La lecture d'un post de Pascal Henry, militant dévoué de la langue bretonne, est l'occasion de réfléchir à la pensée de la table rase chère à LFI. Comment concilier avenir de nos langues et table rase ? C'est impossible!
La lecture d’un post de Pascal Henry daté du 13 avril m’amène à réfléchir à la pensée Lfiste. Certains militants bretons sont tentés par la table rase mélenchoniste au motif qu’il est préférable de « se préoccuper du bien-être de la population plutôt que « des mythes poussiéreux » sous-entendu de notre patrimoine ou de notre histoire bretonne.
Il est fait reproche aux militants qui s’efforcent de défendre notre patrimoine, notre culture et de répandre comme on peut la connaissance de notre histoire, de se complaire dans « une vision romantique traditionnelle et parfois passéiste d’un territoire ».
J’ai du mal à comprendre que l’on puisse penser que celui qui cherche à diffuser notre culture et notre histoire - bref les fondamentaux de ce qui fait de nous un peuple- est forcément hostile à la recherche du bien-être de ses concitoyens.
Je n’arrive pas à comprendre que l’on puisse penser que celui qui cherche à défendre sa culture et son histoire, est forcément un sale type de droite, bourgeois dans l’âme. Pour ma part, je suis issu de la paysannerie léonarde, plutôt chrétien-social, très attaché à sa Bretagne comme à la justice sociale.
Le travail que font encore quelques associations est une mission importante qui n’entrave en rien la recherche du bien-être social et environnemental de nos concitoyens. Mais bien plus encore, ce travail contribue au bien-être et protège des errements les plus graves.
Que ceux qui sont tentés par la table rase Lfiste se félicitent car il se trouve que notre culture faite de « mythes poussiéreux » est bannie de l’école de la république. Il se pourrait donc qu’elle fasse encore un peu peur et que ceux la défendent sont en situation de résistance, quelque part. ça aussi c’est humain.
Il semblerait que la pensée mélenchoniste gagne du terrain puisque, à l’instar des députés LFI, même le président de la région Bretagne Loig Chesnais-Girard se montre hostile à la renaissance de l’Alsace.
J’y vois surtout la menace que fait peser sur nous cette « France nouvelle » que nous promet LFI consistant à jeter à la poubelle de l’histoire l’Alsace, la Bretagne et toutes nos vieilles patries et pour faire quoi ? Créer un ensemble de gens que plus rien ne reliera sinon les discours enflammés du chef, la propension à faire marcher au pas et à suivre le clairon qui sonne, au nom d’un bonheur universel promis à tous, mais que personne ne connaîtra jamais. Par contre, malheur à qui ne suivra pas le chef et ne sera pas heureux. Car le chef à toujours raison puisque la république, c’est lui !
Si ce bonheur promis est un mythe politique qui a déjà commis des ravages, La Bretagne n’est pas un mythe. C’est une vieille terre gorgée d’histoires et de valeurs et qui a su accueillir des gens de partout sans pour autant se trahir. Ce n’est pas une puissance militaire, mais juste une puissance de bien-être. Et si vous détruisez cela comme l’entend LFI, c’est la porte ouverte à toutes les dérives et à la polarisation des extrêmes qui nous promet demain la guerre civile. La Bretagne est un socle de résistance à toutes les formes de domination.
La table rase mélenchoniste, dans la pure tradition robespierriste, est foncièrement déshumanisante. Dans ma famille, nous avons encore la mémoire des coupeurs de tête ! L’humanité n’est qu’une chaîne alourdie des souffrances, des joies et des espérances des millions de ceux qui nous ont précédés sur cette terre et dont nous ne sommes qu’un maillon chargé de soutenir ceux qui viendront après. Briser cette chaîne est une atteinte à l’humanité et l’homme n’en profite jamais.
Pour ma part, j’ai toujours été ravi de voir une personne venir d’ailleurs et s’intégrer, faisant sienne notre culture et notre histoire. C’est la Bretagne que j’aime, celle qui vit, se partage, mais encore celle qui se défend.
Celui qui ne sait plus qui il est n’intégrera jamais personne. Il semblerait que cette forme de nihilisme se répande beaucoup ces temps-ci.
La Bretagne « des mythes poussiéreux », j’essaie de la défendre depuis des années, avec des bouts de ficelles, comme beaucoup d’entre nous et sans la moindre subvention publique. C’est notre espérance dans ce monde qui s’écroule et c’est le socle sur la base duquel on peut construire et penser une solidarité communautaire.
Si demain, le peuple breton n’existait plus, je ne vois vraiment pas ce qui nous relierait et au nom de quoi on pourrait prétendre sauver nos langues.
Enfin, je crois pouvoir dire que les Basques, les Catalans, qu’ils soient de gauche ou de droite, n’ont jamais oublié qu’ils étaient basques et catalans. C’est le secret de leur force de résistance. Au nom de quoi devrions-nous oublier que nous sommes Bretons ? Pour devenir quoi ? Parisiens ? Ouestiens ? Lfiste ?
Yvon OLLIVIER
Auteur
evezhiadennoù (53)
C'est soi-disant un blocage pour tout et qu'il faut se débarrasser au plus vite ?
Parler breton empêcherait d'être d'accord avec : rétablir une justice sociale, mieux répartir les moyens financiers et prendre en charge les plus faibles ... donc un programme de gauche ?
A moins que pour être de Gauche, il faut porter un Keffieh, se battre pour un état palestinien et être évasif sur la Russie de Poutine ?
