
L'UNPO, Organisation des Peuples et Nations non représentés, relate la Fête des Libertés Bretonnes dans un communiqué du 26 mai 2026, sur son site internet. Voici le lien de l'article et ci-dessous une traduction en français.
L'UNPO, Organisation des Peuples et Nations non représentés, relate la Fête des Libertés Bretonnes dans un communiqué du 26 mai 2026, sur son site internet. Voici le lien de l'article et ci-dessous une traduction en français.
Le lien de l'article: https://unpo.org/minority-group-delegations-unite-at-first-breton-freedom-festival-in-a-show-of-solidarity-among-frances-unrepresented-peoples/
L'article en français :
Des délégations de groupes minoritaires s'unissent au premier Festival de la Liberté breton en signe de solidarité avec les peuples sous-représentés de France.
Les 16 et 17 mai 2026, la première Fête des Libertés Bretonnes s'est tenue à Saint-Aubin-du-Cormier, en Bretagne.
Ce festival intervient à un moment crucial pour l'identité bretonne. Le breton, langue celtique, est parlé dans le nord-ouest de la France depuis plus de 1 500 ans, mais il est aujourd'hui confronté à une menace existentielle. Le nombre de locuteurs diminue fortement et les efforts de plaidoyer ont été systématiquement bloqués par l'État français, au motif que la reconnaissance du statut de langue minoritaire mettrait en péril l'indivisibilité de la République. La France demeure l'un des rares pays européens à ne pas avoir ratifié la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ; un refus qui prive le breton, au même titre que le basque, le corse, le catalan, l'occitan et les langues autochtones des territoires d'outre-mer français, des protections dont bénéficient des communautés comparables sur le continent.
C'est dans ce contexte que des délégations du Pays basque et de Catalogne ont rejoint les militants bretons à Saint-Aubin-du-Cormier. L’Union pour la Libération de la Guadeloupe et la délégation corse Nazione ont également envoyé des contributions écrites au festival. Deux thèmes ont structuré les débats : le logement et la langue. Ce sont deux domaines où les communautés minoritaires en France sont confrontées à des désavantages structurels et où le lien entre survie culturelle et autonomie politique est le plus vivement ressenti. Entre les conférences et les festivités, les participants ont partagé leurs expériences, recensé les obstacles communs et commencé à réfléchir à la manière dont une approche coordonnée pourrait donner plus de poids à leurs communautés dans les négociations avec les États qui les gouvernent. La combinaison de débats formels, d’échanges culturels et de musique proposée par le festival a illustré que la préservation de la culture n’est pas seulement un projet politique, mais aussi une réalité vécue, qui se nourrit de la pratique, de la célébration et de la transmission intergénérationnelle autant que du plaidoyer.
Pour l’UNPO, la portée de ce rassemblement dépasse largement le cadre des participants directs. Ce qui s’est passé en Bretagne a démontré l’une des convictions fondamentales de l’UNPO : les peuples non représentés confrontés à l’effacement culturel ont à la fois le droit et les moyens de construire les réseaux de solidarité que les institutions formelles leur refusent souvent.
Les organisateurs du festival remercient chaleureusement tous les participants. La Fête des Libertés Bretonnes est prévue comme un événement annuel, la deuxième édition étant prévue pour 2027.
UNPO
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Rappel de KAD:
Notre Parlement a été réveillé pendant six ans... pour se rendormir pendant 226 ans ?
https://abp.bzh/notre-parlement-a-ete-reveille-pendant-six-ans-pour-se-rendor-75396Le site de KAD :
https://www.parlementdebretagne.org/
evezhiadennoù (15)
Une telle ratification suppose que les États identifient généralement les zones où ces langues sont traditionnellement utilisées.
Si tel est le cas, il apparaîtra de manière évidente que le breton n’est pas la langue régionale historique de toute la Bretagne, ni administrative, ni, encore moins, de la dite Bretagne historique.
Concernant les "libertés bretonnes", il s'agit, avant tout comme le suggérait Yvon OLLIVIER dans une précédente chronique, des privilèges provinciaux dont bénéficiait le Bretagne, province d'Etats.
On a le droit de demander le maintien de ces privilèges, ce qui revient à renier les valeurs de la révolution française en terme d'égalité.
Pourquoi pas, mais il faut assumer.
Le français, langue royale, devient une langue juridique et administrative avec l'ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539. Sept ans aprés l'Edit d'Union de François 1er, qui annexe illégalement la Bretagne, tout en lui concédant une partie de ses droits inaliénables.. Ces droits seront sans cesse bafoués, jusqu'à être appelés des priviléges sous la Révolution, pour mieux les faire disparaître, tout comme le Parlement Autonome de Bretagne...
