
Ma réponse à Bernard Poignant sur la question de l'autonomie. Si l'intéressé s'est senti obligé de taxer d'irréaliste l'autonomie de la Bretagne dans une tribune du Télégramme cet été, c'est que nous avons gagné la bataille culturelle. Bernard Poignant est le symbole des réseaux de pouvoir PS, ceux qui nous ont fait si mal en Bretagne et qui tirent toujours les ficelles, à la Région et ailleurs.
A lire la récente tribune de Bernard Poignant « Revendications régionalistes : l’art des projets impossibles » J’ai ressenti une grande résignation pour la Bretagne.
Cette tribune exprime une absence d’espoir loin du slogan socialiste « changer la vie » d’un certain mai 81. Il traduit le vide de la pensée du système PS qui règne aujourd’hui en Bretagne. Cette formation politique n’a donc plus rien à proposer que le maintien des positions dominantes et son opposition à tout projet novateur.
Il serait ainsi impossible de mettre en place un nouveau cadre institutionnel voire une nouvelle constitution qui rééquilibre enfin les rapports entre Paris et le reste de la France.
Pour lui, il est inenvisageable d’organiser « la révolution girondine » que d’éminents intellectuels progressistes avaient pourtant déjà pensée tout au long du XIXe : Mistral, Proudhon…. pour ainsi offrir à ce pays un cadre privilégiant la responsabilité des citoyens alors que nous nous enfonçons dans une crise financière et politique terrifiante.
Les arguments qu’oppose Bernard Poignant à ce projet ne sont pas crédibles.
« Le fédéralisme ferait la part belle à l’Île de France ? ». Au contraire, nous ne pouvons pas être plus écrasés qu’actuellement par la centralité qui ne cesse de progresser comme l’expose très bien l’excellent journaliste Francis Brochet dans un récent et pertinent ouvrage « Quand le parisianisme écrase la France » aux éditions de l'aube.
Mettons enfin un terme au grand mensonge qui consiste à dire que l’Etat est au service de l’égalité des Français. L’Etat est accaparé par une frange de la population et n’incarne que la domination territoriale de Paris sur le reste de l’hexagone.
L’autonomie des régions n’empêche pas la péréquation financière et les mécanismes de redistribution comme en Allemagne. Il y a plus d’égalité Outre-Rhin entre les territoires qu’au sein de notre république « égalitaire ».
Cette tribune de Bernard Poignant n’ouvre aucune perspective « à l’échelle des prochains quinquennats ». Dans un monde en mutation rapide, sommes-nous condamnés à l’immobilisme et au déclin ?
« Fédéralisme et autonomie » serait un projet impossible des « régionalistes » bretons, des corses, basques, alsaciens…. Il est pourtant le mode d’organisation naturel des Etats qui nous entourent Allemagne, Suisse, Italie, Espagne…
Cette idée progresse dans les esprits. Elle rend le pouvoir aux citoyens qui aspirent à être responsables et à gérer pragmatiquement le destin de la Bretagne.
La région Bretagne ne gère en 2026 que 2% de l’impôt des Bretons. Les länder allemands gèrent 50% des impôts de leurs ressortissants.
Imaginons un instant ce que nous serions capables de faire avec le produit de nos impôts : interrompre la dégradation des services publics, remettre la santé en état de bon fonctionnement, améliorer l’enseignement et stimuler la recherche en lien avec notre territoire, mettre en place une véritable politique linguistique qui redonnerait un avenir à nos langues et donnerait du sens à l’égalité des chances qui n’existe plus aujourd’hui ……….
Il y a désormais urgence, la France se défait. Elle est traversée de multiples fractures. Ce n’est pas assurément pas d’autoritarisme et de statu quo dont elle a besoin mais d’ouverture et de confiance pour ne pas se déliter.
Yvon Ollivier
auteur
evezhiadennoù (30)
Sans doute que le fédéralisme nécessiterait l'adhésion des citoyens. Mais la décrépitude de l'État (intrusions informatiques, incompétence, manque de moyens dans tous les domaines, fuite en avant, ...) constitue une évidente faiblesse que nos créanciers ont certainement repérée.