JL Mélenchon est un grand communicant et sait dire ce que les gens veulent entendre.
Est-il capable de s'émouvoir de la disparition du peuple breton comme il semble s'émouvoir de la disparition du peuple palestinien ?
Y-a-t-il un représentant LFI en Bretagne pour lui poser des questions précises sur ce que veut le peuple breton ?
l'ABP pourrait publier les réponses ... et faire de même avec les autres partis politiques en lice ?
Ancien élu à Sant Nazer Saint Nazaire je me suis battu pour défendre mon Pays la Bretagne
Mes collègues pour la grande majorité étaient dans la même pensée humaniste mais leurs partis parisiens les rappelaient à l’ordre jacobin…
J’y ai cru je pensais pouvoir convaincre du bien fondé de la Justice pour mon Pays la Bretagne
Depuis je me déclare Breton Européen
Le jour où la république bananière française arrêtera de nous interdire notre réunification et nos langues… je pourrais reconsidérer ma nationalité
Moi qui suis plutôt de "gauche" et même d'extrême gauche selon les votes
je dis depuis une vingtaine d'années regretter d'avoir chanté .....du passé faisons table rase;; de l'internationale.
Cela ne m'empêche pas d'agir ,de concrétiser des idées,des projets avec des nazairiens,des bretons,des militants internationalistes,
Je confirme qu'il ne faut pas généraliser dans LFI,le PC,LO,le NPAil y a des copains comme nous avons des camarades avec des militants du centre ,de la "droite" humaniste..qui se disent bretons et le font savoir.
Maintenant lorsqu'on me demande si je suis de gauche ou de droite,je dis que je suis du Nord et du Sud!
Bien d'accord avec Yannig Coraud, depuis les années 58, je suis Breton en Europe.
J'avais même proposé que l'on place le Gwenn ha du dans le drapeau européen.
Nous devons construire une force politique et une force économique bretonne ambitieuse.
Reprendre l'élan de nos années de Breizh .
Soyons nous même.soignons pugnace.
Arréter d'aller à la soupe.
Quand je vois Macron passer son temps chez les papes mais motus sur les crimes de l'église catho , se prendre pour un p'tit roi , un pays de plus en plus centralisé , comme au temps de Louis XIV pour payer les guerres , je me demande quelles pensée animent ces gens-là !
Une société n'évolue que très lentement . Le super scandale des enfants qui vivent à la rue en attente du minimum de bien être social le plus élémentaire , de la part d'un pays qui a signé et ratifié "la déclaration des droits de l'enfant" , s'accentue toujours un peu plus !
Il y a à faire , c'est vrai ! Mais de cela nous n'entendons jamais parlé ...
Du gâchis que ces changements de régions obsolètes avant même d'exister .
Sur le terrain, a Redon mes camarades sont CGT & LFI. Bien qu'encarté a l'UDB je fais partie de ce qu'on appelle l'ultra gauche anarchiste.
Et il n'y a pas que cet abruti de Mélenchon a LFI, loin s'en faut... Ruffin, Autain, Coquerel etc. Qui sont de vrais militants sans ornières.
Dommage de voir le monde en série de tiroirs manichéens.
Vous pourriez nous citer la Catalogne. La gauche radicale catalane a littéralement fait éclater le mouvement indépendantiste ces dernières années. Résultat, la question de l'indépendance de la Catalogne a littéralement disparu des écrans radars. Ne reste plus que cette coalition de gauche internationaliste à Madrid, faite de régularisations massives de migrants largement hispanophones (un peu moyen de diluer à terme l'irrédentisme catalan ou basque), de combat uniquement pour l'Etat palestinien, avec un antisémitisme exacerbé.
L'auto-détermination de la Catalogne a disparu car l'idéologie de Gauche est foncièrement hostile précisément à ces histoires d'autonomie ...un autonomisme de gauche c'est uniquement quand un pays est très à droite en fait. Juste provisoire et motivé beaucoup plus par une forme de volonté de "prendre le pouvoir", renverser la table, coup d'Etat, que de défendre une identité ou spécificité.
Mennozhiou rannet.
Aux dernières nouvelles, les états généraux de 1789 et le cirque qui s'en est suivi ont fait un peu ce qu'ils voulaient et au diable les doléances du peuple.
Tout ceci pour dire que la pensée nouvelle s'est déployée , il n'y a pas de peuples , pas d'ethnies , pas de cultures diverses , il n'y a que des citoyens assujettie çà celle -ci .
Dans l'hexagone , il n'y a de fait qu'un seul peuple , une seule langue , une seule pensée "une et indivisible " . L'Europe présent UE sera une extension de ce système peu démocratique et technocratique . Le machin " de De Gaulle " .
De nos jours , demander d'exister en dépit du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est jugé réactionnaire dans l'UE .
En la circonstance, le "mythe poussiéreux" n'était pas moins que la réalité et l'unité du peuple Allemand et donc la nécessité de la Réunification de l'Allemagne, évidemment après reconnaissance de la frontière Oder - Nieisse entre la RFA et la Pologne. C'est heureusement ce qu'il advint qui ouvrait la voie à l'UE.
Cette engeance systématiquement pro-soviétique préférait qu'il y eut ''deux Allemagnes'' puisqu'ils l'aimaient tant ...! (MAURIAC - 1967). Mais elle soutenait et soutient une France jacobine dite ''éternelle'' qui ne l'est absolument pas.
