
Débat sur le budget des langues régionales
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Au terme de trois jours de débats au Conseil régional de Bretagne, réunis à Rennes, les élus ont adopté jeudi 12 février 2026 le budget primitif 2026 de la Région. Dans une session marquée par de vifs désaccords entre majorité et oppositions, le programme 301 consacré aux langues de Bretagne a cristallisé les tensions : budget maintenu mais jugé insuffisant par plusieurs groupes dont la droite et les autonomistes, dans le contexte du recul des locuteurs et de la fragilité des filières d'enseignement.
Pour l'élue autonomiste Ana Sohier, du groupe Breizh a-gleiz, le budget 2026 marque un coup de frein par rapport à la trajectoire du plan de réappropriation voté en 2023, alors que les signaux d'alerte s'accumulent (baisse des locuteurs, effectifs repassés sous 20 000 élèves, fragilisation des acteurs, crise financière des écoles Diwan). Elle résume ainsi l'enjeu :
« Dans ce contexte, le budget primitif qui nous est présenté marque un ralentissement de la trajectoire votée en 2023. Le budget des langues de Bretagne pour 2026 a été fixé à 11,99 millions d'euros, soit quasiment le niveau cible de 2025, une année de retard finalement, alors même que les signaux d'alerte se multiplient. (…) C'est pourquoi nous proposons un amendement simple : respecter la trajectoire votée. Ce plan prévoyait 12,58 millions d'euros en 2026. Ce n'est pas un luxe, c'est le minimum pour éviter un décrochage durable. »
Lors de la séquence de vote, l'autonomiste Christian Troadec, désormais dans l'opposition après avoir quitté la majorité régionale en 2025, a livré une intervention très offensive. Il a ciblé la convention État-Région et l'absence de moyens supplémentaires, en dénonçant un choix politique qui reviendrait, selon lui, à freiner au moment où il devrait accélérer :
« La convention spécifique, elle ne fonctionne pas. (…) Au moment où on devrait plutôt appuyer sur l'accélérateur, on est en train de tirer sur le frein à main. Et aujourd'hui, ne pas donner les moyens supplémentaires financiers indispensables pour l'ensemble de cette politique du plan de réappropriation va nous conduire dans une impasse, et dont certains ici, au regard de l'histoire et tout simplement de l'avenir de la langue bretonne, en tiendront l'entière responsabilité. »
Budget 2026 de la Région Bretagne : plus de 50 associations alertent sur un possible « gel » du plan langues
Le budget comprend toutefois plusieurs annonces mises en avant par l'exécutif : l'ouverture annoncée à Rennes, à la rentrée 2026, d'un parcours de formation d'enseignants en breton (20 places), à l'image de celui de Brest, ainsi qu'une augmentation de 50 000 euros de la subvention à la Fédération Diwan.
L'amendement proposé par Breizh a-gleiz a été rejeté. Cet amendement dénonçait le reniement des engagements de 2023 : « Selon le plan de réappropriation linguistique adopté en 2023, le budget du gallo devait passer de 1 328 600 euros en 2025 à 1 504 150 euros en 2026, et le budget du breton devait passer de 10 661 500 euros en 2025 à 11 078 400 euros en 2026. Le total de la politique linguistique pour 2026 devrait donc approcher 12 580 000 €.
Dans le budget primitif qui nous est proposé, il est de 11 990 000 euros, c’est-à-dire à peu de choses près le niveau-cible du budget 2025. Cela correspond à un an de retard sur le calendrier voté en 2023. Pourtant, il y a eu depuis de mauvaises nouvelles qui devraient nous conduire à accélérer plutôt qu’à décélérer : la chute du nombre de locuteurs plus rapide qu’anticipée, la première baisse du nombre d’élèves en filières bilingues et immersives, sont des signaux de fragilité à ne pas négliger. Un rebond face à ces difficultés suppose a minima de maintenir l’engagement initialement prévu par la Région Bretagne. »
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Breizh a Gleiz
l'amendement pour le Rehaussement du budget Langues de Bretagne
evezhiadennoù (101)
Certes , c'est beaucoup d'argent 12 millions mais pour soutenir durablement le breton qui donne son nom à la Bretagne c'est 30 millions minima qu'il faudrait .
En 2030 , il y aura que 70 000 personnes en Bretagne capables de s'exprimer en breton ; en 2050 : il ne restera que quelques milliers ....
Il faut "un statut officiel" et "une reconnaissance officielle " pour cette langue sauf à dire que celle-ci va disparaître , c'est dans un cadre technique d'enseignement que le breton peut se maintenir .
2°/° seulement des jeunes Bretons prennent cette langue soit 19 000 actuellement scolarisés en Bretagne c'est 50°/° des jeunes Basques qui ont une offre d'enseignement en langue basque .
Force est de constater que quelque soit le parti qui dirigera la région administrative , nous connaissons le modèle , en finir avec le particularisme culturel breton en France .
Les objectifs de 30 000 enfants apprenant le breton ne seront pas atteints en 2030 , les moyens financiers ne sont pas là sauf à se défausser de la responsabilité politique .
Oui , le génocide culturel du breton en France est un fait politique mais pas que évidemment .
L'Etat français organise sciemment la rupture de l'enseignement du breton en refusant l'ouverture des structures à la sortie du CM2 en collège c'est pourquoi face au peu d'offres d'écoles les enfants abandonnent cet enseignement .
Quant aux départements exceptés le Finistère et timidement le Morbihan on flirte le zéro financement en soutien à la langue bretonne .
1 273 bretonnants âgés meurent chaque mois dans l'indifférence quasi généralisé de ce qu'ils représentent culturellement .
Ce n'est jamais le moment de réparer ce qui a été abimé auparavant depuis 1900 .
La Bretagne sans cette langue n'existera plus et donc son peuple breton non plus .
Le plan de réappropriation des langues de Bretagne est un outil à mettre en oeuvre accompagné d'une volonté forte de secouer cette atonie . Il faut des enseignants , des locaux pour apprendre à l'école .
Mais nous nous devons espérer encore et encore .
Mantret on alato !
Hep brezhoneg Breizh ebet !
Alors les alliances d'intérêts momentanés et contre nature me font doucement rigoler . C'est d'être à droite ou d'être à gauche qui est leur priorité ... Pas crédibles tous ces gens !
Tout cela nous montre que le fait d'être minoritaire nous prive des droits élémentaires en tant que peuple breton minoritaire . Le Droit est basé sur un principe pour être totalement accepté celui de la capacité à accepter la réciprocité de ce droit c'est à dire à l'altérité , en somme je te reconnais en tant que minorité .
Là c'est nous signifier " vous n'existez-pas " donc vous n'avez aucun droit légalement , c'est le fait majoritaire qui dirige car c'est un fait entier sans concession aucune .
Je finis par me dire que la politique exercée apporte dans biens des domaines plus de problèmes qu'elle n'en résout .
Oui , il faudrait un volontarisme réel pour transformer la vie politique .
En résumer , le personnel politique ne sait pas rendre les gens heureux parce qu'il est roué aux pratiques du seul pouvoir à garder ici comme ailleurs en France .
Ni hon - unan ken -se ha setu toud hiviziken !
Mais il n'existe pas de langue néo-aquitaine, une région immense, nouvelle, avec traditionnellement de l'occitan limousin, du gascon, de la Langue d'Oil méridionale, de l'Occitan "standard" (ou languedocien), du basque...ils peuvent au moins justifier le concept ainsi de "langues de Nouvelle-Aquitaine".
Pourquoi la mini-Bretagne se rabaisse en "langues de Bretagne", alors qu'il y a une langue qui préexiste largement à la Bretagne elle-même, lui a quasi donné son nom : le breton ??
"Breton" semble un gros mot.
