
Un sondage Ifop publié le 22 octobre 2026 révèle que 56 % des habitants des cinq départements bretons sont favorables au rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne, contre 44 % en 2012. Le soutien atteint 62 % en Loire-Atlantique et 52 % dans les quatre autres départements. Réalisée pour Régions et Peuples Solidaires (R&PS), l'enquête révèle également un soutien majoritaire au fédéralisme et à la reconnaissance des langues régionales.
La réunification progresse dans les cinq départements bretons
C'est l'un des principaux enseignements de cette enquête pour la Bretagne. Selon l'Ifop, 56 % des habitants de la Bretagne historique sont favorables au rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne, soit une progression de 12 points par rapport à un sondage réalisé en 2012.
Le soutien est particulièrement marqué en Loire-Atlantique, où il atteint 62 %. Mais il est également majoritaire dans les quatre départements de la Bretagne administrative, avec 52 % d'opinions favorables.
À l'échelle de la France métropolitaine, 55 % des personnes interrogées se déclarent également favorables à cette réunification.
Ces résultats montrent que la réunification ne constitue pas seulement une revendication portée par des associations ou des mouvements politiques. Elle recueille désormais une majorité d'opinions favorables parmi les personnes interrogées, tant en Bretagne historique qu'à l'échelle nationale.
Il faut toutefois rappeler qu'un sondage d'opinion ne constitue pas un référendum et ne préjuge pas des modalités institutionnelles d'un éventuel rattachement.
Une majorité favorable au fédéralisme régional
L'enquête révèle une évolution plus générale du rapport des Français à l'État central. Ainsi, 74 % des personnes interrogées souhaitent que les pouvoirs de décision se situent davantage dans les régions, une progression de 28 points depuis 2002.
Plus significatif encore, 58 % se déclarent favorables à une évolution du système politique français vers un fédéralisme permettant à chaque région d'adopter ses propres lois et normes dans certains domaines.
Ce résultat dépasse la simple décentralisation administrative, qui consiste essentiellement à transférer certaines compétences de l'État aux collectivités territoriales. Le fédéralisme évoqué dans la question de l'Ifop suppose également la reconnaissance d'un pouvoir normatif régional.
L'étude révèle par ailleurs que 58 % des personnes interrogées souhaitent que d'autres régions que la Corse puissent bénéficier de statuts particuliers tenant compte de leurs spécificités, contre 43 % en 2001.
Langues régionales : 65 % favorables à la Charte européenne
La reconnaissance des langues régionales bénéficie également d'un soutien majoritaire. Selon l'Ifop, 65 % des personnes interrogées sont favorables à la ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.
Une autre proposition va plus loin : 54 % soutiennent la possibilité de faire des langues régionales des langues officielles dans leur région, au même titre que le français.
Pour le breton et le gallo, cette distinction est importante. La ratification de la Charte européenne et la co-officialité ne correspondent pas aux mêmes engagements juridiques. La seconde supposerait une évolution beaucoup plus profonde du statut des langues régionales, notamment au regard de l'article 2 de la Constitution, qui dispose que « la langue de la République est le français ».
La Corse et l'Alsace également concernées
La Corse constitue un autre enseignement de l'enquête. À l'échelle nationale, 57 % des personnes interrogées sont favorables à une autonomie de plein droit et de plein exercice pour l'île, contre 52 % en 2025. En Corse même, cette proportion atteint 77 %.
En Alsace, 78 % des habitants interrogés souhaitent la création d'une région Alsace distincte du Grand Est, contre 68 % en 2019.
Ces résultats traduisent des aspirations institutionnelles différentes selon les territoires : réunification administrative en Bretagne, retour à une région distincte en Alsace, autonomie en Corse.
Ils montrent néanmoins que les demandes de reconnaissance territoriale ne sont pas isolées et qu'elles rencontrent, sous diverses formes, un soutien mesurable dans l'opinion.
L'attachement à la Bretagne n'exclut pas celui à la France
L'enquête s'intéresse également aux identités territoriales. À l'échelle nationale, 52 % des personnes interrogées déclarent être autant attachées à leur région qu'à la France.