La réalité est que les peuples vivent plus longtemps que les frontières imposées par les guerres. On voit cela partout où les perverses frontières étatiques existent surtout sur le mode post colonial (Lignes Sikes-Picot, Ligne Durant, ...) et organisent de récurrents conflits.
Voici aussi pourquoi la France doit retrouver les provinces.
A
Ce genre de réponse est une réponse de personnes éconduites, d'électeurs de gauche en fait, de complexés. Mais l'autonomie fiscale, la "Bretagne historique", la différenciation, défendre une identité européenne ancienne et enracinée dans une "France nouvelle" toute entière tournée vers l'Afrique et la Méditerranée, est-ce compatible avec l'agenda de Gauche, et de la Gauche française ? J'en doute.
Pas mal font le lien entre Mélenchon, LFI, et le RN qui "risque" d'être aussi infréquentable que Le Pen. Tout est dit et non-dit également. Car LFI est foncièrement hostile à tout ce qui motiverait l'autonomisme breton précisément. Je ne suis pas sûr du tout que ce soit le cas du RN. Même Jean-Marie Le Pen : il était favorable à la réunification de la Bretagne par exemple. Les régions à forte identité, toujours bien vivantes, comme l'Alsace, la Corse, les Pyrénées-orientales, la Flandre etc vote régulièrement RN aux scrutins français et européens. A Roubaix on vote LFI...mais reste t-il un flamand à Roubaix ??
Regarder quinze siècles en arrière, serait être passéiste? (Histoire de Bretagne)
Regarder deux siècles et plus en arrière, serait être moderniste... (Révolution française, et robespierriste)
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Cherchez l'erreur.
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War meur a boent ez eo ret bezañ aketus ouzh roudoù an Dispac'h braz e pennoù pe froudoù politikel a -vremañ...
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Sur un certain nombre de points, il est indispensable de se montrer vigilant quant aux traces de la Révolution (française) dans la mentalité de courants, politiques ou idéologiques, contemporains particulièrement dangereux. Comment peut-on faire l'apologie de la guillotine (ouverture des JO de Paris), par exemple? Veulent-ils prendre exemple sur le pays des mollahs, dont la terreur semble être un pilier incontournable?
A cette époque, le territoire de la Bretagne était celui de la basse Bretagne.
La haute Bretagne était, elle, dans le royaume des francs, carolingiens à l’époque.
Il faut donc également se montrer vigilant sur les récits historiques dont les détournements par rapport à la réalité sont particulièrement problématiques, faute de clarification de l’intention : ignorance ou manipulation.
J'aime beaucoup ce poème de Tahar Ben Jelloun :
CHAQUE VISAGE EST UN MIRACLE
Un enfant noir , à la peau noire , aux yeux noirs
Aux cheveux crépus ou frisés , est un enfant
Un enfant blanc , à la peau rose ,
Aux yeux bleus ou verts
Aux cheveux blonds et raides , est un enfant .
L’un et l’autre , le noir et le blanc ont le même sourire
Quand une main leur caresse le visage ,
Quand on les regarde avec amour
Et leur parle avec tendresse .
Ils verseront les mêmes larmes si on les contrarie ,
Si on leur fait mal .
Il n’existe pas deux visages absolument identiques
Chaque visage est un miracle parce qu’il est unique .
Deux visages peuvent se ressembler
Mais ils ne seront jamais tout à fait les mêmes .
La vie est justement ce miracle .
Ce mouvement permanent et bougeant
Et qui ne reproduit jamais le même visage .
Vivre ensemble est une aventure où l’amour ,
L’amitié est une belle rencontre avec ce qui n’est pas moi ,
Ce qui est toujours différent de moi et qui m’enrichit .
Elle représente à mes yeux quelques traits saillants de l'esprit breton et permet de caractériser la menace que représente LFI pour la Bretagne.
Se souvenir que Mélenchon est un ennemi farouche de langue bretonne et qu'il a qualifié le réseau Diwan de secte. Se souvenir qu'il est un fanatique du jacobinisme et qu'il idolâtre Robespierre, Mao et Castro (on fait mieux comme incarnation de la démocratie).
Se souvenir qu'il justifie la violence et qu'il soutient la jeune garde, ce mouvement d'extrême gauche fasciste qui a assassiné un jeune à Lyon.
Se souvenir qu'il est un vecteur de l'antisémitisme décomplexé qu'il propage sous couvert d'antisionisme.
Tenir bon contre la tentation de tomber dans le piège de la convergence des luttes où le mélange islamo-gauchiste avec le mouvement LGBT et le racialisme se termine toujours par l'élimination du socle culturel des peuples et de leurs identités.
Tenir bon contre le lavage de cerveau idéologique ayant pour but de nous faire croire que LFI aurait des idées nouvelles alors qu'il s'agit d'idées datant de la révolution Français, du Marxisme Léninisme et de quelques relents de vapeurs soixante huitardes.
Tenir bon contre la tentation de vendre son âme pour obtenir à tout prix un poste aux élections..
Personnellement, je ne veux pas plus d'une nouvelle Bretagne que d'une nouvelle France où le grand remplacement assumé et voulu par LFI aboutirait à la disparition du peuple breton.
LFI est un poison mortel pour la Bretagne, son peuple, sa culture et la langue bretonne. Luttons pour faire barrage à ce parti et n'acceptons aucun compromis, aucune association.
Ma chomomp unanet ha war evezh, ne vo ket tu da LFI d'en em silan er vro. Ene Pobl vreizh ne glot ket gant mennozhioù LFI hag an hent nemetan da vont gantan eo hini ar furnezh.