Le concept de "langues de Bretagne" est en soit, un large programme de déconstruction/débretonnisation, totalement fallacieux, artificiel, idéologique, de la zizanie crée sciemment, de la division, de la dépossession. Car une politique linguistique, c'est un budget distincte pour 1 langue...on ne mélange pas la carpe et le lapin. En Belgique il n'y a pas un ministère bruxellois des langues de Belgique, supervisé par des francophones, cela n'aurait aucun sens. C'est profondément débile.
On se préoccupe, très étrange dans un contexte, des poignées d'élèves (10, 20 ?) scolarisés potentiellement en breton à Rennes. On s'en fout non ?? Quel paradoxe !
Mais tout cela n'aboutit qu'à une réalité : la Région n'est qu'une confiscation budgétaire rennaise..une ville pas maritime, archi-ttournée vers Paris, qui n'a jamais parlé le breton.
La Capitale des Pays de la Loire dispose par contre d'un Lycée et Collège Diwan, c'est tout dire. Pourtant les "bas"-bretons n'affluent plus depuis bien longtemps sur les bords de la Loire...
La Bretagne ne se résumera plus qu'à Rennes, le mot "breton" et sa langue disparaitront, ne restera plus des "Bretagnais", habitants de la Bretagne, mélange de rennais et de retraités français.
Le breton est bien une langue de l'Ouest, c'est quand même plus valorisant que de n'être plus que l'un des maillons patoisants d'une petite région administrative.
Tugdual votre gesticulation pro “grand ouest” est en plus d’être méprisante et brittophobe, culturellement francilienne et ethnocentrée. La Bretagne est à l’ouest de Paris…pertinent pour un parisien, ok! Parisien qui généralement est dans le déni absolu d’une altérité historique bretonne. Mais est ce pertinent pour un breton qui s’inscrit dans une histoire et une civilisation brittonique plus que millénaire ? Pas complètement, la sudité de la Bretagne par rapport au Pays de Galle et à la Cornouaille Brittonique m’intéresse plus que votre ouestitude.
N’en déplaise à certains (Paol) les villes des marches de Bretagne (Nantes, Rennes, Vitré, Chateaubriand) bien que francophones de tout temps, participent à plus de 1000 ans d’histoire politique de la Bretagne.
Quand à la Mayenne, je ne suis pas sûr que le très bref passage de la Mayenne dans la Bretagne sous Erispoe ne soit suffisamment pertinent pour demander aux mayennais de s’inscrire dans la politique bretonne comptemporaine qui plus est à travers une région grand ouest, grand ouest, que je qualifierais plutôt de petit ouest, car il n’a aucune vision pour la Bretagne si ce n’est la dissolution de son histoire et de sa civilisation dans un quart nord ouest sous hégémonie francilienne.
Cette prise de conscience existe chez les + jeunes , ils ont compris et c'est encourageant . Oui , le bilinguisme est une chance !
Mais , pour le breton , notre langue qui donne son nom à la Bretagne , la question n'est pas la même , il s'agit d'un effacement complet qui pourrait advenir . Ne l'acceptons pas cette résignation au nom nos droits de peuple natif comme ailleurs dans le monde Mapuchés , Kurdes , Tibétains , Aïnous , Nuers ...
De quel droit ou est -ce écrit que nous devrions accepter la destruction de notre langue et coutumes en Bretagne ?
Cet effacement qui le guette en plus et l'emploi de mots spécifiquement bretons qui sont dans les dicos bretons "Al Liam , Favereau , Merser" font place à des mots français d'emprunts édulcorés dans des écrits par facilité trop souvent .
Le breton est un langue celtique , c'est incontestable , le gallo est une langue romane .
La langue bretonne a vocation a être enseigné partout dans les 5 départements de la Bretagne historique si les gens le souhaitent ou le demandent , quant au français il est installé et utilisé par le + grand nombre pour dire la totalité de fait .
Il faut rappeler toujours à nos interlocuteurs que le breton s'étendait bien plus à l'EST de la Bretagne
que de nos jours , nous , nous ne sommes les envahisseurs de personne culturellement comme pourraient l'affirmer certains discours actuels entendus en Haute Bretagne d'autant plus que des centaines de milliers de" bas Bretons " se sont installés là bas pour le travail bassin de Rennes/ Roazhon et base Loire Nantes / Naoned St Nazaire ST Nazer par exemple apportant aussi la prospérité et personne ne s'en plaindra .
Leur force de travail a contribué aux développements spectaculaires de ces aires urbaines comme biens d'autres gens pas plus , pas moins . A minima ils ont droit à une offre culturelle bretonne d'autant qu'ils vivent en Bretagne si le désir est manifesté par ceux-ci . N'est ce pas ?
La Bretagne si nous le voulons ne deviendra pas une réserve avec quelques authentiques Breton(ne)s , nous devons vivre cette culture , la langue en est le support vital : c'est notre matrice pour l'avenir culturel de la Bretagne !
Des artistes le disent , le chantent , revendiquent comme à Carhaix / Karaez récemment Breizh a live , pas de tutelle pour la culture en Bretagne . Osons la Bretagne , la liberté !
Nous n'aurons la liberté que nous nous ferrons !
La jeunesse bretonne doit prendre sa part pour un projet culturel breton et pourquoi pas politique ?
Hep brezhoneg , Breizh ebet ! Pas de Bretagne sans le breton ! Alan Stivell l'a chanté avec force , il a raison !
La présence culturelle (langue notamment) des bretons en Haute Bretagne, Nantes notamment, est liée à « l’immigration » de bas bretons pour le travail.
Comme vous le dites, ils ont contribué à « la prospérité de ces aires urbaines comme
bien d’autres gens, pas plus, pas moins »
A ce titre, vous revendiquez le droit à une offre culturelle bretonne spécifique.
Mais, quid des autres migrants du travail, polonais, portugais, algériens… qui ont, tout autant, contribué à la prospérité du territoire où ils travaillaient.
Ont-ils droit, eux aussi, à une offre culturelle spécifique à leur pays d’origine.
Quant aux bretons, l’offre culturelle spécifique que vous revendiquez au nom de la portion bretonne de l’histoire du pays nantais, elle existe déjà à Nantes (Kejadenn, Jeux de Bretagne, cercles celtiques résiduels…)
Vous mélangez à dessin je suppose les minorités historiques et les minorités liées à l’immigration. La plupart des minorités d’immigration ne sont généralement pas privée de leur histoire, leur langue ou leur culture dans leur pays ( mis à part quelques minorités comme les kurdes que les turcs nomment « turcs du sud ». Elles n’ont à juste titre pas de droit spécifiques dans leur pays d’émigration.
Les minorités historiques quant à elles ont des droits spécifiques reconnu par l’ONU ou bien le conseil de l’Europe.
La Bretagne constitue une minorité historique avec plus de 1000 ans d’histoire bretonne sur ses 5 départements. Vous n’êtes pas sans savoir que l’enseignant de l’histoire bretonne est prohibé par l’éducation nationale car je me permets de vous rappeler que la république que vous semblez défendre bec et ongle est « une et indivisible ». Elle ne peut reconnaître d’altérité historique en son sein. Idem pour l’altérité culturelle ou linguistique (cf par ex la charte des langues minoritaires, ou bien la loi moléculaire et les décisions des verrous identitaires français que constituent les conseils constitutionnels et autres conseils d’état…)
Ne pas confondre également Bretagne orientale ( que l’on nomme communément Haute Bretagne) avec les marches de Bretagne comme la ville de Nantes que vous citez. Ces marches de Bretagne font pleinement partie de l’histoire bretonne bien que culturellement elles aient toujours été vecteur de culture française et galloise, ce qui n’est pas le cas du reste de la Bretagne orientale.
Quant au financement spécifiquement breton en Loire atlantique ça reste anecdotique en terme de moyens.
Ps : le Rapport de Bernard Cerquiglini sur les langues de la France (qui avait pour objet de justifier la non ratification de la charte des langues minoritaires par la France) répertorie 75 langues en France en amalgamant les langues autochtones historiques0, les dialectes autochtones issus de ces langues et les langues issues de l’immigration, créant ainsi un effet de relativisme, et de morcellement justifiant l’immobilisme.