Une telle dette publique dont tous les partis ont la responsabilité depuis quarante ou cinquante ans est détenue à 60 % par des non-résidents. Elle fait perdre toute indépendance face aux taux d'intérêts qu'il faut financer. Nous en sommes là et ceci devrait inspirer l'humilité à ceux qui ont gouverné.
L'évidence est qu'une grande part de la dette a sa cause dans la centralisation jacobine. Ceci se sait. Et nos créanciers qui opèrent dans des fédérations pourraient sous peu y trouver à redire.
La France, avec ses problèmes institutionnels, la confusion entre État et gouvernement, sa dette publique, sa centralisation jacobine, son absence de majorité parlementaire, ses insondables inégalités, l'absence de fonds de pensions dans le secteur privé, son inaptitude à la réforme utile, est ainsi l'homme malade de l'UE. Il serait bien étonnant que la campagne électorale pour la présidentielle (et peut-être les législatives) soit un long fleuve tranquille. Le plus probable est que la guerre hybride que l'on fait à l'UE et à ses États membres aura en France un effet particulier ces prochains mois.
J'ai tout de même trouvé intéressant le texte de Poignant (une fois passé l'indigeste premier paragraphe) par son historique de l'idée fédérale à travers nos contrées.
Le principal danger du fédéralisme reste cependant l'absence de réunification de la Bretagne. L'autonomie de la B4 suppose l'autonomie des PDL.
Lier autonomies et/ou fédéralisme et absence de réunification est injuste. L’enjeu ne peut être autonomie ou réunification. Si fédéralisme ou système d’autonomies, la division de la Bretagne est un problème de plus.
Lier autonomies et/ou fédéralisme et absence de réunification est injuste. L’enjeu ne peut être autonomie ou réunification. Si fédéralisme ou système d’Autonomies, la division de la Bretagne est un problème de plus.
https://www.ouest-france.fr/politique/point-de-vue-oser-enfin-oser-le-federalisme-un-federalisme-cooperatif-a-la-francaise-6890028
Et puis, le modèle corse crée un précédent et doit être possible à revendiquer pour toute autre région.
L'hymne était : « Changeons la vie ici et maintenant ». Pas moins !
Ce message lumineux a été délibérément, fondamentalement et lamentablement trahi par le PS, alliés et dépendances.
Désormais, le plus honorable serait que ces gens qui ont failli aient la dignité de se taire.
Il n'y a qu'une forme réelle d'autonomie, la vraie, c'est être libre de toutes contraintes dans tout choix, et surtout il n’y en a pas de meilleure que celle de se l'avoir créée contre toutes les oppositions avouées ou non, voilées ou dévoilées, qui se dressent face à cette possibilité juste un souhait timide en BRETAGNE.
Ceci dit, une « autonomie » accordée par un « maître » est, ou devrait être, suspecte, et donc imposer de s'interroger sur les intentions et motivations dudit « maître » qui, quelque part, ne peut/pourrait qu’avoir un ou des intérêts pour finir par accepter de l’octroyer, de laisser filer son pouvoir, sur « l’esclave souriant »...
Ce qui déjà doit/devrait aussi interroger le peuple concerné sur ceux qui se disent serviteurs de ses intérêts, qui accepteraient une « autonomie », ainsi octroyée sans beaucoup d’effort après des années, des décennies et des siècles de collaborations et de soumissions dans les chambres, antichambres et couloirs des châteaux de ce « maître ». Ceci dit, bien sûr, si un jour quelconque, plus ou moins lointain, cette autonomie inconsistante pourrait être laissée comme un os sur lequel les chiens se jetteraient…
Bernard Poignant, pour moi, justement, est un modèle tout à fait classique de tous les hommes politiques locaux (et femmes) d’hier et d’aujourd’hui, la source n’est point tarie, qui, si l’occasion de se dire « Breton » ne s’en privent pas si cela est d’un apport électoral intéressant, ou permette un petit voyage à New York au son du binioù kozh… Cherchez donc ce qui pourrait motiver « maître, valets et laquais » ? Il y en a trop de ces « embretonnés » d’un jour pour que je puisse les citer tous et j’ai toujours trouvé Bernard amusant, avec son copain Fanch Mitt (sans tilde car il n’était pas BRETON) (;0o)
Et voilà, nous sommes rentrés maintenant, de plein pied, dans la grande Kermesse Bretonne, très bretonne de l’élection parisienne suprême qui fait aussi frétiller toute cette belle BRETAGNE, tout ce bon peuple des partis de France… une fois, une énième fois, une fois de plus ! Pour quelques mois fumeux !