Chomomp hon-unan hag e chomimp bev.
Bevet Breizh dieub !
A galon
"A rei, ha skei Ataw"
En ce moment, le "Canon Français", organisation d'extrême-droite, organise des meetings politiques sous couvert de réunion amicales gastronomiques. La structure appartient à un milliardaire d'extrême-droite exilé en Belgique pour raison fiscale... Un meeting a été organisé près de Rennes l'année dernière. Cette fois, c'est près de Quimper qu'ils veulent se réunir.
Occupez-vous de ça plutôt que de LFI.
Tout ce que j'ai pu voir de "reproché" au canon français , c'est d'attirer des gens d'extreme droite. Mais plutôt que de vise ces gens là, on vise la structure les attirant.
Est ce qu'on interdit le foot quand il y a des militants d'extrême droite dans le stade ?
Pourtant, le fond de cette attaque me paraît clair : la gauche n'aime pas la culture française de village. C'est un message même pour la culture bretonne. Comme le dit cet article , aimer et promouvoir sa culture, c'est d'être d'extrême droite. Merci de le confirmer par ce commentaire.
Faut pas s'étonner de la diminution de la gauche en France. C'est de ça que vous devriez ça vous inquiéter . Mais je tiens beaucoup le projet tribale de LFi pour responsable .
Je suis désolé que tu aies cru que mon écriture ait pu laisser entendre que je pourrais remettre en cause l’utilité de ton engagement. Non, Yvon, tu n’étais pas visé et le but n’était d’ailleurs pas de désigner qui que ce soit mais juste de proposer une contribution “disruptive” au débat, justement pour qu’elle fasse débat. Et ta réponse, avec laquelle j’ai des désaccords importants, tu le sais bien, fait bien débat, elle aussi.
Par ailleurs, je ne voudrais pas laisser croire que je te soupçonne d’être “réac”. Nous ne sommes bien sûr pas sur les mêmes positions écologiques et sociales mais je sais fort bien comment tu as pris immédiatement une position claire par rapport au PNB. D’autres ne l’ont pas fait.
Alors, réglons un point pour ne pas s’inventer une hostilité à partir de laquelle d’aucun pourrait en venir aux caricatures faciles à dénoncer, une procédé pour mieux disqualifier le contradicteur et éviter ainsi que se frottent les idées. Je ne suis pas hostile à l’Histoire, les mythes, la tradition. J’ai lu tout ce que je pouvais lire sur ces sujets qui me passionnent aussi. MAIS, je ne crois pas qu’ils soient suffisants à construire des majorités, celles qui permettent de changer concrètement les choses, tout simplement parce qu’ ils ne suffisent pas à rassembler une population dont les préoccupations sont, souvent, d’abord (ou aussi), la santé, le dérèglement climatique, le social. C’est je crois ce qu’ont compris des partis comme EH BAÏ, la Plaid Cymru, le Sinn Féin, le FLNKS, le PLR, les Partis Corses... Et pour le coup, des fantômes poussiéreux et un imaginaire caricatural et folkloriste (le mot est péjoratif en langue française, par en anglais, je crois), parfois fruits d’une culture façonnée par le colonialisme français sont, pour beaucoup, dont moi, au mieux insuffisants, au plus des repoussoirs. Il faut, ici, désamorcer le faux procès qui pourrait m’être fait : je ne parle pas de la culture traditionnelle bretonne, vivante, riche et inclusive, mais du vilain équivalent du raciste “Ya bon banania” que la France coloniale a développé aussi sur la métropole et qui perdure aujourd’hui chez Morvan, par exemple (avec une dose de complotisme presque risible quand on lit ses écrits).
Cela étant dit, si nous travaillons dans le même sens sur les sujets qui nous tiennent tous les deux à cœur, nous avons -il faut le reconnaître- des points de vue divergents sur d’autres sujets -c’est la vie démocratique - ainsi que sur la stratégie. Je ne prétends pas être omniscient, et je salue le militantisme des différents·es acteurs·ices de la défense de la Bretagne réunifiée, culturelle et linguistique, dont toi, quand bien même elles et ils adoptent des stratégies différentes, car ils ne s’arrêtent pas à des postures (dans les bars, les bretons sont indépendantistes mais quand il faut agir pour la Bretagne, les mêmes sont plus discrets). C’est le cas, de bon nombre de militant·e·s de différents partis bretons, avec lesquels je peux bien avoir des différents parfois très importants sur bien des sujets, du Parti Breton, de l’UDB dans laquelle je compte plus d’amis·es, bien sur, de Dispac’h dont je salue l’engagement dans mon post bien que le ne sois pas indépendantiste, de Christian Troadec dont je salue la réélection, de mon ami Paul Molac ou de toi, mais aussi avec des militants·es de partis “français”, de droite comme de gauche. J’ai évidemment d’autant moins de différents que les partis bretons ou français sont proches de la gauche écologique et sociale, c’est vrai, car c’est là, selon moi, que ce trouve l’alternative à l’accumulation financière et patrimoniale des plus riches, au pillage de la planète, aux va-t-en guerre, etc.. J’ai cependant de très bonnes relations avec beaucoup de militants·es de partout, avec nos points d’accord bretons, malgré nos désaccords.