Le breton est une construction moderne standardisée. Le vannetais est un dialecte historique du breton antérieur au standard.
Et depuis quand les budgets dédiés aux langues sont-ils liés à ces arguties linguistique?
Selon la liste établie par le ministère de la culture français, le gallo fait partie des langues régionales, au même titre que le breton, dans la catégorie langues d’oïl.
Par contre, le trégorrois, le vannetais, etc. n’en font pas partie.
Le gallo a le même statut que le breton au titre des langues régionales en France.
Cela a été validé par une loi portée par un député breton, si je ne m’abuse !
Que vient faire la notion de danger dans cette histoire ?
Dans la francophonie on regroupe par ailleurs souvent les dialectes d’oïl apparentés extérieurs à la France ( wallon, roman, québécois, cajun, voir créole…les différents « français » issus de l’Afrique francophone…) et on oublie les dialectes d’oïl de l’intérieur, ce qui montre bien le peu de considération que porte ataviquement l’état français aux différentes expressions linguistiques du domaine d’oïl « made in France ».
Au même titre que toutes les langues internationales modernes, le breton moderne est une standardisation académique, elle s’est d’ailleurs à mon grand regret en grande partie construite sur le dialecte Léonard comme le français académique s’est construit sur le dialecte francilien voir angevin. Il y a malheureusement très peu de langues modernes académiques qui se sont construites sur une réflexion inter dialectale, la plupart du temps dans toutes les langues du monde c’est malheureusement un dialecte qui prend l’ascendant sur les autres…
La Bretagne a une histoire dont la langue bretonne est un patrimoine essentiel .
La Bretagne fut un Etat libre et que les traités ont été violés du fait du non respects des engagements politiques pris depuis 1532 ....puis 1789 / 1790 / 1792 . çà c'est factuel .
Je ne connais pas non plus de "pays gallo" qui fut indépendant dans son histoire politique car il n'a jamais eu d'existence historique . Il y a une Bretagne francophone .
Certes , il y a un parler roman indéniable et francophone .
Quant à l'utilisation en breton de gallaoueg et de conception récente . Galleg c'est plus exact . Y a-t-il besoin de faire cette distinction d'ailleurs ?
Nous avons tendance aussi à utiliser bro Frans , c'est bro C'hall .
Bro Gwened , bro Leon , bro Dreger ... La Bretagne est composée de "broiou" et le bro Roazon où l'on parle le gallo depuis la nuit des temps , surtout en milieu rural . La gallo est un des nombreux dialectes du breton ...
Le français est également un dialecte , un créole : mélange de la langue celte d'origine , appelée gaulois par Julo et du latin de cuisine des soudards romains qui avaient envahi cette dite Gaule , et qui étaient parfaitement illettrés . L'histoire des langues est aussi celle de l'humanité !
La Bretagne orientale a été pendant très longtemps un mélange de culture gallo-romaine et de culture bretonne (mis à part la zone extrême orientale de la Bretagne que l’on nomme « les marches de Bretagne » qui quant à elle a toujours été uniquement gallo-romaine).
Les deux tiers des noms de communes ( anciennes paroisses) de Bretagne orientale sont d’origine bretonne, et un tiers des noms de lieux-dit le sont également… les deux langues ont d’ailleurs coexisté en Bretagne orientale pendant plusieurs siècles.
Ce que je trouve choquant et regrettable chez certains acteurs du gallo, c’est le discours anti langue bretonne en Bretagne orientale. Je ne suis pas sûr qu’ils représentent la majorité au vu des sondages que j’ai cité. Cette instrumentalisation du gallo à visée anti langue bretonne m’interroge…Certains courants nationalistes français tel l’institut de Rousseau l’encouragent clairement.
Les langues ne s’excluent pas les unes les autres, elles se complètent et s’enrichissent. Beaucoup de jeunes personnes du pays gallo dans mon entourage disent regretter ne pas avoir pu apprendre à l’école les deux langues bretonnes et gallaises, car elles perçoivent bien que la toponymie de leur environnement leur indique l’existence de 2 cultures, Et ces personnes s’inscrivent en même temps pleinement dans l’histoire bretonne et un désir de bretonitude.
Si l’on écoute certains ayatollah du gallo, il faudrait bientôt interdire les filières bilingues breton-français en Bretagne orientale ( dont l’accès se fait par libre consentement malgré les freins mis par l’éducation nationale) et ce au profit de filières bilingues français-anglais par exemple ? Peut-on parler de bilinguisme concernant le double usage du français académique avec celui du gallo ( deux expressions d’une même langue). Si oui cela reviendrait à dire qu’un trégorois qui parle le breton académique en plus de son dialecte du Trégorois est bilingue… Assez incongru me semble t-il ? Idem pour un cornouaillais, un Léonard et un vannetais… idem pour le quebecois et le cajun qui sont reconnus comme étant des expressions de la langue française, idem pour l’angevin, le ch’timi , le normand etc…toutes ces formes linguistiques appartiennent à la francophonie et constituent l’expression de sa richesse.
Se pose alors également la question du morcellage de l’affichage public en Bretagne ? Je n’ai pas d’avis tranché sur la question. Pourquoi pas, mais si l’on inscrit le gallo sur les panneaux en plus du français académique, alors il est légitime d’inscrire également en plus du breton académique les declinaisons dialectales du breton que sont le vannetais, le Léonard, le trégorois et le cornouaillais ! … le risque est cependant d’avoir une signalisation publique illisible pour le grand public…on arrivera alors très vite à 7 écritures sur les panneaux publics : français académique, gallo, breton académique, Léonard, vannetais, cornouaillais, trégorois…
Quand au générique « langues de Bretagne », il y a effectivement un gros subterfuge…On veut mettre au même niveau les besoins d’une langue le breton et ceux d’un dialecte du français le gallo. Le breton a également ses dialectes, les 5 dialectes du breton vont ils bientôt rejoindre le programme des langues de Bretagne au CR ? A L’educ nat on retrouve le même subterfuge, un inspecteur de breton qui n’a aucune connaissance du gallo sera nommé inspecteur LCR pour « Langues et cultures régionales » et jamais inspecteur de breton. La stratégie est de diluer pour affaiblir. On se souvient des différents rapports sur les langues régionales en France, différents rapports commandés pour noyer le poisson de la non ratification des langues régionales, où les rapporteurs répertoriaient une cinquantaine de langues dans l’hexagone ( sous entendu dialectes) en omettant sciemment de mentionner les 8 groupes linguistiques auxquels appartenaient ces dialectes ( occitan, basque, corse, alémanique, flamant, oil, catalan et breton).
J'insisterais surtout sur le breton et le basque,l es autres appartiennent à leur familles linguistiques respectives.
En revanche, les droits des minorités sexuelles ont augmenté : il y a peut-être des idées à copier.
A galon
Ar pal eo hep mar ebet Loeiz nemet ma z'eus traoù d'or da gentañ a-benn dont a-benn eus ar pezh a skrivez ; an trede rummad, da lâret eo ar re oadet etre 55 ha 75 vloaz hiziv ha lezet a-gostez dibaoe re bell, a zo da lakaat 'ba ar jeu : lod deusouto, kalzik memes a fell dezho ober gant ar brezhoneg... hag ouzhpenn-se ez int ar re nemeto gouest da jaojañ an amzer a hiziv diwar hini o bugaleaj : koulz lâret ez eo a-bouez kennañ o testennioù evit ar re yaouank pa z emañ ar gevredigezh o penfolliñ er mare-mañ. Pezh zo ez eo da zoñvaat pouez o bugaleaj ha statud ar standard erwech. ; an aliesañ e vez enebiet an daoù dra-se an eil ouzh egile ganto. Ar standard 'n eus kemeret stadud ur yezh klok a-hed an amzer heb den e verzout... Se zo bet rak ar rummad-tud-se ne oa ket o vrezhonegiñ er gevredigezh vreton er bloavezhioù 60-70-80 ; ne oant ket evit en ober rak an troc'h zo bet nemet ma'z eus ul lodenn vrasañ deustouto hag a gompren mat brezhoneg o bro... Un doare deskadurezh a zo da sevel evito ha ganto... mall zo ! Tu zo d'en ober... Setu ma soñj din. Ret eo harpañ striv ar yaouankiz en ur stankañ an toull etreoadvezhel. Ur raktres brav a-vuhez neketa!