En ce qui concerne Bretons et BRETAGNE, c’est un parfait exemple de « jeux » des maîtres, valets et laquais de régions qui, de l’AUTONOMIE, ne parlent que et seulement de son reflet, occasionnellement ! Quand ils l’osent, c’est déjà considéré comme une avancée majeure !
C'est un jacobin pur jus.
Le PS est encore implanté en Bretagne, mais c'est de la survie. Ceux-ci se rangeront derrière le premier arrivé à la présidentielle pour sauver leur siège en circonscription.
1. Que fait l’UDB dans ses alliances (« locales», nous répond-on) avec le PS ou même LFI ?
2. Pourquoi cette même UDB n’a-t-elle pas encore répondu à l’appel lancé à Carhaix le 20 juin dernier pour établir un programme breton à présenter à la Présidentielle de 2027 ? Certaines organisations ont donné leur accord.
3. Pourquoi Molac s'apprête-t-il à lancer une énième organisation ?
Jean LE MEE - Président
« La France n'est plus un État centralisé, sans être pleinement non plus un État décentralisé. Contrairement à plusieurs de ses voisins européens, elle n'a pas fait de choix clair et pratique plusieurs modèles à demi, cumulant leurs défauts sans bénéficier de leurs avantages. »
C'est de la passion/aveuglement et non du pragmatisme politique.
Lui et ses petits camarades ont laissé filer durant des décennies les extrémistes républicains qui sont désormais aux portes du pouvoir...(au détriment, bien sûr, de forces fédéralistes et donc DÉMOCRATES). Grande réalisation jacobine, chapeau bas !
- Aucun pays dans l'Union ne souhaite copier le système français. C'est une réalité souveraine qui ne plaît pas au national-parisianisme ni à leurs compères qui s'en nourrissent.
Le pragmatisme politique consiste aussi à regarder ce qui se fait de mieux afin de pouvoir le transposer dans une démocratie pour en tirer les bénéfices : l’intérêt général des citoyens et donc de l'État.
- Pas l'inverse, nom de Zeus !!!
- J'aurais préféré entendre M. Valls s'exprimer dans un média subventionné sur la suppression des départements qu'il avait annoncée pour 2026. On attend toujours...
À mes yeux, ce serait beaucoup plus intéressant que les élucubrations de M. Poignant dans ce journal local.
Si d'aventure M. Poignant veut réaliser quelque chose d'utile, il peut toujours proposer la suppression du régime spécifique d'aide/allocation funéraire lié à leur régime social parlementaire. C'est le bon moment.
- Tout en portant fièrement son histoire, l'Italie a réalisé dans les grandes lignes ce que ce bon M. Poignant juge parfaitement irréalisable : démontrant ainsi que les jacobins ne sont même pas capables de copier Rome.
Moi, j'aime Athènes et la démocratie est une source d'adaptabilité.
Seul le jacobinisme est condamné à rester figé dans le temps. Il va s'éteindre en douceur par la réforme générale de l'État ou de manière violente par la passion. À chacun ses responsabilités.
Nous ne savons pas ce qui va se passer en 2027, politiquement parlant. Je suis du pays nantais. Notre Bretagne, dans son vote aux prochaines présidentielles, ne votera pas majoritairement comme le reste de la France qui pencherait pour les extrêmes de droite et de gauche. Bien sûr, M. Mélenchon a redit à F. Hollande son découpage de régions "stupide" élaboré il y a dix ans.
Lorsqu'ils montent à Paris, tous ces politiciens - à part quelques-uns - se font administrer le vaccin jacobin.
Les temps changent. La rupture semble se rapprocher.