L’amour ou les preuves d’amour ? Hors-mis à l’extrême-droite, on ne trouvera plus, dans aucun parti de France, une ligne officielle condamnant les langues dites “régionales”, la diversité culturelle, etc. Pour autant, la France est le cancre européen de la reconnaissance de cette diversité culturelle, de respect de la démocratie quant au découpage territorial (comme pour le respect des droits humains en général, l’utilisation des pesticides, du nombre de mort au travail, etc.). On peut se jeter à la figure les propos honteux tenus dans tous les partis ( à part, peut-être le NPA) ou glorifier les propos sympathiques tenus -aussi- dans tous les partis. Ce que l’on veut, ce n’est pas des paroles, ce sont des avancées et des mesures urgentes, planifiées et financées (comme celles que tu as proposées aux dernières régionales, avec le Plan Marshall). Le reste est négligeable.
Les partis ne sont que des outils pour changer les choses, pas des religions. Je tiens à rappeler quelques faits puisque la LFI est mentionnée et que d’aucun justifie leur engagement (plus droitier) par des propos déplorables tenus dans le passé par certains de ses membres (auraient-ils pu s’engager davantage à gauche à cause de propos tout aussi déplorables -j’ai la liste- de ceux qu’ils soutiennent pourtant ? Je ne le crois pas car ils ont, comme tout le monde et c’est leur droit, d’autres critères d’engagement que la Bretagne.). LFI est, en effet, pour l’égalité des droits des citoyens·nes en France. C’est à dire qu’elle ne souhaite pas que des citoyens·nes aient des droits que d’autres n’ont pas. Tu objecteras, et tu auras raison, que c’est le cas aujourd’hui, en matière sociale, de développement du territoire, de l’aménagement du territoire, du financement par habitant, du budget de la culture, de la politique de santé ....de choix des langues. C’est un point d’appel qui doit, en effet, être soumis à débat dans la société et ce débat que plusieurs membres de LFI, comme d’autres, font vivre est loin d’être terminé en Bretagne comme en France.
LFI parle de “Nouvelle France”. Cette expression valise fut aussitôt instrumentalisée en dénonciation par une fachosphère qui ne perd pas une occasion de dénoncer ce qui lui fait fantasme et cette grille de lecture fautive est souvent reprise sans analyse, par paresse ou opportunisme, par de trop nombreux acteurs politiques (comme le fut la dénonciation du soi-disant “wokisme”, de la soi-disant “Théorie du genre”). Non ce n’est pas la France de la population racialisée, la Nouvelle France (je sais que ce n’est pas ce que tu dénonces-toi), c’est la France actuelle dans ce qu’elle a de nouveau. Elle est nouvelle car elle est toujours en renouvèlement, avec une population toujours renouvelée, avec un environnement toujours renouvelé, avec des besoins renouvelés. Depuis la constitution de 1958, depuis l’avènement de la 5è République, bien des choses ont changé (la colonisation, l’intervention des femmes dans la vie politique, la diversité culturelle nouvelle qu’apporte les mouvement de population, le droits des homosexuels, la contraception, la conscience écologique, la mondialisation, les réseaux de communication...). C’est ça, la Nouvelle France, avec des luttes nouvelles, des droits nouveaux à conquérir. Alors, oui, c’est “la France”, mais cela pourrait être la “Nouvelle Bretagne”, comme fut déclinée la “Nouvelle Nantes” dont le candidat tête de liste aux municipales, dans une vidéo EN BRETON, explique comment il faut mettre en place des R.I.C, une 6è République. Comment la 6è République ? Par une Constituante rédigée par le peuple (bon à savoir, 74% de la population française est favorable au soutien aux langues “régionales”) et soumise à référendum. Certains objecteront, à raison, que dans “Nouvelle France”, il y a “France”, ce qui n’est pas pour satisfaire les indépendantistes; je le conçois. Mais ce n’est alors pas une opposition pour les mêmes raisons que celles de la fachosphère et les arguments de cette dernière sont alors à tenir à l’écart.
Et puis, si le discours change, enfin, à LFI, c’est aussi qu’il y a une nouvelle génération d’élus·e·s. Si je suis cohérent avec mes propos précédents, les discours ne sont pas si importants, car il se peut qu’ils ne soient qu’à visée électoraliste (ce qui constitue déjà une victoire). Mais le concrèt, c’est aussi que le programme de LFI aux dernières régionales B4 était jugé comme l’un des plus ambitieux pour le breton (un point d’appui pour renforcer les exigences de tous·tes les acteurs·rices -dont toi- de la Bretagne culturelle réunifiée), que sur les 21 candidat·e·s aux législatives qui ont répondu au questionnaire “Pour que vivent nos langues” (PQVNL) pour modifier la constitution afin de mieux accueillir les langues dites “régionales”, 14 étaient de LFI, que des députés LFI ont envoyé plusieurs questions écrites au Gouvernement sur l’enseignement de la langue bretonne et/ou manifesté avec PQVNL et/ou manifesté pour la Réunification, et/ou co-signé un courrier de Paul Molac pour le brevet en breton, et/ou co-signé une proposition de Paul Molac pour la Réunification, et participé à la REDADEG, soutenu le maintient de filières bilingues ....et que la LFI est LE groupe européen à avoir soutenu les élus·es catalans·e·s persécuté·e·s par l’Espagne, les élus autonomistes et indépendantistes corses, le FLNKS, la Parti indépendantiste réunionnais, ....Je ne dis pas que c’est suffisant, qu’il n’y a pas des marches supplémentaires à gravir, qu’il n’y a pas de contradictions qu’il faudra bien régler. Surtout, sache que je ne compte pas sur cela pour convaincre des électeurs bretons de droite, du centre-droit, du centre gauche de soutenir la LFI, ce n’est pas mon but : Je sais pertinemment qu’ils ne le feraient pas, même avec le meilleur programme “breton” car ils sont, c’est leur droit, trop de droite, trop conservateurs, trop proches de partis français opposés à LFI pour le faire. À vrai dire, je m’en moque et je respecte l’opinion de chacun même s’ils ne partagent pas mon idée de l’urgence sociale, écologique, démocratique et sanitaire. Je veux juste dire que LFI, si elle est loin d’être parfaite sur ce sujet, c’est aussi ça, ce n’est pas monolithique sur ses sujets, comme les autres partis sans doute. Choisir de l’ignorer, comme ignorer, d’ailleurs, toute initiative positive qui que ce soit membre de quelque parti, c’est se limiter dans un objectif, fut-il le seul que nous avons en commun : construire des majorités d’idées sur les sujets bretons (et pas seulement). Pour le reste, nous nous opposerons sans doute, sans concession mais dans le respect de chacun.