Un statut pour la langue bretonne sa défense , annoncer un budget triplé et un plan de mises en oeuvre de moyens d'enseignements du breton à l'école et de formation des enseignants .
De dire clairement que "la réunification de la Bretagne" est une exigence politique pour la région administrative et un objectif politique affirmé .
Qu'en pensez-vous ? Les alliances électorales en cours ne fonctionnent pas .
Des promesses et des miettes qui sont obtenues depuis des décennies !
Pouvez-vous expliciter « ils montrent au contraire que tout va pour le mieux dans les PDL. »
Merci
Merci
A galon
Par contre c’est je pense absurde de vouloir traduire en breton des noms de lieux d’origine purement gallaise et donc plus tardif, tel par exemple « la ville es nonnais » etc..
Quand au générique « langues de Bretagne », il y a effectivement un gros subterfuge…On veut mettre au même niveau les besoins d’une langue le breton et ceux d’un dialecte du français le gallo. Le breton a également ses dialectes, les 5 dialectes du breton vont ils bientôt rejoindre le programme des langues de Bretagne au CR ? A L’educ nat on retrouve le même subterfuge, un inspecteur de breton qui n’a aucune connaissance du gallo sera nommé inspecteur LCR pour « Langues et cultures régionales » et jamais inspecteur de breton. La stratégie est de diluer pour affaiblir. On se souvient des différents rapports sur les langues régionales en France, différents rapports commandés pour noyer le poisson de la non ratification des langues régionales, où les rapporteurs répertoriaient une cinquantaine de langues dans l’hexagone ( sous entendu dialectes) en omettant sciemment de mentionner les 8 groupes linguistiques auxquels appartenaient ces dialectes ( occitan, basque, corse, alémanique, flamant, oil, catalan et breton).
Et le gallo, combien de divisions, au sens propre comme figuré ?
Si le gallo avait été considéré comme une langue (et dans le sens : propre à la Haute-Bretagne), et bien les militants actuels du concept passeraient leur temps à nous sortir des citations ou oeuvres médiévales rappelant pour les contemporains de l'époque et ses locuteurs, l'existence d'une langue spécifique.
Si les sources médiévales ou postérieures sont foisonnantes pour le scott et l'occitan, elles sont littéralement inexistantes pour le gallo alors même que la Bretagne était un Etat (ou quasi-Etat) avec une Armée, une monnaie et un pouvoir totalement acquis à la Langue d'Oil et non au breton (en particulier depuis l'encerclement et diverses formes de vassalisation par l'Empire Plantagenêt) depuis le XIIIème siècle !
Les princes et Ducs les plus indépendantistes ont par ailleurs officialisé la langue d'Oil (= français) dans leur administration et non une langue gallèse, ce qui parait bien étrange dans l'hypothèse d'une conscience linguistique qui aurait normalement du exister avec des langues vivantes "en chair et en os".
Il est également bon de rappeler le principal, l'évidence : le mot gallo vient du breton pour désigner tout à la fois un francophone qu'il soit français, de Paris, du Maine ou breton. Le mot gallo dans toutes les sources de l'époque signifie exclusivement cela.
Pour les spécialistes de la langue d'Oil du milieu du XXème siècle (avec des parlers n'ayant déjà plus aucun rapport avec ceux parlés 5 ou 10 siècles en amont), le mot gallo est bien commode. Il a une dimension bretonne alors que le mot "breton" désigne autre chose. Mais ces spécialistes sont aussi tenus de rendre compte de la réalité purement linguistique : les limites des parlers d'Oil en Haute-Bretagne sont très floues, et surtout, ne correspondent aucunement aux limites historiques.
Ainsi la plupart des spécialistes désignent une zone Ouest-Haute-Bretagne (celle qui a parlée breton au Haut-Moyen-Age) distincte, une zone continue allant du pays rennais à la région du Mans, une autre regroupant une grande partie du pays nantais à la Touraine. Ces trois zones faisant partie d'une plus grande "Ouest de la langue d'Oil". Enfin, une dernière zone, ou plutôt deux dernières zones, une de transition au sud de la Loire entre la zone nantaise-angevine et le poitevin (souvent détaché du grand-Ouest de la langue d'Oil dans une autre zone, méridionale, avec la Saintonge), et une zone purement "poitevine" à la lisière sud du Pays de Retz avec Machecoul, Legé.
La référence est le français ancien ou gallo- roman qui va de l'est du pays rennais l'autre côté de la Vilaine au Maine ( Mayenne et Sarthe actuelles ) le breton ayant reculé du 11ème jusqu'au 19ème de St Brieuc à St Nazaire progressivement vers St Brieuc à l'estuaire de la Vilaine .
Il n'y a rien d'offensant à le dire et admettre qu'il y a une zone francophone issue de la langue d'OÏl de l'ouest .
Il faut tout de même remonter "un peu" plus loin que le Moyen-âge pour comprendre les origines linguistiques ...
Le gallo est LA langue romane bretonne ...
Gallo et Galloïsmes
Daniel Giraudon – Nono
Vous avez aimé les Bretonnismes d’Hervé Lossec, découvrez maintenant les Galloïsmes de Daniel Giraudon.
"...
Natif de Binic en Pays gallo, à un jet de pierre du pays bretonnant, Daniel Giraudon a été bercé durant son enfance par ce parler que certains s’obstinent à qualifier de patois."
Source Skol Vreizh
Il n'en est rien, c'est toujours ou quasiment toujours, Binic, Loudéac, Ploermel...et toujours sous forme d'aversion pour le breton.
Moi mes grands-parents qui parlaient breton tous les jours, originaires de la région St Nicolas du Pelem, me disaient régulièrement qu'ils comprenaient très peu le breton entendu de temps à autre sur France 3 Bretagne, ou bien du breton de la région quimpéroise ou léonarde. Qui peut dire qu'un locuteur du parler gallo de Redon comprend peu le français ? Le gallo c'est du français avec de vieilles expressions la plupart du temps, qui ont bien existé en français.
Les mouvements de populations ont toujours lieu ici et ailleurs constamment , chacun le sait ....
La Bretagne accueille depuis des dizaines d'années d'autres personnes venues de France ; Normands ; Poitevins , Angevins ...et pas que : des Africains et dailleurs .
En tant que Breton(ne)s nous avons le Droit à l'enseignement de notre langue en offre scolaire proposée partout en 2026 , c'est mon espoir , faute de quoi c'est une discrimination !
Pour ce qui concerne les immigrés , ils ont droit ou devraient également à cette offre dans l'enseignement d'une langue de leur choix à l'école pour garder aussi leurs racines et un lien avec leurs origine , ils ont aussi une origine culturelle et s'ils découvrent la Bretagne et sa langue c'est très bien et l'apprennent le breton c'est bon pour la Bretagne également .
Quant je regarde les autres , je vois d'abord des êtres humains comme moi et égaux .
De nombreux Breton(ne)s ont migrés vers d'autres régions , ils auraient dus avoir cette offre d'enseignement de leur langue là où ils en nombre Paris , le Havre ,Cherbourg , La Rochelle , le bilinguisme est bon pour la santé et le bien être .
La France l' a-t-elle fait ? C'est la question que je pose à D. David ?
Les pouvoirs successifs n'ont cessé d'oppresser la culture bretonne et çà continue .
