
Depuis le début du mois d'août, des inscriptions hostiles aux touristes découvertes dans plusieurs communes du Finistère sud font beaucoup parler dans les médias nationaux. Des voitures de visiteurs ont notamment été dégradées à Plobannalec-Lesconil, tandis que des inscriptions ont été découvertes à Penmarc'h et Douarnenez.
Un élément permet toutefois de mieux cerner l'orientation politique d'au moins une partie de ces actions. À Penmarc'h, le slogan « Tourists go home » était accompagné, juste en dessous, de « Refugees welcome » : « Les touristes dehors, les réfugiés bienvenus ». Un tag ignoré par les médias comme TF1.
La France pour tous
À Douarnenez, une autre inscription appelait par ailleurs à des actions contre les prisons, les centres de rétention administrative (CRA) et Airbnb. Ces slogans, caractéristiques des milieux militants d'extrême gauche donnent donc aux tags anti-touristes une dimension politique qui dépasse le simple problème du logement. Même s'ils ne permettent pas, en l'absence d'auteurs identifiés, d'attribuer ces inscriptions à une organisation politique particulière, l'accueil des réfugiés et le renforcement du droit d'asile figurent explicitement parmi les orientations défendues par La France insoumise. LFI propose d'accueillir la misère du Monde
Les tensions liées au tourisme et surtout au logement sont bien réelles sur le littoral breton : multiplication des résidences secondaires, locations saisonnières et hausse des prix de l'immobilier alimentent depuis plusieurs années le débat, mais certains des tags affichés indiquent plutôt une tentative de récupération politique.
evezhiadennoù (12)
Pourtant, partout où je vais me promener, je constate les dégâts du surtourisme ! Je ne veux pas que ma région devienne un parc d'attractions. Cela nuit également aux « locaux », puisque grâce au BNB, on ne peut plus se loger correctement.
Pour finir, je suis révoltée de constater que nos côtes sont squattées par les résidences secondaires qui ne sont occupées qu'un mois de l'année. Cela devrait être tout simplement interdit.
Ce sera tout pour aujourd'hui.
BZH ATAV
Un inventaire des logements inoccupés depuis plus de 5 ans est à dresser commune par commune.
Un inventaire des résidences secondaires inoccupées : 11 mois sur 12 est à connaître.
Un tableau des demandes de logements est à connaître commune par commune.
Les possibilités offertes aux communes par les lois de réquisition sont à connaître.
"Un inventaire des logements inoccupés" observatoire-des-territoires.gouv.fr/part-des-logements-vacants
"Un inventaire des résidences" Selon l'INSEE, en moyenne, les résidences secondaires sont occupées 42 jours/an. C'est assez d'un mois dans l'année. insee.fr/fr/statistiques/3578127
"Un tableau des demandes" Aucune chance par respect de la vie privée.
insee.fr/fr/statistiques/5416748 Pour l'exemple de la Bretagne, c'est essentiellement des gens de 60 ans et plus qui habitent loin. Le schéma classique : parti travailler à la grande ville, héritage familial.
les organisations bretonnes, en vue des élections à venir, devraient nous sortir cela, partout où elles se présentent.
Car il n'y a pas que l'argument des constructeurs et financeurs : « il faut construire de nouveaux logements » et surtout sur des terrains agricoles passés en zone constructibles... ?
Il faut avoir ces situations et celle des logements à rénover, surtout dans beaucoup de centres-villes.
Les surcoûts de location par les bailleurs enfoncent les jeunes et ceux de plus de 75 ans dans des situations familiales et financières très difficiles à gérer.
Créer une Régie officielle du Logement en Bretagne avec un système de réquisitions, locations au bénéfice des deux parties : locataire et propriétaires.
Si un bien est vendu ou loué, les DPE sont collectés par l'Ademe (pour ce que ça vaut).
Pas besoin de créer une régie, entre l'Indice de Référence des Loyers, l'APL ou les agences de l'habitat qui faussent les prix, il y a plein de marges de manœuvre.
Une réquisition ou une expropriation implique une compensation. À titre d'exemple, les réquisitions de lits d'hôtels pour l'hébergement d'urgence de 70 000 personnes coûtent 1 milliard. Les mal-logés sont estimés à 4 millions en France.