si il y avait plus de militants comme toi, notre langue serait sauvé
Que Mélenchon soit un "Biiiip !" (Remplacez le signal sonore par le mot de votre choix), c'est une évidence ! Mais Mélenchon ne résume pas LFI. C'est une force de gauche efficace avec des vrais non dogmatiques comme Ruffin etc.
D'ailleurs l'UDB 44 a joint ses voix a LFI sir Nantes lors des dernières municipales ! Et c'est très bien & très intelligent.
Je trouve inepte de mettre tout le monde derrière des étiquettes a tiroirs !!!
Restons bretons donc : de gauche, solidaires & citoyens. Quant à Bolloré...
C'est trop réducteur et l'on ne peut pas dédouaner quelques individus membres de LFI parce qu'ils sont sympas lorsqu'on connaît l'idéologie et les thèses de ce parti et de son grand patron Mélenchon. Il devait surement y avoir quelques gars proches du peuple dans la masse des effectifs de la Waffen SS, "sous réserve d'être de leur bord" mais il n'empêche qu'ils appartenaient tous à un mouvement au service du Reich.
Quant à résumer que rester breton c'est être de gauche, c'est l'antithèse de ce qu'il faut faire. Pour être Breton à mon sens, il faut faire passer les intérêts de notre pays avant les sensibilités partisanes et fédérer les Bretons de tous bords pour peu qu'ils souhaitent s'émanciper et reprendre leur destin en main.
A galon
La (très) longue réponse, bien écrite, de ce Mr Paskal Henry, est, à mon sens, une belle manoeuvre d'enfumage à laquelle, je suis navré de le remarquer, même toi, Yvon, tu t'es laissé prendre. L'art de l'enfumage étant une des caractéristiques intrinsèques de LFI, parti aux relents castro-staliniens et dont les militants, quoi qu'on en dise, sont aux ordres du grand gourou qu'est Mélenchon, il est donc fondamental, encore une fois, de ne lui accorder aucune voix lors des prochaines consultations électorales. Faisons lui barrage dans toutes les communes de Bretagne, c'est la seule et unique possibilité pour que notre pays, nos langues, nos cultures et notre âme puissent se construire un avenir. Diwall, tudoù, lakomp ar strollad-mañ mont da kutuilh brulu 'ba Menezioù-Are. A galon,
Et si votre chronique était l’explication du raidissement de la république française face aux velléités identitaires présentes sur le territoire français.
Identités du passé, qui peinent à être celles du présent et du futur, que vous représentez et défendez.
Identités nouvelles, récentes, exogènes et ayant leurs propres règles, dominantes dans certaines zones du territoire, y compris à forte identité historique, fonds de commerce de LFI, que vous attaquez.
Identités du passé en déclin démographique.
Identités nouvelles qui contribuent le plus largement au solde naturel de population de la France.
Oui, d’accord, l’indépendance. Mais est-ce réaliste ?
Face à cela, la France doit trouver un chemin nécessairement escarpé.
C’est un des enjeux de la prochaine élection présidentielle qui, je l’espère, posera le sujet.
J’espère que votre chronique avait le même but et non celui de défendre un point de vue forcément partisan et qui ne répond pas aux problématiques actuelle et future.
La création existe dans les écrits ; les chanson et musiques , les danses , le théâtre , les vêtements ...
Nous ne sommes pas arrosés de subventions par le pouvoir centralisateur parisien pour exister .
Quant au déclin démographique il touche toute la planète excepté quelques pays qui commencent à vivre leur transition en mode accéléré , certes la population s'accroît encore . Mais il est vrai que l'Europe , l'Asie de l'est, l'Amérique sont en hiver démographique prononcé .
Mais si nous observons les pays qui marchent bien économiquement en Europe et qui sont prospèrent , ils sont de petite taille . Suisse , Norvège , Tchéquie , Pays Bas , Slovénie , Danemark....
La France devrait se préoccuper de son économie , de sa capacité à produire et générer de la valeur ajoutée pour pouvoir partager des richesses qu'elle n'a plus .
Financièrement pour l'état c'est catastrophique , il faut redresser les murs . Mais , ce pays a bien du mal à s'adapter et à réformer de façon juste pour s 'assurer un avenir .
La France est un pays de seconde division économiquement , nos industries fournissent - de 10°/° de emplois et les technologies nouvelles vont en détruire 3 millions dans les services hélas . C'est la prochaine crise qui vient pour "les cols blancs " .
A la prochaine élection présidentielle , la question sera comment innové dans l'appareil productif et redevenir productif et compétitif .
