
Christian Troadec : Nous construirons une liste autonome et autonomiste pour les régionales de 2028
Réalisation : ABP – 492 vues
Lors de l'inauguration de la 37e édition du Festival du livre en Bretagne, ce samedi 24 octobre à Carhaix, le maire Christian Troadec a rendu un long hommage à Charlie Grall, cofondateur du festival, disparu le 28 février dernier. Il a également annoncé son intention de participer activement aux élections régionales de mars 2028 avec une liste autonomiste dès le premier tour et sans ralliement aucun au second tour. Un changement de paradigme dans la politique bretonne.
Évoquant l'engagement de Charlie Grall pour la Bretagne, Christian Troadec a souligné la progression des aspirations à l'autonomie révélée par un récent sondage IFOP : Voir notre article du 23 octobre Il y voit une reconnaissance du travail accompli depuis des décennies par les militants bretons, dont Charlie Grall fut l'une des figures.
« Nous construirons une liste autonome et autonomiste au premier tour qui ne se vendra pas pour un plat de lentilles ou de cocos de Paimpol, même si c'est excellent, au second tour des régionales. - C. Troadec
Cette déclaration marque une inflexion dans la stratégie électorale défendue par Christian Troadec et défendue par d'autres militants comme Yvon Ollivier. Alors que les formations autonomistes bretonnes ont régulièrement recherché des alliances avec les grands partis nationaux au second tour des élections régionales, le maire de Carhaix affirme vouloir privilégier un rapport de force politique plutôt que la négociation de postes au sein de la majorité régionale.
Retrouvez ci-dessus l'intégralité de son discours, prononcé à l'espace Glenmor de Carhaix.
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Ceci suppose qu'en 2028, il n'y ait qu'une seule liste « Autonome et Autonomiste » réunissant le Mouvement Breton. Pour y arriver, un grand travail est nécessaire. Il suppose volonté, abnégation et conscience. Le modèle corse est la référence.
D'abord, la réunification.
Ne plus tomber dans le piège du second tour avec des pseudos alliés qui ne tiennent pas leurs promesses.
Soyons nous-mêmes... dans l'union avec une ténacité, une pugnacité au-dessus des petits postes de notables, strapontins toujours promis...
On le disait déjà en 1977.
Maintenant, l'urgence est d'aller aux élections législatives dans l'union, y compris en Loire-Atlantique... urgence...
Jean LE MEE - Président de l’AFB-EKB
Paul MOLAC a lancé aussi un mouvement de son côté, « Faisons Bretagne », et fait une proposition de loi pour changer la constitution. Alan TRAOÑIENN remarque qu'il faudra une seule liste commune pour maximiser les chances. Je me demande si ces deux personnes dialoguent entre elles.
Dans un monde qui se désagrège, les gens et les peuples vont avoir besoin de repères et cela crée une aspiration. Si la France est malade, il y a une possibilité pour les régions d'obtenir des concessions car les partis en difficulté vont chercher des appuis au travers de négociations. Mais il ne faut pas oublier qu'un chien acculé devient aussi enragé. Au-delà de la politique électorale, il faudra un minimum de solidarité aussi du côté des associations et du mouvement culturel.
Enfin, pour finir, il est évident que la lutte pour plus d'autonomie est particulièrement dure pour la Bretagne. La Corse est une île quelque peu éloignée de l'hexagone, le pays basque ne représente que la moitié d'un département et est presque aussi éloigné que la Corse vue de Paris. L'Alsace est cousine des Allemands. Mais lâcher pour la Bretagne un semblant d'autonomie représente pour les jacobins l'écroulement de la nation française. Il n'y a que pour l'Occitanie que l'obstacle est encore plus grand.
Un serment qui paraît donc fait près d'un verre à la taverne.
Signé : 44 = BREIZH !
Nous ne demandions pas de subventions dans les années 60/70 et nos organisations bretonnes étaient florissantes, avaient des soldes créditifs. Des adhérents...
Nous avons autofinancé en 2024 un film documentaire (4000 entrées) : les gamins de Saint-Nazaire 45/62 de 18 000 euros sans subventions : libres de nos textes vis-à-vis de la mairie et des pouvoirs.
Soyons logiques avec nos combats.
Autofinancement. Fondations... Projet Koun Breizh.
Solidarité avec les entreprises bretonnes qui nous soutiennent.
Construisons nos sources de financements.
De nouvelles SCOP à inventer dans différents domaines...
Seules, elles n'existent pas.
Imagine-t-on Troadec, Mollac, l'UDB, le Parti breton... se coaliser pour, sinon gagner, mais commencer à peser ?
Ce sera intéressant à observer.