En résumé , il ne fait pas bon d'être une minorité en France. Voilà le problème soulevé . Les Breton(ne)s sont suspects dès qu'ils revendiquent des droits élémentaires .
Où est l'égalité de traitement ?
Lorsque vous dites « à l’origine », il faut préciser.
Le pays nantais a été annexé par le royaume de Bretagne en 851 (Erispoë, Clarles II le chauve, Jengland, traité d’Angers)
Avant cela, le pays nantais était gaulois avant 50 avant JC, gallo-romain (Namnètes) jusqu’en 450, franc (mérovingiens, carolingiens) jusqu’en 851.
Il est resté pleinement breton jusqu’en 1532 (duché), de moins en moins breton jusqu’en 1789) et plus du tout breton à partir de 1790 (création du département de Loire-Inférieure parmi les 83 départements français sous administration directe du pouvoir central)
En tant que Breton(ne)s vous réclamez « le Droit à l'enseignement de notre langue en offre scolaire »
Ce droit existe déjà et a été renforcé par la loi Molac en 2021.
Il concerne l’enseignement des langues régionales, dans les régions où elles étaient pratiquées, et non « proposée partout en 2026 »
Pour répondre à votre question, la France ne l’a pas fait parce qu’elle n’avait pas à le faire.
Vous étendez ce droit aux « immigrés, ils ont droit ou devraient également à cette offre dans l'enseignement d'une langue de leur choix à l'école pour garder aussi leurs racines et un lien avec leurs origine »
Cette revendication est totalement irréaliste, ne serait-ce que sur le plan moyens.
Vous affirmez que « Les pouvoirs successifs n'ont cessé d'oppresser la culture bretonne » et en premier lieu, la langue, je suppose, puisque c’est le thème du sujet ABP sur lequel nous échangeons.
Avant les lois Ferry (Jules) de la fin du 19ème siècle, il y avait une vingtaine de langues pratiquées en France.
Les lois Ferry ont imposé l’enseignement du français sur tout le territoire, parfois/souvent avec la force.
Comme le souligne Philippe Argouarch, le français était le dialecte de celui qui avait l’armée et la marine.
Dans ce processus, la Bretagne n’a pas fait l’objet d’une discrimination particulière.
Il s’appliquait à l’ensemble des territoires où le français n’était pas parlé.
Il faut pourtant reconnaître une difficulté particulière pour les locuteurs bas bretons, dont la langue, d’origine celte, était plus éloignée du français par rapport aux langues romanes, dont le gallo.
Avec des conséquences dramatiques, notamment lors de la guerre de 14-18.
Les bretons sont mal placés pour se plaindre de l’homogénéisation de la langue sur le territoire pratiquée par la France à la fin du 19ème siècle.
Ils ont fait de même avec l’unification orthographique.
Tout d’abord avec le KLT, puis avec le KLTG en 1941 avec les encouragements de l’occupant allemand (Roparz Hémon a été condamné à l’exil)
Cette unification orthographique, même si elle favorisait, voire était nécessaire, à l’enseignement, a contribué à créer une perte de la pratique du breton constatée depuis ces dernières années.
Dans les familles et les communautés, les anciens et les jeunes ne pratiquaient pas totalement, la même langue. La transmission familiale/communautaire s’est étiolée pour cette raison plus la disparition des anciens.
Ne perdure que la pratique scolaire, avec les limites décrites dans l’article d’origine ABP.
Le parallèle avec les migrations que vous citez (« africains et d’ailleurs ») est intéressant et révélateur.
Quand je me promène dans les transports en commun et les rues de Nantes, j’entends beaucoup de langues/dialectes africains, roumains…, jamais de breton.
Pourtant, je ne crois pas que ces langues soient enseignées à l’école.
C’est la pratique familiale et communautaire qui assure la pérennité de la pratique de ces langues, loin des pays d’origine.
Faut-il s’en réjouir ?
C’est un autre débat.
j'apprécie vos rappels historiques et leur mise en perspective chronologique mais certains points me semblent céder à une simplification excessive. La Loire atlantique a cessé d'être bretonne sur le plan administratif suite à un décret promulgué en 1941 sous le régime de Vichy puis par un autre décret de 1960 qui a arrêté les contours de la région Pays de la Loire. Concernant les encouragements de l'occupant allemand, si le Reich avait réellement été en soutien des autonomistes bretons, il aurait instauré le breton comme langue co-officielle, ce qui n'a jamais été le cas. Enfin, votre thèse sur les raisons de la baisse de la transmission intergénérationnelle du breton, me parait peu crédible. Parlez vous Breton/ Komz a rit Brezhoneg? Pour le parler couramment avec des petites particularités du Haut-Léon, je peux comprendre n'importe quel bretonnant. Seuls les locuteurs du vannetais me posent quelques difficultés car l'accent tonique n'y est pas placé de la même façon et certains mots sont totalement différents. Les variantes dialectales dont vous parlez permettent surtout d'identifier l'origine de l'interlocuteur sans entraver l'intercompréhension ex : un tamm bar (un morceau de pain) dans le pays bigouden se dira un tamm bara en Léon. Un bannac'h (verre ou goutte) dans le trégorrois se dira banne en Léon... Le même phénomène existe pour la langue Française. Quant à la langue enseignée standardisée, lorsque les enfants sont en contact avec les anciens bretonnants de naissance, après un temps d'adaptation, ils modulent leur niveau de langage et la compréhension devient naturelle (comme les jeunes Français qui ont un niveau de langue pour communiquer entre eux et un autre pour communiquer avec les adultes). Je connais beaucoup de familles où la compréhension du breton entre les générations ne pose aucun problème alors que les enfants sont éduqués avec la langue dite standard en cursus bilingue.
A galon
Tout, d’abord, il n’y a pas eu séparation à cette époque puisque, administrativement, cette séparation date de 1790 avec la disparition des provinces de l’ancien régime et la création de 83 départements.
Puis, au début du 20ème siècle, sous la troisième république, il est apparu que cette organisation ne permettait pas d’avoir une performance économique suffisante pour assurer le développement du pays.
A cette époque est née la notion de régions économiques, notion qui a été développée par Henri Hauser dans un livre de 1918. Ces régions étaient constituées du « territoire naturel » des plus grandes villes de France. Une première carte, dite des régions Clémentel du nom du ministre du commerce de l’époque, est apparue, sans application immédiate.
La région naturelle de Nantes était la Loire et ses affluents et constituée à partir des chambres de commerce des départements actuels des Pays de la Loire, plus l’Indre et Loire et une partie du Morbihan (chambre de commerce de Lorient)
Un décret du 28 septembre 1938 (3 ans avant l’arrivée de Pétain au pouvoir) officialise ces régions économiques et nomme la région de Nantes Pays de la Loire avec les mêmes départements qu’aujourd’hui.
Les Pays de la Loire ne sont pas une création abstraite de l’administration parisienne soucieuse de punir la Bretagne. En 1865, Nantes a inauguré sa fontaine de la place royale, symbole de ce qui a fait sa fortune : la Loire et ses affluents. L’administration parisienne et les autorités nantaises de l’époque avaient la même vision.
La composition des régions a ensuite été confirmée par la loi du 5 juillet 1972 et leur a conféré le statut d’établissement public.
En 1941, Pétain a créé la région d’Angers, à laquelle appartenait la Loire-Atlantique.
Cette région était calquée sur celle de l’armée d’occupation allemande.
La composition de cette région était différente de celle des Pays de Loire du décret du 28 septembre 1938 car elle intégrait l’Indre et Loire et ne comprenait pas la Vendée qui faisait partie de la région de Poitiers.
Donc, ce n’est pas Pétain qui a séparé la Loire-Inférieure/Atlantique de la Bretagne pour la rattacher aux Pays de la Loire.
Ce mensonge est la pierre angulaire de l’argumentaire de ceux qui réclament le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne y compris de certains pseudo historiens. On ne construit rien de solide sur des mensonges.
