

Pierre Delcourt est un peintre confirmé vivant dans la région de Lannion. La Galerie de Bretagne propose plus de 70 oeuvres récentes à l'occasion d'une nouvelle exposition du 23 mai au 23 juin. Intitulée : Aux rivages du silence, elle présente au visiteur des œuvres récentes. Entrée libre.
Pierre Delcourt est autodidacte. Son parcours est riche, aux horizons nombreux. Grâce à son père - paysagiste et peintre amateur-, l’art fait partie de son quotidien. Il passe ses quinze premières années en Normandie avant de déménager avec sa famille en région parisienne. De son enfance, il se souvient des heures passées à peindre chez lui ou à flâner au bord de l’eau, canne à pêche en main, observant l’environnement qui l’entoure. Sa méditation rêveuse près de la rivière, à scruter la pellicule de l’eau, lui permet d’en imaginer le fond, dans ce qu’il contient d’insaisissable, d’impénétrable au regard.
Pierre Delcourt s’installe en Bretagne en 1980
Le jeune homme va faire l’expérience de la mer. Il s’embarque comme matelot sur les bateaux de pêche. Durant les campagnes en mer du Nord, au large de l’Écosse, le dessin lui permet d’échapper aux rudesses du métier. Il intègre ensuite la marine marchande. Plus tard, sillonnant les mers du globe, il participe à des missions de géophysique. Comme Turner, Pierre Delcourt se frotte aux tempêtes. La mer forge son regard et oriente son œuvre vers la quête d’horizons inconnus.
De retour sur la terre ferme, « sédentarisé » comme il le dit, le choix de la peinture se précise. Il commence à s’y consacrer pleinement au début des années 1990, tout en exerçant, pendant 18 ans, le métier de créateur de bijoux. Cependant, Pierre Delcourt le sent, il doit choisir entre l’art et l’artisanat. Conforté par l’expérience de premières expositions en Bretagne (2008), il se dédie entièrement à la peinture à partir de 2011. L’artiste prend alors conscience que pour exister le tableau doit nécessairement être vu.
L’influence des maîtres de la peinture chinoise et japonaise confirme ses recherches sur l’espace, l’importance du vide et du plein. Son œuvre abstraite, ancrée dans le réel, évoque des paysages intérieurs. Pour atteindre cette légèreté et ce dépouillement, Pierre Delcourt éprouve la peinture comme il a éprouvé la mer : le tableau devient le lieu d’une lutte acharnée pour parvenir à atteindre la simplicité. Le travail avec les écrivains et poètes façonne son œuvre peinte, il réalise des livres d’artiste avec Anne Perrier (Et la vie c’est cela, 2008) ; Charles Juliet (2013). La galeriste japonaise Akié Arichi le convainc de prendre contact avec le poète écossais Kenneth White. Ensemble ils réalisent un livre d’artiste intitulé "Terres ultimes" (2016). Poésie et peinture se retrouvent dans un chemin de couleurs et de mots.
Encre, aquarelle, etc ... et lumière bretonne
Pierre Delcourt travaille à l’encre, à l’aquarelle ou l’acrylique, le plus souvent sur papier. Il utilise la matière la plus légère possible pour préserver les transparences. Sa peinture, contemplative, renoue avec les visions poétiques de l’enfance. Fenêtres ouvertes sur les vastes étendues, sa peinture cherche la présence. L’espace est le lieu du tableau, de sa respiration. Dans ces parcelles de couleurs et de lumière surgissent des traits. Ils sont des repères, des signes suggérant un chemin, une amorce de solution. Pierre Delcourt explore le silence des immensités vides à la poursuite des traces du vivant. La lumière bretonne traverse son œuvre. Une lumière intense et subtile lève le voile sur des territoires sensibles. Le paysage breton, entre terre et océan, apporte au peintre une richesse de variations de gris, de blancs et de bleus.
Exposition réalisée par Henry et Mathyeu LE BAL
Contact presse : Henry Le Bal 06 78 45 48 61 / Mathyeu Le Bal – 06 33 38 95 25
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