bien une interdépendance entre la Bretagne et la France, un statut entre l'autonomie et le séparatisme. Une des raisons pour laquelle je pense que l'armée française resterait présente en Bretagne de manière négociée, c'est par rapport à la situation Irlandaise, pays indépendant depuis plus de cent ans et qui a une armée très réduite, elle est obligée de faire appel à l'armée britannique pour surveiller son territoire, les évènements récents, concernant l'ingérence russe, ont encore amplifiés ces interventions, bien entendu je suppose que Londres ne demande pas mieux non plus !!.Une frégate française est même intervenue dernièrement. Puisque le sujet est la réunification, l'Irlande l'attend depuis plus d' un siècle, alors question l'Irlande aurait t-elle due renoncer à son émancipation sous prétexte qu'elle a été amputée d'une partie de l'Ulster ??? Cela ne l'a pas empêché d'avancer et de devenir un des pays qui un des meilleurs PIB du continent au point où la population d'Irlande du nord va finir par faire le choix de la réunification de l'île. Faut t-il en tirer une leçon pour la Bretagne ???
Dans un commentaire récent sur le sujet de la langue, Philippe Argouarch évoquait une citation qui disait que « le français était le dialecte de celui qui avait l’armée et la marine ».
Je crains que l’on puisse transposer « français » en « France », « dialecte » en « pouvoir ».
Ce qui reviendrait à la situation actuelle.
Concernant l’Irlande, deux remarques :
Quand vous écrivez « l'Irlande aurait-elle due renoncer à son émancipation sous prétexte qu'elle a été amputée d'une partie de l'Ulster », transposée à la Bretagne la question est « pourquoi la Bretagne B4 renonce-t-elle à son émancipation sous le prétexte qu’elle a été amputée de la Loire-Atlantique »
L’émancipation, surtout économique, de la république d’Irlande tient à son rôle de tête de pont des USA en Europe, rôle amplifié depuis le Brexit.
Les performances de la république d’Irlande en termes de PIB tiennent au dumping fiscal pratiqué par ce pays par rapport à ses concurrents européens.
Ce dumping prive le pays de ressources sociales et fiscales avec un impact sur les inégalités dans la société irlandaise.
Si c’est le modèle que vous souhaitez pour la Bretagne, libre à vous.
Déjà c'est fléché à Gauche et Paul Molac pense faire alliance suite à des discussions probables avec le ps Verts et PC ....
La population bretonne est diverse politiquement parmi les démocrates et aspire désormais à autre chose , je le crois aller vers le réél .
çà ne donne plus envie , retrouver les mêmes pour ne rien faire avancer en Bretagne sur des sujets capitaux .
Ce sont de vieilles recettes électorales pour reconduire cette majorité . A l'Ouest rien de nouveau donc ! A Gauche rien de neuf !
Je suis dubitatif et peu confiant sur cette démarche . Nous , Breton(ne)s n'avons plus le désir d'être la caution électorale de la Gauche pour qu'elle se maintienne aux affaires en région administrative , pas plus que d'être des candidatures de témoignage culturelle et politique .
La suppression de 600 000 euro pour la langue bretonne est un recul en dépit des engagements précédents en 2026 en plus . C'est un acte politique fort , ne nous laissons pas abuser encore une fois . Il n'y a pas que Paris qui fait défaut ....
La société bretonne a changé et veut des gens engagés sur les sujets qui la concerne culturellement en plus des problèmes généraux ( logement , travail , jeunes , transports et énergie , aménagement du territoire )...
La PS na' plus rien à proposer en 2026 .
L'autonomie là dedans sans la Loire Atlantique c'est impossible et pas acceptable non plus .
son Histoire? "la trahisons des notables " c'est ce que disait Glenmor en son temps avec clairvoyance...
Si la vraie histoire de Bretagne était enseignée dès le primaire, les élèves apprendraient que :
- La Bretagne « historique »
Cette dénomination désigne un territoire qui a existé à l’époque du duché, de 851 à 1532.
Historique, oui, mais pas toute l’histoire !
- Le château des ducs de Bretagne
C’est le nom récent (1923 – Marc Elder) donné au château de Nantes.
Elle laisse penser que, durant toute la période du duché, les ducs et leur cour résidaient à Nantes
Cette expression ne correspond pas à la réalité historique.
Durant le duché de Bretagne (938-1532), le principe de résidence de la cour ducale était l’itinérance (Rennes, Vannes, Nantes…)
Ce n’est qu’à la fin du duché que la dynastie des ducs de la maison des Monfort et, principalement François II, ont agrandi et embelli un château qui n’était, au départ, qu’une forteresse militaire.
L’expression correcte correspondant à la réalité historique serait « un des châteaux des ducs de Bretagne » ou « château des derniers ducs de Bretagne ».
- Anne de Bretagne
Principalement 2 fois reine de France.
Repose dans la crypte des rois de France dans la basilique de Saint-Denis.
Elle a tenté de freiner la prise de contrôle de la Bretagne par le royaume de France, mais en a été empêchée par les conséquences de la défaite de son père François II à Saint-Aubin du Cormier (1488) et du traité du Verger à suivre.
Elle y a été contrainte d’épouser 2 rois de France successifs (Charle VIII, Louis XII) et de marier sa fille Claude à François d’Angoulême, futur François 1er.
La réalité historique : la Bretagne à subi, comme la Bourgogne juste avant elle et les autres fiefs médiévaux du territoire français, la farouche volonté de la majorité des rois capétiens d’accroitre le domaine royal et de reconquérir les territoires francs de l’époque carolingienne.
Cette vraie histoire donnera-t-elle aux élèves et élus du 44 l’envie de « prendre le train (breton) en marche » ?
Pas sûr.
Pour le 44, Pays nantais, la parenthèse bretonne n’est qu’un épisode dans une histoire du territoire qui s’inscrit dans celle du royaume de France, puis de la république française, de l'Europe et du monde.
Sa situation fluviale et portuaire l'a, principalement depuis le 16ème siècle et la sortie du duché de Bretagne, ouverte sur le monde au travers de tous types de commerces, pas tous glorieux.
Ce qui a validé l'union c'est le traite du Plessis Macé le 04 septembre 1532 .
Celui -ci prévoyait de respecter les privilèges et liberté de Bretagne , ce qui a été violé constamment par les régimes français , depuis François 1er , Henri II , François II , Henri IV , Loius XIII , LOEiZ Pevarzeg , Louis XV , Louis XVI , quant aux révolutionnaires et les impériaux , ils ont comportés comme les rois si absolutistes !
Que dire d'une république qui se qualifiait elle-même d'Empire ( colonial) jusqu'à de Gaulle le 18 juin 1940 .
Bientôt vous nous justifierez "la présence" des Mérovingiens et des Capétiens en Afrique au nom de la civilisation et des droits de l'homme .
Il reste encore quelques territoires à émanciper en Afrique , Océanie , Guyane et dans les Caraïbes c'est ce demande l'ONU .
Quant à la phrase bateau "ouverte sur le monde "et plutôt "fermée sur les libertés fondamentales des peuples " à décider pour eux-mms . Ex Nouvelle Calédonie / KanaKi .
C'est n'est quant 1848 que l'esclavage est aboli , La France gouverne et aurait pu être ouverte d'esprits plus éclairés sur le sujet ? Quelle gloriole et qui a réprimé aux Antilles les révoltes ?
J'espère que les élèves dans les écoles ouvriront les yeux et s'informeront eux-mms .
La Bretagne de son côté est oppressée culturellement !