Le reste c'est de l'idéologie venue du 19 ème siècle , la question sociale et de justice fiscale en France va demeurer un sujet de campagne .
Nous avons des niveaux de prélèvements bien haut pour être compétitifs sur les marchés . La balance commerciale ne ment pas depuis des décennies . Négative !
L'état est trop lourd , trop dépensier , trop emprunteur . Les collectivités territoriales trop complexes avec des projets coûteux sont également responsable de cette dette folle .
Nous devons lever les hypothèques financières , les individus inquiets pour leur avenir ne peuvent plus se projeter et avoir des enfants car l'incertitude est réelle quant à l'avenir .
En économie : "on ne règle pas ses comptes avec le passé , pas plus qu'avec les vieilles recettes périmées" .
Il faut ajuster efficacement en espérant de bons résultats par des efforts .
Sur le déclin démographique, je ne partage pas votre point de vue, concernant la France.
Sur les chiffres 2022 de l’INSEE, le solde naturel de la Bretagne administrative est de – 0,12% (+0,3% en Ille et Vilaine, entre -0,3% et -0,4% pour les trois autres départements), ce qui représente un solde négatif de 4 225 habitants (certes contrebalancé par un solde migratoire positif de 23 476 habitants, pas tous bretonnants probablement).
Dans le même temps, le département de Seine-Saint-Denis affiche un solde naturel de + 1,2%, soit 20 184 habitants et un solde migratoire négatif de -0,4%, soit 6 728 habitants.
Les dynamiques démographiques à l’intérieur de la France ne peuvent être ignorées.
Pour revenir au sujet de la chronique, vous savez quel parti a pris les commandes des exécutifs locaux de Seine Saint-Denis.
Concernant l’aspect économique, je partage l’essentiel de votre commentaire.
Malheureusement, la France a perdu le contrôle des leviers qui permettent de piloter une économie qui serait susceptible d’assurer un minimum des objectifs de redistribution.
L’économie est mondialisée et toute contrainte, sociale ou fiscale jugée excessive en France se traduit immédiatement, pour les plus gros acteurs économiques, par des délocalisations de production et de siège fiscal.
La France n’a plus de marges de manœuvre pour assurer le financement de son modèle social qui demande toujours plus.
La solution mise en oeuvre depuis les années 1980, c’est l’endettement, ce qui conduit à la situation actuelle de la dette qui nous conduit tout droit vers la prise en main par la Troïka (FMI, Commission, BCE)
Dans tous les cas, collectivement, on n’échappera pas aux efforts que vous mentionnez.
La seule incertitude, c’est l’intensité de ces efforts et leur répartition.
Le secteur tertiaire va être bouleversé , bien des personnes ne trouveront plus de travail hélas .
Quant au nombre d'habitants et la démographie , les flux que nous avons connus vont se tarir car les besoins seront moindre pour l'industrie également , l'agriculture , également , le secteur du tourisme .
Tout les continents vont expérimenter ces faits économiques , sociaux et environnementaux .
Aux USA des manifs ont lieu en ce moment pour tenter de retarder ou empêcher les destructions d'emplois , y compris les législateurs s'y collent à tort ou à raison dans le Maine par exemple le gouverneur vient de légiférer ....
Mais , ce fait va s'imposer , les populations suivront et adopteront ces technologies . La nouveauté , l'inédit conduit à la consommation de ce type de produit en général . C'est ainsi .
La Chine l'a compris la technologie est devenue le moteur des croissance , d'ailleurs elle soutient mollement sa politique nataliste car les dirigeants savent que le nombre désormais importe peu face aux réalités de marchés d'exportations , car il s'agit de capter la richesse là où elle est encore présente USA , Japon , Europe et golfe , il suffit de regarder les excédents commerciaux de ce pays .
Une fois le marché intérieur comblé , les routes de la soie sont là pour réguler les flux de marchandises de L'Atelier de Monde vers les citoyens devenus consommateurs de la novation .
C'est la principale orientation économique des surplus et du développement .
Les transferts financiers , nous disent qui sera appauvrit demain , les balance des paiements sont le juges de paix à cet égard .
La Chine comptera 770 millions d'habitants en 2100 contre 1,4 milliards en 2025 ce n'est pas un sujet d'inquiétude pour eux , les aînés ne coûtent pas cher aux systèmes étatique car ils n'ont pas d'équivalent à ceux pratiqués en Occident , pas plus que pour les nouveaux nés .
La Chine est plus nationaliste et pragmatique qu'idéaliste . Le bien -être avant tout c'est aussi ce que nous voulons en somme . Mais il n'y a pas que ce que l'on met dans son assiette qui rend heureux . Les libertés individuelles aussi et celles de penser ou d'avoir une opinion sont majeurs pour une société .
Les sociétés occidentales sont socialisées , généreuses mais en panne .
Par contre ce que l'on voit bien en Europe c'est que les états entre 2 et 10 millions d'habitants fonctionnent mieux ; Danemark , Suède , Norvège , Suisse , Slovénie , Tchéquie , Finlande Luxembourg , Eire , l'Idh est meilleur même si les rouages sont un peu ou sensiblement différents .
Quant des nations connaissent un hiver démographique à l'excès des corrections viennent avec le temps c'est une question de survie . Pour les autres qui connaissent la croissance démographique forte , c'est un autre problème humain pour fournir les ressources élémentaires : eau , logement ,énergies , nourritures , le transport , soins et éducation .... pour une stabilité politique de leur peuple .
Mais , pour tous c'est donner un sens à son existence dans la dignité qui prévaut .