Concernant l’unification du breton, elle s’est effectivement faite par étape. D’abord les trois langues d’origine KLT qui étaient les plus proches, puis le vannetais qui comme vous le soulignez présente des variantes.
En affirmant je vous cite : « Le pays nantais a été annexé par le royaume de Bretagne en 851 » vous défendez le point de vue Mérovingien et anti breton.
Le bandeau gallo-romain extrême oriental (dont faisait partie la ville de Nantes) qui constituait les marches de Bretagne avait pour vocation de se prémunir des raids francs et des velléités d’annexion de la Bretagne par les francs ! ( la Bretagne britophone de l’époque s’étendant alors à l’Ouest d’une ligne Ponic/Saint-Nazaire au sud à Saint-Malo/Dol au Nord.
Par ailleurs vous affirmez en parlant du pays nantais :
« Il est resté pleinement breton jusqu’en 1532 (duché), de moins en moins breton jusqu’en 1789) et plus du tout breton à partir de 1790 (création du département de Loire-Inférieure parmi les 83 départements français sous administration directe du pouvoir central) »
À propos de 1532 et d’annexion vous n’êtes pas sans savoir que le traité dit d’union de la Bretagne et de la France est plus que controversé et s’apparenterait bien plus à une annexion qu’à une union…(cf De Cornette entre autres historiens …)
« De moins en moins breton jusque 1789 », cette affirmation me laisse pantois ! On est dans le phantasme anti breton le plus absolu. Qui êtes-vous pour juger du degré de sentiment d’appartenance breton à leur pays, des habitants de la « Loire atlantique » de l’époque ? L’ethnicité n’est pas l’unique critère d’un sentiment d’appartenance. En atteste par exemple le statut nantais de capitale bretonne.
« Plus du tout breton à partir de 1789 »
Là encore vous vous caricaturez , en assénant ce phantasme qui s’apparente à de l’ultra jacobinisme français.
La départementalisation a signé la mise à mort de l’espace politique que représentait la Bretagne mais elle n’a en rien altéré le sentiment d’appartenance des bretons à leur pays ! En Loire atlantique comme dans les autres départements bretons. Jusqu’en 1982, date de création des régions administratives, la France entière considère le département de Loire inférieure comme un département breton. Les habitants de ce département se considèrent eux mêmes comme étant bretons. Nantes est d’ailleurs à cette époque le poumon économique de la Bretagne . C’est d’ailleurs la raison principale de la constitution de la région PDL, affaiblir économiquement la Bretagne, afin de l’affaiblir politiquement . Les potentielles velléités séparatistes de la Bretagne faisant peur de tout temps au pouvoir parisien.
Je me permets de vous rappeler en outre qu’après plusieurs décennies de matraquage identitaire PDL les sondages attestent toujours d’un sentiment breton majoritaire en 44. Je vous rappelle également que les différentes instances de la republique que vous semblez défendre en bon démocrate refusent toujours tout référendum sur la question.
« Le bandeau gallo-romain extrême oriental (dont faisait partie la ville de Nantes) », connais pas ! Sauf tremblement de terre récent, je situerais plutôt Nantes à l’occident.
En revanche, les Marches, ça me parle.
Sous les carolingiens, une marche est une circonscription frontalière militarisée confiée à un marquis ayant pour mission de défendre et renforcer les confins de l’empire.
On trouve des marches sur tous les fronts du vaste empire de Charlemagne : Espagne, Italie, est Europe, Scandinavie, Bretagne.
Sous Charlemagne et son fils Louis le Pieux est mise en place la « marca britannica » dirigée par un préfet/marquis des Marches, chargé de la défense de l’empire carolingien des attaques bretonnes.
Et à la fin (provisoire) ce sont les bretons qui ont gagné (Erispoë, Clarles II le chauve, Jengland, traité d’Angers)
Par le traité d’Angers, les Marches de Bretagne, dont le Pays nantais, ont été annexées par la Bretagne.
Les marches de Bretagne étant intégrées à la Bretagne, elles deviennent donc, automatiquement, zone de défense des bretons contre les francs. En 851, pas avant.
Dans ce contexte, je n’ai aucun problème à considérer que 1532 est une annexion.
Elle s'inscrit dans la volonté des rois capétiens d'accroitre le domaine royal.
C’est, en quelque sorte, le match retour de 851.
Dans les 2 cas, une victoire militaire a entraîné une annexion de territoire.
Directe en 851.
Différée en 1532 qui n’était que la conséquence de 1488 (Saint-Aubin du Cormier, traité du Verger, contraintes matrimoniales associées)
Quelques précisions à apporter pour la période 1532-1789.
Nantes avait perdu la position de centre du pouvoir breton qu’il avait durant la période des ducs de la maison des Monfort (1365-1488) au profit de Rennes (Etats, Parlement)
« le statut nantais de capitale bretonne » n’existait pas durant cette période mais
Nantes était de plus en plus connecté directement au pouvoir royal parisien puis versaillais.
La fin de l’appartenance de Nantes à la Bretagne en 1790 est factuellement vrai sur le plan rattachement administratif.
Quant au « sentiment d’appartenance », il fait l’objet de multiples manipulations idéologiques.
En tant que nantais, je vous garanti que ce sujet n’en est pas un pour la grande majorité de mes connaissances qui se sentent français avant tout.
Je vous rappelle que 105 000 signatures non vérifiées et sujettes à doutes concernant la validité de certaines d’entre elles ne constituent jamais que 10% du corps électoral de Loire-Atlantique.
Depuis quand 10% constitue-t-il une majorité.
Je rappelle que la consultation DIBAB de 2014-2015 n’a recueillie que 5% de participation en Loire-Atlantique en cumul des communes où cette votation était organisée.
Les sondages ne sont que des instruments de propagande.
Un des derniers exemples en date : le magazine « Bretons », groupe Ouest-France en avril 2025.
Ce magazine annonce fièrement un taux de sentiment d’appartenance de l’ordre de 80% des habitants de Loire-Atlantique à la Bretagne.
Il s’appuie, pour cela, sur une enquête/sondage organisée par le quotidien Presse-Océan (groupe Ouest-France).
J’ai personnellement participé à ce sondage.
J’ai voté 5 fois : 3 en tant qu’homme, 2 en tant que femme, dans des catégories d’âges différentes et toutes fantaisistes…
Et tout cela est passé crème.
Alors vos sondages et le sentiment majoritaire !!!!
Par ailleurs les agressions franques contre le royaume de Bretagne ont commencé bien avant le règne d’Erispoé.
L’annexion de la Bretagne par la France en 1532 constituerai plutôt à mes yeux le « 3ème round » que le deuxième. C’est en premier chef l’instrumentalisation des raids Viking en Bretagne par les monarchies franques qui ont véritablement affaibli politiquement et surtout culturellement la Bretagne. Une grande partie des élites ecclésiastiques et de la population de l’est breton ont fui la Bretagne pour se réfugier ailleurs en Europe (contribuant d’ailleurs à l’apogée du roman arthurien en Europe). Les conséquences désastreuses de ces raids vikings expliquent en grande partie l’affaiblissement de la langue bretonne dans la partie orientale de la Bretagne.
Nota :
D’un point de vue administratif français, la Bretagne historique s’arrête en 1848 et non pas 1789.
En effet le régime républicain issu de la révolution de 1848 institue des « commissariats généraux » à compétence interdépartementale. Les cinq départements bretons sont réunis sous l'autorité du commissaire général Michel Rocher, préfet de Loire-Inférieure, qui chapeaute les autres commissaires de la République en Bretagne.