En Bretagne historique, 36 % se disent davantage attachées à leur région qu'à la France. Cette proportion atteint 40 % dans la Bretagne administrative.
Ces chiffres invitent à distinguer l'attachement culturel et historique à un territoire des choix institutionnels. Une identité régionale affirmée ne signifie pas nécessairement une volonté d'indépendance, pas plus que le soutien au fédéralisme n'implique une remise en cause de l'appartenance à la France.
À six mois de l'élection présidentielle
Commandée par la fédération Régions et Peuples Solidaires (R&PS), cette enquête intervient à six mois de l'élection présidentielle de 2027, alors que les questions d'autonomie, de décentralisation et de reconnaissance des identités régionales restent relativement peu présentes dans le débat politique national.
Pour la Bretagne, le résultat le plus notable demeure la progression du soutien à la réunification entre 2012 et 2026. Mais l'enquête montre également que les demandes de pouvoir régional et de reconnaissance linguistique s'inscrivent dans une évolution plus large de l'opinion française.
Reste à savoir quelle place ces questions occuperont dans les programmes et les débats de la prochaine élection présidentielle.
Source
Étude Ifop pour Régions et Peuples Solidaires, réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 25 au 30 septembre 2026 auprès d'un échantillon de 9 689 personnes, représentatif de la population vivant en France métropolitaine âgée de 18 ans et plus. L'enquête comprend notamment 753 répondants de Bretagne historique, dont 223 de Loire-Atlantique. Les résultats ont été publiés le 22 octobre 2026.
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le sondage
evezhiadennoù (41)
C'est un souvenir de l'époque où la Bretagne existait avec sa culture, son autonomie et son parlement, conditions de son rattachement au royaume de France.
En plus, à cause de cette fausse région Bretagne, les journalistes parisiens appellent ses habitants des « Bretons » et pas ceux de Loire-Atlantique (sauf les journalistes qui font bien leur travail).
Les Bretons sont ceux qui en ont la conscience et qui agissent un minimum pour la Bretagne.
- réunification
- langue
- autonomie
En 2026 : Breton = résistant à l'effacement prévu par la France et non pas un habitant du 29 qui ne sait même pas parler breton et que le 44 est toujours Breton.
Les 44 % de 2012 résultent sans doute de la prise en compte des sans-opinion. Ce n'est pas très clair.
Pour l'instant, rien n'est fait et la situation de confusion est due uniquement à la République française qui nous impose ce découpage qui désarticule la Bretagne et brouille les cartes.
C'est instrumentalisé par les anti-bretons, en plus d'autres âneries que l'on entend dans les médias ou sur les stands militants.
Le particularisme breton se renforce en dépit des refus du pouvoir parisien, le centralisme bureaucratique produit les résultats que l'on connaît tous en France.
La Bretagne réunifiée (à 5), l'Alsace (sortie du Grand Est), la Corse réclament un statut pour gérer leurs affaires en proximité des populations, l'expérimentation pour leur développement, ce n'est pas la mer à boire !
Ce sondage est parlant et encourageant.
Un chantage ignoble qui n'augure rien de bon pour B5.
Ni RN, ni LFI, ni jacobins.
Le peuple, rien que le peuple.
Échantillon représentatif d'une population de 1,15 million d'habitants de plus de 18 ans ?
Il s’agit d’un sondage auto-administré. Sa fiabilité dépend du panel des participants. Il existe un fort risque d’auto-sélection (personnes qui ont accepté de répondre volontairement, plutôt que d'avoir été sélectionnées individuellement par un tirage aléatoire dans la population étudiée).
Bien d'accord avec l'avis de François Labbé au sujet de la diaspora !
Il faut aussi poser des questions contradictoires. Pour voir s'il y a une logique, des recoupements ou voir si la question intéresse réellement tout simplement les personnes interrogées.
Et que nous n'avons pas à prouver par sondage ou référendum que nous n'acceptons pas la partition de la Bretagne.
Bretagne créée il y a 1000 ans par l'union des comtés de Cornouaille (Quimper), de Rennes et de Nantes = 44.
Merci de respecter l'histoire des peuples de France.
Le reste, c'est du bavardage inutile sur une méthode improbable.
