
Le Parti national écossais (SNP) a remporté les élections législatives écossaises de 2026. Fort d’une majorité indépendantiste avec les Verts écossais, son dirigeant John Swinney relance la perspective d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse dès 2028.
Le Parti national écossais (SNP) de John Swinney a remporté les élections législatives écossaises de 2026, conservant le pouvoir à Holyrood pour un cinquième mandat consécutif.
Avec 58 sièges sur 129, le SNP reste la première force politique écossaise. Avec les 15 élus des Verts écossais, également favorables à l’indépendance, le camp indépendantiste dispose désormais de 73 sièges sur 129, soit une majorité confortable au Parlement écossais.
Durant la campagne, John Swinney a annoncé vouloir organiser un nouveau référendum sur l’indépendance « dès 2028 ». Londres continue toutefois de s’y opposer. Depuis une décision de la Cour suprême britannique en 2022, le Parlement écossais ne peut organiser seul un référendum sans l’accord du gouvernement britannique.
Cette victoire marque le retour en force du SNP après plusieurs années de crises internes et les départs successifs de Nicola Sturgeon puis de Humza Yousaf.
Les résultats confirment aussi les évolutions politiques au sein du Royaume-Uni, où le parti nationaliste gallois Plaid Cymru a remporté les élections au Pays de Galles pour la première fois depuis l’autonomie galloise, tandis qu’en Irlande du Nord le Sinn Féin, favorable à une réunification avec la République d’Irlande, est également arrivé en tête.
evezhiadennoù (26)
Les Écossais, les Gallois et les Irlandais du Nord ont voté Écossais, Gallois et Irlandais.
Les Corses ont pris l'habitude de voter Corse.
Les Bretons peuvent voter Breton.
A
Vous avez bien résumé la situation, du moins par rapport aux contributeurs de ce site, pour preuve les articles concernant l'économie sont très peu commentés. Malgré tout, quoique l'on pense de ce parti, l'udb intervient dans le domaine économique et social, le parti breton également, au moment des élections. Bretagne majeure s'intéresse également aux questions économiques, pour le reste c'est la focalisation sur les thématiques linguistiques, culturelles, qui ne sont que très partiellement mobilisatrices, stratégiquement une dissociation avec le politique serait t-elle la solution ?
D'ailleurs les "bretons" çà n'existe plus.
La Bretagne non plus d'ailleurs ...
En fait, il nous reste plus grand chose après 250 ans de centralisme révolutionnaire uniformisé ...
Faut se rendre compte de notre réalité avant de rêver à l'Écosse.
Les Jacobins, eux sont très attentifs à ne pas écouter le peuple pour ne pas se retrouver dans la situation "à l'écossaise ou à la catalane". Mieux vaut détruire la Bretagne, Na.
Le système électoral actuel nord-irlandais est source de blocages dans tous les sens et est profondément anti-démocratique.
Il faut bannir tout système basé sur un pseudo "partage" du pouvoir entre communautés, qui ont plus ou moins de sens (pourquoi les sanctuariser ad vitam eternam ?). Il n'y a en réalité plus de réel pouvoir avec ce genre de système, on voit ce que cela donne au Liban.
Quant à la question référendaire, à partir du moment où les "unionistes" républicains (rattachement à la République d'Irlande) arrivent en tête, il me semble compliqué voire très illégitime, que l'Ecosse puisse organiser un deuxième référendum sur l'indépendance, si l'Irlande du Nord n'a pas eu son référendum avant...
Idéalement il faudrait un premier référendum en Irlande du Nord.
Sur le rattachement des 6 Comtés à la République d'Irlande avec dissolution du Parlement nord-irlandais (selon l'organisation actuelle de la République d'Irlande). En cas de "non", un deuxième référendum assez rapidement (dans les 2-3 ans qui suivent) proposant un nouveau statut (avec remise en cause de l'organisation actuelle en communautés religieuses) au sein du Royaume-Uni.