Mais celà n’a que peu d’importance sauf pour un regard technocratique. Les témoignages des habitants ruraux de la Loire Atlantique ont plus de valeur à mes yeux, qu’un microcosme technocratique nantais et anti breton. Combien de fois n’ai je pas entendu chez des personnes nées jusque dans les années 60 en Loire atlantique d’un air désabusé face aux trafiquotages identitaires de leur ydilles politiques « je suis né breton(né) et je mourrai ligérien(ne)…
Quant à l’initiative militante Dibab, je suis d’accord avec vous , elle n’a pas beaucoup de valeur représentative car marginale.
Par contre les nombreux sondages organisés par des instituts de sondage sérieux tel l’IFOP, la sofres, tmo, ipsos, expriment clairement( contrairement à ce que vous prétendez) une réalité d’un sentiment d’appartenance ( ce qui constitue en soi un petit miracle au vu du parti pris des instances ou des médias locaux au sujet de la question : CR PDL, cg 44, of, presse océan, France 3 PDL…)
Si vous étiez si sûr de vous sur ce sentiment de non appartenance du 44 à la Bretagne vous demanderiez l’organisation d’un référendum à ce sujet, mais vous ne le souhaitez pas car vous savez que le temps joue avec vous…Comme tout bon technocrate jacobin tel Hollande, il est plus facile de faire des cartes à Paris d’un trait crayon que de s’exposer au suffrage de la population, « la démocratie quand ça m’arrange » engendre malheureusement inexorablement des dérives autoritaires. Le trait de crayon technocratique est d’ailleurs une tradition républicaine française depuis 1789 (départements…), la technocratie bruxelloise, que tous les jacobins souverainistes décrient, est bien gentillette comparée à la techno française…
Quant à la crédibilité de la pétition des 100000, à défaut d’arguments, il est de coutume en France de détruire ses adversaires en calomniant ou en semant le doute sur tout ce qui dérange les intérêts vitaux de la petite caste que constitue l’oligarchie française tant économique que politique et médiatique.
Dans les familles et les communautés, les anciens et les jeunes ne pratiquaient pas totalement, la même langue. La transmission familiale/communautaire s’est étiolée pour cette raison plus la disparition des anciens. »
NON l’unification du breton n’est pas la cause première de la non transmission de la langue entre génération . Cette thèse a déjà été servie mille fois par nombre d’adversaires de la langue bretonne ( F Morvan entre autre). La principale raison de la rupture de transmission réside dans la politique linguistique et culturelle de la France durant la troisième république vis à vis de ses minorités. Le funeste projet des hussards noirs de votre republique visait l’anéantissement et l’extermination en privant ces différentes minorités d’un enseignement de leur histoire et d’un enseignement dans leur langue en plus du français. Si l’enseignement en breton avait eu lieu je peux vous assurer qu’il y aurait eu intercompréhension et homogénéisation naturelle de la langue bretonne quelque soit le code orthographique choisi. Je peux vous assurer que les parents auraient naturellement transmis leur langue à leur descendance et n’auraient pas considéré leur culture comme une lèpre et un stigmate source de souffrance et d’humiliation dont il fallait à tout pris se débarrasser.
Il n’y a pas 20 langues à l’époque de Jules Ferry mais 8 ensembles linguistiques qui témoignent d’histoires singulières qui ne sont pas inscrites dans l’histoire officielle de la France du petit Lavisse ! C’est sûrement ce qui dérange le plus les idéologues de la république jacobine, une dérive identitaire dirait on de nos jours.
Bref un vrai remake de la modif de la constitution en 1992 précisant que la langue de la république était le français et où les députés Lamassour et autres Toubon ou Jupé nous disaient haut et fort, la main sur le cœur, que la modification de l’article 2 ne serait pas utilisé contre les langues dites régionales mais uniquement contre l’anglais. Résultat : mensonge et manipulation une fois de plus ! Cet article 2 de la constitution n’a jamais été utilisé contre l’anglais mais uniquement contre les langues dites régionales avec toujours les mêmes saisines des mêmes verrous identitaires français que sont le conseil d’état ou bien le conseil constitutionnel, et ce dès qu’une avancée pour nos langues était sur la table : statut public de Diwan, charte européenne des langues minoritaires…
Inutile de vous dire par ailleurs avec quelle considération est traitée la langue bretonne dans l’éducation nationale avec des ministres comme Blanquer qui derrière de faux semblant pseudo républicains cachent de véritables conviction nationalistes et impérialistes françaises. Tout est mis en œuvre pour que ça se casse gentillement la gueule. Un xénophobe qui se cache derrière des idées républicaine avance toujours le visage masqué…
Quant au budget culture et langues au niveau de région, on se moque des bretons tellement ce budget est ridicule comparé aux régions européennes, et totalement insignifiant et micro-micro-microscopique comparé au budget culture de l’état français.
Comment voulez-vous ainsi qu’un breton sincère qui croit en l’avenir de son pays puisse aduler la république française !
Effectivement , les locuteurs du breton qui n'avaient jamais appris à lire ni écrire leur langue ne comprenaient pas le breton de ceux vivant de l'autre côté de la rivière . Exemple connu , entre Bubry et Melrand ...
Connaissant un peu le secteur, je me doutais que c'est faux. J'ai justement eu l'occasion de me renseigner dans la journée, j'ai eu confirmation, même s'il existe quelques différences.
Quant à langue bretonne , elle est unifiée à l'instar du français qui a du s'unifier . En 1886 un visiteur allemand mentionne que 10°/° de la population de Nantes parle breton et il est fort surpris ....
Quant l'état français interdit aux enfants de parler leur langue dans une cours d'école en Bretagne au 19ème et au 20ème çà s'appelle de l'oppression culturelle de la part d'un état . C'est un appareil répressif qui est en place au travers de l'EN face aux minorités ethniques ou natifs .
Quant au français il a emprunté aux langues grecque et latine nombre de préfixes ou de suffixes pour avoir des mots bien plus que le breton regardez votre Larousse ...Il a crée une Académie pour ce faire et des règles pour cette langue , il en va de mm pour le breton de nos jours .. Rien de neuf !
Les français installés au Canada au Québec défendent le français avec vigueur et ils ont raison de le faire c'est leur culture mais en France , c'est pas possible , l'exception française .....
Le fait de parler une langue autre que le français est une chance , un immigré qui apporte une langue permet de découvrir un mode nouveau d'expression .
Il n'y a jamais eu d'oppression anglaise au Canada en Ontario envers le français pour le réduire ou dans le provinces maritimes ? Quelle blague !
Les francophones ou anglophones étaient des colons , les amérindiens des colonisés de surcroît , les premiers cités étaient des immigrés .
Nous luttons pour des Droits nouveaux en Bretagne ceci fait partie d'un processus lent de réappropriation de notre culture .
Ken-se !
-occupation du nord (de la France actuelle) : province de Neustrie, dont le pays nantais.
-occupation de la pointe armoricaine (actuels Finistère, ouest-Côtes d’Armor, nord Morbihan) par les brittons, peuples de Bretagne insulaire, chassés de leurs propres territoires par leurs propres invasions barbares (Saxons, Angles, Jutes).
Les Francs ne sont pas arrivés après sur le territoire des Namnètes.
La situation de Nantes en 1886 (environ)
Population : 122 000 habitants
Nombre de migrants bretons en 1891 : 17 000 (données Nantes Patrimonia)
Donc les 10% de locuteurs bretons du visiteur allemand en 1886, c’est tout à fait plausible.
La cause est la migration pour des raisons de travail et non de langue d’origine des habitants de Nantes.
Quant la Bretagne a été annexée à la France en 1532 elle était composée des 5 départements bretons (pour donner les limites au territoire) plus les marches de Bretagne , observez les cartes .
Vous avez un gros problème avec la Bretagne vue comme "une province étrangère" mais il s'agit d'un particularisme breton culturel qui résiste et se défend contre le nivellement .
Les Francs germaniques sont des occupants à leur arrivée en Bretagne les Armoricains sont des celtes comme les Breton(ne)s qui s'établissent au III avant l'arrivée des Francs au 5me soit 2 siècles avant les Francs . Les Saxons , Angles et Jutes sont aussi des Germaniques poussés par les Huns qu'ils fuient .