Donc réclamer nos Droits et nos Langues, ce n'est que Justice...
Quant à nier les valeurs de la Révolution française, en terme d'égalité, si cette "égalité" a procédé à des massacres de civils en Vendée et Sud Bretagne, à l'utilisation de nos hommes en chair à canon, à une colonisation générale et à un ethnocide et linguicide, est-ce une "égalité" vers le progrés et les valeurs morales et humaines? ou juste un des dogmes fondateurs d'une république centraliste égo-centrée, qui nie jusqu'à notre existence même dans son application du Droit ?
Commencer par se laver le cerveau de toutes les programations mentales et propagandes biséculaires de la république française, sans tomber dans une quelconque nostalgie d'ancien régime, est le premier pas vers nos "Libertés Bretonnes"! Le deuxième pas est l'Union... Le troisième pas, la Construction. Faire ces trois pas ou bien disparaitre...
"et la deuxième langue de Bretagne, le Gallo, provient "également" du Gallo-romain, mélange des langues celtique et romaine... " Non, pas également! Le Breton étant une langue juste celtique... ou trés peu romanisée... Quelques mots sans doute... mais nous ne parlons pas de "Britto-romain" comme de "Gallo-romain". Sans doute un linguiste spécialisé nous en dira plus?
Je vous réponds : pour l'état français , il n'y a aucune zone à identifier car à ses yeux nous n'existons spas en tant que peuple breton et notre langue nationale non plus : le breton .
Nous sommes tout de mm en 2026 .
La Bretagne c'est à dire le duché qui n'est pas un démembrement de la France qu'il a annexée en 1532 précédée par une invasion en 1487 et 1488 en violation de traités garantissant l'intégrité de son voisin breton .
Quant au respect des engagements pris par le traité du Plessis Macé , toutes les conventions ont été piétinées par l'ancien régime .
Pour ce qui est de la révolution française si le mot égal avait un sens , les langues du pays auraient du l'être au regard de la citoyenneté en acceptant le fait des différences et originalités culturelles à commencer par les langues ce qui possible ailleurs comme en Suisse , au Royaume Uni .
Certes régime qui sont divers mais plus démocratiques et tolérants au point de vu des minorités linguistiques et/ou nationales .
La Suisse n'est pas dans l'UE et pourtant elle le fait ainsi que nos ami(e)s britanniques .
En France on confond trop souvent démocratie et république .
JJ Rousseau , Voltaire vécurent en confédération helvétique face à l'oppression politique pendant des années sous l'ancien régime absolu . Au début le Révolution fabriqua la Terreur politique , la peur , les massacres , la guerre civile .... Mme Olympe de Gouge perdit la vie pour ses écrits et son engagement politique . La fraternité , l'égalité , la liberté là dedans ?
La Révolution a créé des dogmes et mis en sujétion bien des gens : égalité culturelle , droits des femmes , droits des natifs des peuples d'outre mer , droits religieux , ces libertés ont été bafouées par celle-ci . Combien d'exactions a-t-il fallu pour obtenir la domination de tous ces peuples maltraités encore ?
La France se fait une haute idée de ces principes qu'elle veut encore étendre au monde entier le fait-elle ?
La Bretagne est demeurée une colonie culturelle. Je le regrette .
La France est diverse et le sera de plus en plus , l'arabe est la deuxième langue du pays par exemple , c'est une réalité et le nombre de locuteurs croient .
St Exupéry l'avait compris : " ce qui fait notre richesse ce nos différences " disait -il !
Il reste du chemin à faire dans bien de domaines à faire pour approcher la liberté sans violence et sans haine . Nelson Mandela l'a compris quant il a pris le pouvoir en RSA la suite est moins reluisante car le pouvoir corrompt , Cincinatti le savait à Rome . Quel bonhomme ! çà nous laisse espérer !
Forzh penaos Bro C'hall a -vreman man war an diskar ha tu-pe-du ar BVretoned arrufont da gaout ur seurt menrenerezh.Dalc'homp penn ha fizians.
Joa deoc'h oll
On est bien d'accord.
L'un des problèmes, c'est que le nationalisme breton revendique "un drapeau, une langue"...
Le drapeau 'gwenn-ha-du" est de création récente. Il n'existait ni à l'époque des ducs, ni à celle de la province de Bretagne dans le royaume de France post 1532.
Durant la période bretonne de Nantes, le drapeau des ducs de Bretagne était le drapeau "Hermines plain"
La langue bretonne unifiée est également de création récente, dans des circonstances qui ne seront pas développées ici.