Dans le journal de Loire-Atlantique "Presse Océan" du jour (28 août 2026), du côté de Châteaubriant (44), les gendarmes contrôlaient : le conducteur alcoolisé refuse le contrôle car il dit "être Breton et ne pas avoir à se soumettre à la loi française". À votre réflexion.
Voici donc une nouvelle campagne présidentielle, parisienne sûrement, qui se lance ! Française, est-on sûr qu’aujourd’hui elle le soit vraiment… et qu’un jour elle le redeviendra ? Suivant la/les réponses apportées à cette question, quelles qu’elles soient, cela indiquerait donc qu’une prise de conscience s’élabore sur au moins cette question !
Qui alors nous condamne, nous condamnerait, nous BRETONS, sinon nous-mêmes ?... !
Il nous RESTE SEPT MOIS et UN DEMI pour donc élaborer, étayer une réflexion sur cet énième événement ! 7 mois et demi pour changer la nocivité de ces passés, de toutes les acceptations, de ces discours mensongers, de ces soumissions dégradantes et finalement de tous les renoncements dans des attitudes d’asservis se prolongeant dans des retours à ces habitudes incrustées du joug et des structures imposées depuis des décennies, imposées au moins depuis deux siècles et demi !...
La stérilité de tous nos votes au travers de toutes les élections passées dessine et peint la BRETAGNE d’aujourd’hui ! Son tableau, son image est toujours belle, façonnée principalement par des hommes et des femmes… mais où sont-ils/elles ? Qui sont-ils/elles devenus ?
Poignant ? Tournons donc enfin la page, voire ce banal chapitre ! Mais sur notre planète, l’on découvre ou redécouvre toujours un fossile que l’on pensait ainsi définitivement disparu, jusqu’à ce que « par hasard », l’on en retrouve un, qui refait surface !
HOLLAND le RETOUR, celui qui, dans un petit laboratoire sur un coin d’établi, de « paillasse », avec quelques tâcherons aux tabliers salis, malhabiles mais rusés, opéra les vieilles nations DE France en régions éviscérées, étêtées, d’autres bouffies plus encore qu’elles ne le furent par d’autres auparavant…
IL, IL REVIENT, il veut à tous prix REVENIR ! Alors BRETONS, combien serez-vous à voter pour lui lors de son retour ???... de son île d’éloignement ?
NB : Je suggérerais facilement à Philippe Argouarc’h d’ouvrir un article qui restera en place jusqu’aux élections de 2027 ; très ouvert aux commentaires sur cette présidentielle et sur ce que les BRETONS et la BRETAGNE peuvent en attendre de différent de toutes les autres !
Ainsi que sur les idées et actions démocratiques que nous pourrions penser et mettre en place éventuellement lors des votes à venir.
Il nous reste SEPT MOIS et DEMI ! Pas d’Avril frileux 2027, inutile, pour la BRETAGNE et pour les BRETONS !
Ils sont fonctionnaires.
Au vu des résultats électoraux, élections après élections, rien n'est moins sûr.
Donc le PS n'existe plus, lui aussi, à force d'être contre le peuple.
La relecture de "L'étrange défaite" de Marc BLOCH (Folio, n° 27 - Histoire) donne l'occasion d'un essai de "concordance des temps". En effet :
"Quelle que soit la nature du gouvernement, le pays souffre si les instruments du pouvoir sont hostiles à l'esprit même des institutions publiques. (...) Une démocratie tombe en faiblesse, (...), si ses hauts fonctionnaires, formés à la mépriser et, par nécessité de fortune, issus des classes mêmes dont elle a prétendu abolir l'empire, ne la servent qu'à contrecœur.
D'autre part, le système de cooptation qui, officiel ou non, règne dans presque tous les grands corps, aboutit à y fortifier beaucoup trop le pouvoir de l'âge." (p. 192)
En effet, la gérontocratie qui résulte de la captation du pouvoir politique, après celle du pouvoir administratif et économique, par les diplômés des grandes écoles est quasi intacte comparée à ce qu'elle était en 1940. Ceci produit un pays bloqué dans le jacobinisme - d'autant plus qu'il est sans majorité parlementaire et qu'il en refuse le moyen - inapte à mettre en œuvre les nécessités des changements institutionnels et diplomatiques.
A