
Seuls trois départements bretons étaient concernés par ce renouvellement : l'Ille-et-Vilaine, les Côtes-d'Armor et le Finistère.
Les résultats des élections sénatoriales sont tombés dimanche soir. En Bretagne, les grands équilibres ne bougent pas.
En Ille-et-Vilaine, la liste divers centre de la sénatrice sortante et ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel, l'emporte largement avec 42 % des voix. Son colistier Nicolas Belloir est également élu. L'écologiste Daniel Salmon (19 %) et la socialiste Sylvie Robert (16 %) sont réélus.
Dans les Côtes-d'Armor, la gauche garde ses deux sièges : Annie Le Houérou et Gérard Lahellec, sur la même liste d'union, recueillent 45 % des voix. À droite, le sortant Alain Cadec (27 %) l'emporte sur le maire de Dinan, Didier Lechien.
Dans le Finistère, comme en 2020, la liste divers centre de Michel Canévet et Nadège Havet arrive en tête avec 34 % et fait réélire ses deux têtes de liste. Forough Dadkhah (17 %) permet au Parti socialiste de conserver son unique siège, occupé depuis 2008 par Jean-Luc Fichet, qui ne se représentait pas. Le divers droite Patrick Leclerc (14 %) fait son entrée au Sénat.
Un scrutin indirect
Rappelons que les sénateurs ne sont pas élus par les citoyens : seuls votent quelques milliers de « grands électeurs » par département, essentiellement des élus locaux, parmi lesquels les délégués des conseils municipaux pèsent lourd. Ce mode de scrutin surreprésente les petites communes et éloigne la composition du Sénat de celle du corps électoral. Les pourcentages ci-dessus sont donc ceux de ce collège restreint, pas ceux des Bretonnes et des Bretons.
evezhiadennoù (8)
Rappelons que ce monsieur a été élu dans le pays nantais avec les électeurs écologistes, bretons de gauche et célèbrement connu pour ses agapes au parlement français.
Un cousin éloigné de François (Goulet) de Rugy, ancien ministre macroniste, conseiller régional Pays de la Loire de la majorité du Parti d'Édouard Philippe (et anciennement député Europe-Écologie-Les Verts sur Nantes).
Mais combien de sénateurs acquis à la réunification et à la défense de notre langue bretonne ? Là est la question, et cela marque notre infériorité par rapport aux Écossais et Gallois...