Cette langue n'était pas pratiquée dans les limites territoriales mentionnées précédemment.
Dans le pays nantais, hors pratique résiduelle dans la presqu'île guérandaise, la pratique du breton n'existait qu'à partir du 19 ème siècle, via les migrations de travailleurs pour les chantiers navals et les industries de la basse-Loire.
Les travailleurs bretons cotoyaient d'autres travailleurs migrants, venus du Portugal, de Pologne, entr'autres.
A noter que dans une commune comme Couêron, les mariages entre polonais et bretonnes (voire vice-versa) étaient courants.
"Cet ancien Etat justifie une demande d'autonomie différenciée"
Cet Etat, qui a existé de 851 à 1532, n'était pas indépendant au sens ou on l'entend aujourd'hui.
A cet époque, existait le système féodal suzerain / vassal.
Les rois/ducs de Bretagne ont toujours été des vassaux.
Dans certaines périodes, ils ont su, habilement, jouer de la rivalité France - Angleterre (Plantagenêts, Monfort) pour jouir d'une certaine autonomie, proche de l'indépendance.
Tout cela c'est terminé avec François II, dernier duc régnant de Bretagne.
Comme ses prédécesseurs Monfort, il a refusé l'hommage lige au roi de France.
Il a fait partie de la ligue du bien public avec Charles le Téméraire visant à éliminer Louis XI.
Une fois la guerre de 100 ans terminée, Louis XI s'est occupé de ses principaux adversaires, en premier le duc de Bourgogne Charles Le Téméraire puis François II, défait par le fils de Louis XI, Charles VIII (et la fille de Louis XI Anne de Beaujeu)
Suite à la défaite de François II à Saint Aubin du Cormier et au traité du Verger, des contraintes matrimoniales ont fait perdre la main des successions aux ducs de Bretagne.
Résultat : traité d'alliance en 1532. Le duché de Bretagne intègre le domaine du royaume de France.
L'idépendance de la Bretagne à l'époque du duché était donc toute relative et ne saurait justifier une demande d'autonomie différenciée, à ce titre.
Ne parlons pas de la période "Province de Bretagne" dans la monarchie française absolue et de droit divin.
Euh non.. Pas nos rois qui ont mis de véritables raclées militaires continuelles aux Francs... Agrandissant de façon considérable leur royaume, de victoire en victoire... Seul l'invasion des vikings, aprés le meurtre de Salaün, y a un mit un terme... Parmi nos ducs, certains devant leur place au roi de France ou d'Angleterre, ont été inféodés, il est vrai. Mais beaucoup d'autres ont été totalement indépendants, malgré une légère apparence formelle d'hommage, jouissant de tous les pouvoirs régaliens... Armée, Droit et Justice, Monnaie, Politiques intérieures et extérieures, etc.. sans rendre de comptes particuliers au roi de France ou d'Angleterre... Le Duc était roi dans son duché, avec cependant les prémisses d'un parlement Breton, en sorte de Principauté parlementaire... Face à une monarchie française plus monobloc et absolue, sans pouvoir parlementaire indépendant... avec bien sûr des différences ou nuances selon les rois... L'annexion de 1532 nous fera passer d'indépendance à autonomie.. La Révolution française, d'autonomie à soumission... Soumission et impuissance toujours actuelles...
Démontrer que l'Etat breton n'aurait pas été totalement indépendant infirmerait une demande d'indépendance, mais pas une demande d'autonomie différenciée.
1532 : seulement un édit, pas un traité.
La Bretagne royale , puis ducale n'est pas un démembrement du royaume de France donc un état , la Bourgogne un état royal ( dépendant de la st Empire Germanique ) puis ducale et l'était et donc fief 1477, vassale de la France , la Franche Comté bourguignone territoire annexée en 1678 par Loeiz Pevarzeg Luis XIV .
Faut-il rappeler encore une fois que la Francie devenue France est un démembrement de l'Empire de Charlemagne d'Occident , égal à celui de la Franconie et celui de la Lotharingie traité de Verdun en 843 car le successeur de celui -ci Louis le pieux ne pu maintenir l'unité .
La France et ensuite une suite de formations dues à la politique agressive et aux guerres multiples successives ...., le domaine royal en 1198 couvre l'île de France , l'Orléanais et une partie du Berry .
sous Philippe Auguste Roi de France . La France se réduit à l'est à La Saône et au Rhône . De la Normandie à l'Aquitaine ce sont les Plantagenêts qui les détiennent ...
La Bretagne ne menace aucunement l'unité de la France du fait de la pratique de la langue bretonne au passé comme au présent , le français a été imposé sur 3 , 056 000 habtants en 1911 :1, 550 00 parlent le breton , une politique systématique d'éradication , d'humiliation , d'arrachement a été pratiqué par l'état envers les populations de cette langue ....