Quant au chef-lieu administratif, pour échapper à la rivalité Rennes-Nantes, il faut le mettre à Ploërmel....
Être pratique et raisonnable !
L'Alsace devrait quitter sa région de rattachement puisque l'Assemblée nationale a voté pour cela.
Je vous rappelle que cette « union » était le résultat d'une défaite militaire des Carolingiens de Charles II le Chauve contre l'autoproclamé « roi breton » Erispoë lors de la bataille de Jengland en 851, suivie du traité d'Angers qui a acté l'annexion des pays nantais, rennais et de Retz qui constituaient les marches de Bretagne, province et zone de défense carolingienne contre les attaques bretonnes.
Avant cela, cette zone faisait partie du royaume des Francs depuis 500, environ, province de Neustrie.
Union : non, annexion : oui !
Le match retour a eu lieu en 1532.
Un peuplement breton existait en Haute-Bretagne dès les migrations bretonnes en Armorique, aux IVe-VIe siècles. À son apogée, la langue bretonne était parlée jusque dans le pays rennais.
Par ailleurs, Nevenow/Nominoë, le père d'Erispoë, était déjà roi de Bretagne et avait assis son autorité sur tout le territoire de la Bretagne actuelle, et même plus (il est mort à la veille d'une attaque sur Chartres...) après la bataille de Ballon (845). La bataille de Jengland était donc avant tout défensive pour Erispoë. Il faudra d'ailleurs que vous m'expliquiez ce que vous entendez par « autoproclamé roi », sachant que des royaumes bretons existaient en Gaule avant même l'expansion franque (Cornouaille, Domnonée, Bro-Waroc'h/Broerec), et que c'est l'essence même de la royauté que d'être, à un moment ou un autre, autoproclamée.
D'autre part, à une époque où toutes les élites guerrières sont conquérantes - les Francs et autres Germains sont aussi étrangers aux Gaules que les Brittons/Bretons, les Gallo-Romains, pour certains très peu romanisés, ont dû facilement s'accommoder d'une « annexion » par des Bretons issus du même substrat celto-romain, alors même que le peuplement franc était ultra-minoritaire au sud de la Seine.
Enfin, le commentaire auquel vous répondez faisait référence à toute autre chose, je pense. À savoir, soit 939, quand Alain II Barbetorte, petit-fils du dernier roi de Bretagne Alain le Grand et héritier du comté de Nantes, parvient à libérer l'ensemble de la Bretagne du joug viking - en s'alliant au comte Juhel Bérenger de Rennes ; soit 995, quand, après une guerre civile de succession, le duc Geoffroy (fils de Conan Ier) reçoit l'allégeance du comte Judicaël de Nantes, qui s'était allié au comte d'Anjou ; soit les règnes des ducs Hoël et Alain IV Fergent, de la dynastie de Cornouailles, qui parvinrent à imposer leur autorité aux comtes de Rennes et de Nantes en révolte, par la force mais aussi par des alliances dynastiques. Il n'est ici aucunement question de Francs, de Carolingiens ou que sais-je, mais bien d'unions entre comtés sous la direction successive des maisons de Nantes, de Rennes et de Cornouaille.
Aussi, je vous invite à mieux étudier le sujet avant de vous en prendre à vos interlocuteurs, notamment en tenant compte des conceptions complètement différentes qu'avaient les élites de l'époque sur des idées comme « l'annexion » ou « l'union » de territoires, ou même le concept de « frontière » (et en étant plus précis sur les dates que vous avancez).
Je vous remercierai également de ne pas commettre l'erreur historiographique d'inscrire la défaite de Saint-Aubin du Cormier, puis l'annexion illégale de la Bretagne, dans une perspective téléologique, comme une « vengeance » méritée par ces « méchants Bretons » qui ont « volé » Nantes et Rennes aux « gentils Francs/Français ». Il s'agit d'une erreur grossière que de considérer une continuité entre le IXe et le XVIe siècle, en ignorant 7 siècles d'histoire qui ont complètement changé la situation. D'ailleurs, l'absurdité de
La lecture de l’histoire est forcément partielle et orientée suivant les biais de ceux qui l’expriment. Les faits historiques sont eux documentés et officiellement attestés, ce qui n’est pas toujours le cas pour la période concernée.