C'est pourquoi respecter les racines est une balise dans ce monde un peu égaré . La Bretagne en a
c'est sa boussole : une langue : le breton , des coutumes , une culture , une histoire ...
En Bretagne 1,4 million d'habitants estimés au XV ème , 2,1 en 1750 , 3 millions en 1914 , 5 millions en 2026 . Il y a eu progression constante sauf au moment de la peste au XIV ème ?
Ce n'est pas le nombre qui a fait la Bretagne mais sa volonté d'exister . Ouvrage "L'acte d'union " D Le Page et Michel Nassiet " l'évoque très bien . Skol vreizh .
JJ Rousseau le mentionne au XVII dans les méthodes de gouvernance des société " le contrat social" .
Vos données sont incohérentes.
Soit la Bretagne c’est une langue, le breton et, dans ce cas, la population c’est ~ 1,3 millions d’habitants et non de locuteurs (la basse Bretagne), le reste, c’est gallo.
Les 5 millions n’existent pas. Les 3,5 millions oui.
Peut-on construire sur des fantasmes ???
vous ouvrez des perspectives très intéressantes appuyées sur des chiffres factuels et votre analyse concernant la situation de l'état Français et de ses marges de manoeuvre est très lucide. Je regrette cependant le choix de certaines références. Prendre la Seine Saint Denis comme exemple pour la dynamique démographique sans mentionner que ce département compte plus de 30% d'étrangers et qu'une très grosse partie des naissances est issue de cette population, ne me semble pas très objectif. Il en va de même pour le solde migratoire de ce département qui en effet, est négatif, en raison de la fuite des Français de souche et des Français juifs qui désormais, cherchent à se préserver des pressions communautaires et d'un environnement criminogène très vives dans ce département. En réalité, votre point de vue est irréconciliable avec celui de Kreizteiz Breizh car vous pensez comme un Français voire comme un parisien lorsqu'il pense comme un Breton. Je veux dire par là que vous êtes dans l'instant lorsqu'il est dans la perspective et dans la rétrospective historique. Votre vision d'une langue, une population... est très Française et jacobine et si vous aviez rajouté, une terre, elle aurait été germanique au temps du Reich. La langue Bretonne ne se réduit pas à la Basse Bretagne comme la Bretagne ne se réduit pas à la Bretagne administrative. Le Breton est la langue historique et nationale du peuple Breton peu importe le nombre de ses locuteurs quand le gallo est un dialecte respectable de langue d'oil dont personne ne sait fixer la frontière à l'Est de son aire linguistique.
Pour être plus clair, le Romanche en Suisse est l'une des 4 langues nationales pratiquée par 40 000 personnes dont la moitié ne réside pas dans son aire historique. Le gaélique écossais est parlé par 50 000 personnes sur 5 millions d'écossais mais il est officiel et un marqueur national pour tous les écossais. L'irlandais est pratiqué au quotidien par 70 000 personnes essentiellement dans les Gaeltachtai mais il est la première langue officielle de l'état irlandais et l'un des piliers de l'identité nationale du peuple irlandais.
Comme Kreizteiz Breizh, j'ai une vision bretonne du monde ancrée dans notre histoire, notre culture, nos codes. Je suis l'incarnation de ce que ne supporte pas l'état Français et jacobin. Je respecte votre vision Franco-Française même si je ne la partage pas. En contrepartie, souffrez que certains Bretons soient encore libres de penser et dire le Monde comme ils le voient.
A galon.
Ne tombez pas dans la caricature du parisien jacobin.
Je suis nantais et je considère qu’un rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne se ferait au bénéfice exclusif de la Bretagne. Et au détriment exclusif de Nantes et de la Loire-Atlantique.
Et c’est en tant que nantais que je m’oppose aux prétextes historiques et culturels très largement surévalués par rapport à la réalité qui sont avancés par les partisans de ce rattachement.
Votre vision est très britto-centrée, et c’est votre droit.
La mienne est nanto-franco-centrée et c’est mon droit.
Ce débat n’aurait pas lieu d’être s’il n’existait pas de velléités d’annexion administrative de la Loire-Atlantique par la Bretagne.
Vos données sont incohérentes.
Soit la Bretagne c’est une langue, le breton et, dans ce cas, la population c’est ~ 1,3 millions d’habitants (et non de locuteurs) (la basse Bretagne), le reste, c’est gallo.
Les 5 millions selon vos critères historico/culturels n’existent pas. Les 3,5 millions oui.
Peut-on construire sur des fantasmes ???
19 000 scolaires prennent le breton et 3 000 adultes chaque année dont en pays rennais et pays nantais aussi . Diwan et Div yezh y sont implantés et y enseignent le breton . Certes, c'est minoritaire comme ailleurs , c'est pourquoi il faut faire beaucoup plus .
La Redadeg qi démarre à Lannion finira à Nantes et passera à Rennes également .C'est un évènement qui touche toute la Bretagne que nous aimons .
Je comprends que çà vous fasse bondir sur sur siège devant votre écran et que çà " vous rende malade " mais c'est la réalité en 2026 .
Il y a 110 000 locuteurs et locutrices de la langue bretonne en 2026 . C'est peu !
Les 3, 5 millions de breton(ne)s c'est le chiffre de la région administrative . Ce n'est pas la Bretagne .
5 millions ce sont les habitants actuels en 2026 de la Bretagne historique qui fut annexée en 1532 .
Voilà ce dont je parle celle qui est "une et indivisible " .