Taine Hyppolite ,philosophe , homme du 19ème a écrit 2 pages fulgurantes sur les Jacobins , le comité de Salut Public et ses membres dont l'aristocrate Maximilien de Robespierre .
" Ce sont nos Jacobins , ils naissent dans la décomposition sociale ainsi que les champignons dans le terreau qui les fermente " ." Son principe au Jacobin est un axiome de géométrie politique qui porte en soi sa propre preuve , car comme les axiomes de la géométrie ordinaire , il est formé à quelques idées simples , et son évidence s'impose d'un coup à tout esprit qui pense ensemble les deux termes dont il est l'assemblage , l'homme ne général , les droits de l'homme , le contrat social , la liberté , l'égalité , la raison , la nature , le peuple , les tyrans , voilà les notions élémentaires précise sou non , elles remplissent le cerveau du nouveau sectaire , souvent ne sont que des mots grandioses et vagues , mais il n'importe ! " .
" Des hommes réels nul soucis , il ne les voit pas , il n'a pas besoin de les voir , les yeux clos , il impose son moule à la manière de l'homme qu'il pétrit , jamais il ne pense à se figurer d'avance cette matière multiple , ondoyante te complexe , des paysans , des artisans , des bourgeois , des curés , des nobles , dans leur garni , bureau , dans leur presbytère , dans leur hôtel , avec leurs croyances invétérées , leurs inclinaisons persistantes , leurs volontés effectives ".
"Rien de tout cela ne peut se loger dans on esprit , les avenues bouchées par le principe abstrait qui s'y étale et prend pour lui seul toute la place . "
"Si , par le canal des oreilles ou des yeux l'expérience présente y enfonce de force quelque vérité importune , elle ne peut subsister ; toute criante et sanglante qu'elle soit , soit il l'expulse ; au besoin il la tord et l'étrangle , à titre de calomniatrice parce qu'elle dément un principe et vrai en soi " .
"Tout son vocabulaire consiste en une centaine de mots , et toutes les idées s'y ramènent à une seule , celle de l'homme en soi , des unités humaines , toutes pareilles , égales , indépendantes , et qui pour la première fois contracte ensemble , voilà sa conception de la société" .
"Il n'y en a pas de plus écoutée , puisque , pour la former , il a fallu réduire l'homme à un minimum , jamais cerveaux politiques ne sont desséchés à ce degré de parti-pris " .
" Mais il s'agit de prendre d'assaut le pouvoir ou d'exercer arbitrairement la dictature .. , le Jacobin sait tout du gouvernement légitime et quelles ont les bonnes lois , pour bâtir comme pour détruire , son procédé rectiligne est le plus prompt et énergique . Car , il faut de longues réflexions pour savoir ce qui convient aux 26 millions de Français vivants , et il faut qu'un coup oeil pour savoir ce qu veulent les hommes abstraits de la théorie " .
" En effet , la théorie les a taillée tous sur le même patron et n'a laissé en eux qu'une volonté élémentaire , par définition l'automate philosophique veut la Liberté , l'égalité , la souveraineté , le maintien des Droits de l'Homme , l'observation du contrat social ."
"Cela suffit . : désormais on connait la volonté du peuple et on la connaît d'avance , par suite on peut agir sans consulter les citoyens , on n'est pas tenu d'attendre leur vote " .
" Leur ratification est certaine , si par hasard elle manquait , ce serait de leur part ignorance , mépris ou malice et alors leur réponse mériterait d'être considérée comme nulle , par précaution et pour leur &éviter la mauvaise , on fera bien de leur dicter la bonne " .
" C'est pourquoi loin de se considérer comme un usurpateur ou un tyran , il s'envisagera comme in libérateur , comme le mandataire naturel du véritable peuple , comme l'exécuteur de la volonté générale , il marchera avec sécurité dans le cortège que lui fait ce peuple imaginaire , de smillions de volontés métaphysiques qu'il a fabriquées à l'image de la sienne le soutiendront dans leur assentiment unanime , et il projettera dans le dehors , comme un choeur d'acclamations triomphales l'écho intérieur de sa propre voix " !
Taine " Des origines de la France comtemporaines : la Révolution " .
"Une langue, c'est un pâtois avec une armée.."
Il en va de même pour toute chose: géo-politique, culture, économie, religion...
L'humain vit toujours dans la loi du plus fort (et du plus corrompu), jamais du plus vertueux...
D'où le chaos permanent et destructeur, toujours actuel...