Nominoë a été nommé Missus Imperatoris pour la Bretagne par Louis Ier le Pieux, fils de Charlemagne (832). À la mort de ce dernier (840), Nominoë ne reconnaît pas l’autorité de Charles II le Chauve, roi de Francie occidentale, et s’oppose à lui. Il construit les bases de l’unité de la Bretagne. Il est considéré comme le roi de la Bretagne sans en avoir le titre. À sa mort (851), son fils Erispoë lui succède et hérite du même titre qui sera reconnu officiellement par Charles le Chauve via le traité d’Angers qui a suivi la bataille de Jengland (851).
On ne peut pas mettre sur le même plan Francs/Germains et Brittons. Les premiers ont mené des conquêtes territoriales militaro-pillardes dans le cadre d’invasions barbares franques, wisigothes, burgondes… Les seconds ont réalisé un peuplement de la péninsule armoricaine car ils fuyaient les mêmes invasions barbares angles, saxonnes, jutes… en Bretagne insulaire.
Pour être plus précis sur les dates que j’avance, je me base sur « Bretagne créée il y a 1000 ans », ce qui nous ramène à 1026. Le duc était Alain III.
1026 n’était pas la date de création de la Bretagne.
851 : rattachement des marches, zones de défense carolingiennes, au royaume de Bretagne. Le roi était Erispoë.
938 : création du duché de Bretagne, intégrant les marches. Le duc était Alain Barbetorte.
Les rois capétiens n’ont eu de cesse de vouloir accroître le domaine royal.
À la fin de la guerre de 100 ans, Louis XI rattache le duché de Bourgogne en 1477.
Lui et ses successeurs (ses enfants Charles XIII et la régente Anne de Beaujeu) entreprennent les actions conduisant au rattachement de la Bretagne : défaite de Saint-Aubin du Cormier – traité du Verger avec contraintes matrimoniales en 1488 et traité d’alliance de 1532.
Il ne s’agissait en rien de vengeance. Simplement la mise en œuvre d’un objectif de constitution d’un royaume puissant, pratique courante en Europe à l’époque et jusqu’au XIXe siècle (Italie et Allemagne).
Malgré un accord sur la carte « Balladur » avec la Bretagne réunifiée, ce sont des politiques de tout bord qui l'ont empêchée.
Séparés par des décrets, nous n'avons pas à voter sur notre séparation. Jamais vu cela dans le monde !
Nous sommes avec les Corses, les Alsaciens... pour nous prendre en charge et développer nos économies et nos cultures.
La Nouvelle-Calédonie est dans un processus posant problème à tous les « partis » politiques français.
Ne plus voter pour des partis français qui nous promettent tout avant les élections et qui nous plantent après.
Voter breton, corse, alsacien ; dans une Europe fédérale.
La Normandie a été réunifiée car elle regroupait deux régions existantes, Haute et Basse-Normandie, dans leur intégralité.
Intégrer la Loire-Atlantique à la Bretagne aurait eu pour effet de casser une région existante, les Pays de la Loire.
Ce n'était pas le but de cette réforme.
Regrouper Bretagne et Pays de la Loire était l'un des scénarios.
La Bretagne n'en voulait pas.
D'où la seule solution : faire voter en Loire-Atlantique. Ce n'est pas une exigence en plus pour les Bretons, c'est en fait le seul moyen de forcer la main de nos élus.
Pourquoi, depuis les débuts de la régionalisation, nos élus sont-ils contre la Réunification ? Parce que Nantes se veut au centre d'une grande région (idem pour Rennes). Mais on nous fait croire que c'est la faute de l'État.
- JM Ayrault voulait son Grand-Ouest pour son ego personnel et en finir une bonne fois pour toutes avec cette Bretagne qui ne veut pas mourir.
- Le Drian a mis le pied dans la porte et demandé B5 uniquement.
- L'État a tranché pour le statu quo... « pour se prémunir d'une situation à la Catalane ou à l'Écossaise »...
Du délit d'intention alors que c'est une réparation administrative.