Les Breton(ne)s s'installent en Armorique car la pression germanique est réelle .
Puis la Bretagne devient progressivement un état avec Nominoë , Erispoë et Salomon , des rois de Bretagne .... dès le 9ème ....La situation est plus fragile pour les petits rois bretons auparavant .
Nominoë /Nevenhoe pour les Breton(ne)s c'est le" Tad ar Vro " , le père de la patrie (du pays) ! Charles le Chauve s'enfuit après la bataille de Ballon et reconnait le Bretagne comme entité .
Je comprends votre image des limites du territoire (qui étaient celles du duché puis de la province)
Sauf que les marches de Bretagne en faisaient partie et ne s’y ajoutaient pas.
Je ne vois pas la Bretagne comme une province étrangère, mais comme une région voisine.
C’est la réalité d’aujourd’hui, que cela vous plaise ou, si j’ai bien compris, pas.
On recense 93 documents administratifs en breton datant de la période révolutionnaire, par exemple :
- An Declaration eus a Viriou an Den hac ar Citoyen (1793)
- En hano d'ar bobl a franç. D'an dud a zivar ar mæas (1795)
- Decrejou eus ar Gonvancion nacional eus ar 29 a viz Frimer an eil bloaz eno ar Republic franc unan ac indivisibl, var ar furnidiguez eus ar scol public (1790)
A l'avenir nous nous en souviendrons lors de prochaines régionales que la majorité actuelle ne tient pas ses engagements politiques et culturels concernant l'enseignement du breton à la hauteur des engagements pris en assemblée régionale administrative .
C'est cela qu'il faut retenir en 2026 , elle se dédit !
De plus , dans la société romaine , il valait mieux ne pas être une femme !
Partout en France il y a eu marchandage sur les limites départementales . Ils sont faits par qui : des notables comme pour la création des PDL ...
Pour nous , la région PDL est une création artificielle de l'état français sans consultation des intéressés sur le sujet comme d'habitude c'est à dire la population .
Nous ne sommes l'envahisseur de personne , par contre en créant des colonies sur les continents africains , asiatique , américain , océanien . C'est qui ? Une royauté alternant avec la république devenue un empire français ....
Dans la cathédrale de Nantes figurent des hermines peintes sur les murs de celle-ci ,des bannières herminées , les tombeaux des ducs ....Alain Barbetorte / Alan Barveg pour les Breton(ne)s , le libérateur de Nantes face aux Vikings et de la Bretagne entière dans les limites du duché au 10 ème avec son armée ...
Combien d'artefacts bretons en Loire -Atlantique le prouvent , châteaux ,manoirs , nom de lieux .....
A Vertou / Gwerzhaz récemment en 2025 un cépage du muscadet a été trouvé par un passionné et vigneron sur un pièce de terrain mentionné au cadastre " le Minée" = Menez colline en breton actuel et plus loin celle du" Gast"..... . 4 400 nom de lieux répertoriés sur + de 17 000 au cadastre restant à étudier) de nos jours par un charentais Bernard Luçon( dans son ouvrage ) sont d'origines bretonnes ....en pays nantais ...
Le muscadet est un vin breton du terroir du vignoble , le château de Nantes est celui des ducs de Bretagne et non pas celui des PDL .... La veuze est un instrument du pays Nantais et de Retz et du marais breton .... Jules Verne était breton il le savait , Olivier de Clisson aussi , Gilles de Retz également . Les Tri Yann sont issus du pays Nantais chantent en français , breton ...
ect ....
A Orvault(44) une école Diwan a ouvert pour enseigner .. le breton en janvier 2026 ! Il y a un appétit pour le breton localement dans les familles et c'est heureux .
L'unité nationale est en danger .... C'est le début de la fin !
La réalité fabriquée par les PDL en Loire Atlantique au XX ème siècle : c'est de vouloir débretonniser la Bretagne pour construire une région où personne ne trouve son compte culturellement parlant .
Quel nom donner à ces habitants : ligériens , nom partagé sur tout le réseau hydrographique du fleuve Loire sans évoquer le Centre Val de Loire qui se cherche un nom de gentilé pour sa région .Définition donné par l'école de la république : les ligériens sont les habitants du département de la Loire chef lieu St Etienne ... Il sont des pays de la Loire ceux-là ?
Quant à Naoned expliqué par Léon Fleuriot " des origines de la Bretagne" ; Nant : vallée comportant un fleuve ou rivière ici La Loire , la Sèvre nantaise et l'Erdre : cad vallées , tout comme Dinan (22 ) BZH FRANCE , Dinant ( Wallonnie) Belgique , , Fraconnant ( p de Galles / Ru ) Natua vallée de l'UA une rivière , Nant en Aveyron (Rouergue ) France .... ect ....
Peadra da vousc'hoarin evidomp , ur c'hofad leun a c'horf zoken gant mennozhioù evel -se e Breizh a-bezh , un tammig droch da welout an tud c'hoazh e-touesk ar boblans ! Paour kaezh den alato !
La Bretagne à 5 c'est maintenant ! Breizh unvan diouzhtu !
C'est aussi le fait de déformer les noms de famille , de lieux , de villages en les francisant ex : Monterblanc / Sterwenn (56 ) Vieux Marché Gêr ar C'herc'houad (22) , Audierne / Gwaienn (29 ) des milliers et milliers ...
En 1919 pour prendre un exemple autre en Alsace , l'administration se devait de "débochiser" cette région alors que 98°/° des personnes parlaient l'alsacien ....
En Bretagne , il fallait "civiliser " les Breton(ne)s ...dès 1880 .
Dis moi ce que tu fais et je te dirai qui tu es ....
Le nombre et la vivacité des commentaires relatifs au financement de la langue bretonne montrent la sensibilité du sujet. Son déclin touche nombre d’entre nous au cœur et je comprends les réactions que cela suscite. Mais, la situation justifie-t-elle que l’on s’en prenne au gallo ?
A mon avis, c’est inutile voire contre-productif. Pourquoi ?
Si les crédits affectés au gallo devaient être supprimés, rien n’assure qu’ils s’ajouteraient à ceux affectés au breton. Et, à supposer que ce soit le cas, ils ne changeraient pas fondamentalement son état.
En outre, breton et gallo figurent côte à côte dans un certain nombre de textes officiels, comme, je crois, la « Charte Européenne des Langues Régionales ». Remettre en cause la nature du gallo, c’est fragiliser l’ensemble et se lancer dans un combat à l’issue incertaine. C’est aussi se mettre à dos pas mal de défenseurs des parlers autres que le breton et risquer de se voir taxer d’intolérance ou retourner contre lui certains des arguments employés contre le gallo.
Que faudrait-il pour stopper le déclin du breton ?
Il semble qu’au-delà de son enseignement, il faudrait le doter d’un statut officiel (voir Pays de Galles et Euzkadi sud).
Or, nous avons des adversaires sans doute peu nombreux mais puissants. J’en veux pour preuve les manœuvres qui ont menées au vote en l’état de l’alinéa 2 de l’article 2de la Constitution, à la déclaration d’inconstitutionnalité de la « Charte Européenne des Langues Régionales » et à la censure partielle de la loi Molac.
Gardons donc notre énergie pour lutter contre nos véritables adversaires.
Cela n'a absolument aucun sens intellectuellement, linguistiquement, budgétairement, et n'existe absolument nulle part ailleurs dans le monde comme type de démarche, et pour cause. Faire cela est un aveu d'abandon linguistique en réalité, en particulier du breton.
Pour ce qui est de DiWAN , ce qui empêche l'obligation de financement par les communes , c'est la loi française qui ne reconnaît pas la méthode immersive . Ça n'empêche en rien les communes de financer . Il existe aussi des disparités entre les communes "riches" et les communes ayant de moindres moyens .