
Examen du projet de loi pour une Corse autonome au sein de la République
Réalisation : Assemblée Nationale – 156 vues
En soutenant le projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République, Paul Molac a relancé le débat sur la centralisation française. Pour le député breton, l'autonomie territoriale est avant tout une question de démocratie.
Le député breton Paul Molac est intervenu mardi 2 juin en commission des lois de l’Assemblée nationale lors de l’examen du projet de loi constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la République ». Dans une intervention de deux minutes, il a apporté son soutien au texte, en replaçant la question corse dans un débat plus large : celui de la démocratie territoriale en France.
Pour Paul Molac, la Corse cumule des contraintes particulières : l’insularité, la loi littorale sur le littoral, la loi montagne dans l’intérieur, mais aussi un niveau de revenu parmi les plus faibles de France. « Les problèmes que l’on peut avoir dans les territoires ruraux, ils sont simplement au carré en Corse », a-t-il résumé.
Mais le député du Morbihan a surtout insisté sur la dimension démocratique du débat. Selon lui, la France reste très en retard par rapport à ses voisins européens dans le partage du pouvoir entre l’État central et les territoires. « On s’est habitué dans la démocratie française à avoir la séparation des pouvoirs, mais nous n’avons pas véritablement de démocratie territoriale », a-t-il déclaré, rappelant que de nombreux pays européens disposent de régions ou de communautés autonomes.
Paul Molac a également souligné le large consensus rencontré en Corse autour de cette demande d’autonomie. Il a évoqué le déplacement de la commission dans l’île, où les parlementaires ont entendu les représentants syndicaux, économiques et agricoles exprimer leur soutien à un statut d’autonomie. « Il y a un véritable consensus dans la société corse qu’il ne faudrait pas que nous n’entendions pas », a-t-il averti.
Aux élus inquiets d’un risque de fragmentation de la République, Paul Molac a répondu que l’autonomie régionale est au contraire une réalité banale en Europe : « Des régions autonomes, c’est ce que l’on trouve le plus en Europe. Qu’ils ne s’inquiètent pas, ce n’est pas pour autant que l’Europe devient une balkanisation. »
Cette prise de position de Paul Molac résonne bien au-delà de la Corse. Elle pose à nouveau la question de la place des territoires à forte identité historique, culturelle et linguistique dans une République où les principaux centres de décision demeurent largement concentrés dans la capitale.
evezhiadennoù (9)
Alors, le moins que l'on puisse en penser est qu'à ce rythme le temps du passage de la France hyper-centralisée actuelle à la France des Autonomies tant souhaitées, prendra "un certain temps ! ". D'évidence ceux qui se croient les pseudo propriétaires de la France profonde sont dans une course de lenteur. Ils ne veulent pas des Autonomies construites sur le même modèle mais préfèrent la multiplication des cas particuliers, dérogations et la coûteuse complexité et chicane institutionnelle qui maintient forcément l'opacité.
Au total, on voit par là que les désespérantes lourdeurs, lenteurs, langueurs persisteront entre "Paris et la Province". On voit surtout qu'au sommet de l'État un manque de souffle et de charisme indispensables pour en une fois référendaire réformer la France de St Pierre et Miquelon et les Antilles aux Marquises en passant par Landerneau, Corte, St Denis de la Réunion et Nouméa. On regrette qu'ainsi l'Autonomie de la Bretagne (à réunir), ce sera malheureusement pour après très longtemps. On souhaitait depuis toujours un vrai projet de loi constitutionnelle pour les Autonomies au sein de la République. Grand dommage !
Quant à Bretagne , c'est idem , mais la réunification de la Bretagne doit être préalable à cette communauté autonome ou autre que nous désirons nous Bretons et Bretonnes .
Embarquer la région administrative dans une communauté politique sur le schéma actuel est une erreur , celle -ci doit bénéficier à l'ex province de Bretagne dans son entièreté divisée en 5 départements en 1790 que la France à annexée en 1532 par le traité qui a toujours valeur de Loi internationale , dont le texte le mentionne sur les libertés de Bretagne et privilèges acceptés , ce texte est valide encore car aucune négociation , ni convention n'ont eu lieu après et encore moins le 04 Août 1789 , nous étions encore en monarchie . La création de la République c'est 1792 .
Aucun députés Bretons n'avait le mandat de le faire en 1789 .
Quant à L'Alsace elle doit retrouver " le landtag " initial pour débattre de son avenir . En 1919 , les alsacien n'ont décidé de rien annexion française pure et simple malgré les protestations , pas de plébiscite voulu par les USA .
Si on propose des autonomies différenciées, alors la Réunification a sa chance, car la Bretagne est un ancien Etat qui a été uni à la France sous format B5. C'est parce que la Bretagne a cette histoire-là qu'elle peut demander une autonomie différenciée.
Que toutes les régions aient le même statut amélioré ne me gênerait pas, à condition que la Bretagne soit réunifiée B5.
Que faites vous pour sortir de l'impasse et faire avancer et évoluer la Bretagne