De vraies régions, c'est une France plus solide pour la mondialisation.
Depuis, la France ne cesse de tomber dans tous les niveaux qui auraient pu concerner le niveau régional et fédéral.
- École, culture, économie locale, environnement local...
« Le Conseil général de Loire-Atlantique avait demandé le Grand Ouest en 1972. »
Oui, effectivement, et ce n’était pas au prétexte d’une idéologie tenace de ce même Conseil général, mais d’une analyse objective de la situation de la Loire-Atlantique vis-à-vis de son environnement et de la logique de la construction de l’ensemble des régions post-révolution française depuis la IIIème République.
Les régions françaises ont alors été construites sur un objectif de performances économiques et il a été considéré, à l’époque, que les provinces de l’ancien régime n’étaient pas le bon format pour réaliser cet objectif.
Les régions Clémentel de 1919, le décret du 28 septembre 1938, les régions de programme de 1955/1956, les circonscriptions d’action régionale de 1960, la création des établissements publics régionaux de 1972, moment décisif où la région devient une personne publique distincte de l'État.
Pour en arriver là, l’État a multiplié les initiatives pour valider ce découpage.
Mentionnée dans un article de Presse-Océan du 28-09-2026, truffé de contre-vérités historiques par ailleurs, l’existence d’un haut fonctionnaire, Serge Antoine, est chargée en 1960 d’analyser la pertinence du découpage existant, qu’il valide tout en préconisant un regroupement ultérieur des régions.
L’article de Presse-Océan mentionne également l’initiative d’Olivier Guichard, ministre de l’Aménagement du territoire, qui, en 1968, avait consulté les organismes concernés par la réforme territoriale.
Il ressort de ces consultations qu’une majorité souhaite une augmentation de la taille des régions. Pour ce qui les concerne, les régions Bretagne et Pays de la Loire considèrent que « les dimensions actuelles sont acceptables, mais qu’elles devront être modifiées par la suite. »
Le congrès de 1973 de l’Association bretonne précisait que « tous les membres du Conseil général de Loire-Atlantique seraient parfaitement favorables à la réunion de leur département avec la Bretagne, mais à la condition de ne pas être séparés pour autant de leurs départements limitrophes qui constituent la région économique des Pays de Loire. »
L’idée de Grand Ouest n’est donc pas une idée uniquement tenace par idéologie, mais elle est le fruit d’une longue réflexion et construction.
Les régions Bretagne et Pays de la Loire viennent d’annoncer une prochaine augmentation de 30 % des liaisons TER entre Nantes et Rennes.
Tout va bien alors !
D'ailleurs, vous devriez plutôt vous demander pourquoi l'État jacobin aurait agi à peu près partout pour ses intérêts, sauf (d'après vous) en Bretagne ?
L'intérêt de la Bretagne n'est pas forcément celui que vous croyez. La Bretagne rabougrie ne pèse rien, sa voix ne compte pas, elle se fossilise dans ses limites actuelles (qui deviennent de plus en plus « historiques » chez ses habitants), dominée par une ville à l'identité bretonne très faible située à 1 h 00 et quelques de Paris, avec une population de plus en plus composée de retraités français électeurs Horizons ou RN.
L'Ouest, c'est une notion des plus relatives.
Résultat : 75 % des votants ont voté contre ce référendum souverainiste albertain. Bien sûr, le sujet en Loire-Atlantique est très différent, et la tenue d'un référendum est très improbable, mais il faut tout de même avoir bien en tête que réussir une pétition ne présage en rien du résultat positif au changement demandé (ou du moins proposé au vote) par les pétitionnaires.
Qui ne tente rien, a déjà perdu.
En Alberta, un vote a été possible, en Loire-Atlantique, non.
Le mouvement breton, au lieu de venir au secours de la pétition des 100 000, est venu au secours de Grosvalet.
Si l'on en croit les chiffres de R&PS, une minorité de Bretons se dit davantage attachée à la Bretagne qu'à la France (36 % B5, 40 % B4).
Il faut noter que cet attachement à leur région est moins fort en Bretagne qu'à l'échelle nationale (52 % autant attachés à leur région qu'à la France).