Ce nouveau statut prévoirait notamment un système d'autonomie fondé sur le suffrage universel non-communautaire. Il prévoirait également une clause sur la possibilité d'organiser un nouveau référendum sur la sortie du RU dans le futur (si une majorité politique se dessine en ce sens), mais uniquement sur la question de l'indépendance (et non plus le rattachement (direct) à la République d'Irlande comme unique alternative)
La seule réunification serait un retour des south counties dans la province autonome irlandaise, loyale.
Je remarque tout de même qu'en Espagne et Royaume-Uni, le sécessionnisme de gauche ne parvient pas à grands résultats, l'indépendance ressemblant à une forme de voeu pieu ou de réthorique anti-gouvernementale si nécessaire. Alors même que leur système monarchique est par essence, d'emblée (lié à la constitution même de la couronne), non jacobin.
Voila à mon sens le meilleur argument à opposer aux partis jacobins.
Malgré une forte lutte et de nombreux élus.
Qu'y a t-il de moins indépendantiste qu'un Parti dont la principale mesure programmatique est de se rattacher le plus rapidement possible à l'UE ?
Par ailleurs, l'on voit d'élections en élections que le socle électoral (du SNP, Plaid Cymru) est exactement le même que celui du Parti Travailliste britannique. Il ne s'agit juste que d'un mouvement de voix entre les deux suivant l'air du jour (et le gouvernement en place à Londres). Est-on indépendantiste quand l'on vote Travailliste UK une élection sur deux ? J'en doute beaucoup.
La vraie nouveauté de ce scrutin, en particulier au Pays-de-Galles (mais aussi, un peu en Ecosse (outre l'Angleterre)), est l'émergence de Reform UK qui ne fait pas que tailler des croupières aux Conservateurs précisément.
Il gagne beaucoup de voix dans les anciens bassins miniers populaires du Pays-de-Galles (historiquement travailliste), des Midlands en Angleterre etc
C'est la vraie nouveauté. C'est un vote anti-immigration. Talonner le bloc de gauche au Pays-de-Galles est une grande nouveauté.
A quand notre tour ?
Concrètement, ce qui se passe avec l'Alsace nous concerne beaucoup plus politiquement actuellement.
Quant à L'Alsace ; elle bouge et s'affirme , ce qui est fait là-bas précèdera-t-il quelques avancées politiques en Bretagne unifiée ?
Le microcosme breton est fige dans les annees 70. Refoulement des raisons profondes de la montée soudaine des partis nationalistes UK, Irlande. Ce revirement en quelques mois serait une prise de conscience sur la mode annee 70, la revolte a Plogoff, contre l'extreme droite ...
Les sondages indiquent que les électeurs du Sin Féin sont les plus opposés à la mass migration policy, ceci malgre la facade du parti. Keir Starmer le plus impopulaire du monde avec Macron, Merz.
Les reactions sont hysteriques sur les reseaux sociaux, la manif a Londres melangeait drapeaux UK et Eire, personne n'a remarque ce truc impensable il y a 30 ans?
Aucune surprise de voir cette revolte massive dans les urnes contre la politique de Londres ou Dublin. On voit le reflexe humain de se raccrocher au pouvoir local.
Ce mouvement anti mass migration est planetaire avec des declarations choc des politiques. USA, Japon, Thailand, Afrique du Sud, Australia, Chili, UK.
En revanche, je partage l'idée de s'inspirer de l'exemple Corse car beaucoup d'éléments nous relient (environnement maritime, surreprésentation de la part du tourisme dans le PIB, accroissement du nombre de résidences secondaires, explosion du prix du m2 avec l'arrivée massive de retraités venant d'autres régions, identité culturelle forte et co-officialité de la langue corse...). Une stratégie concertée des collectivités de Bretagne et de Corse portant sur des aménagements et dérogations communs aurait plus de chance d'aboutir.
Bevet Breizh dieub!
-l’insularité, qui impose des particularismes dans la vie quotidienne.
-la légitimité démocratique.
En Corse, lors des élections territoriales de 2021, le cumul des voies régionalistes fait 58%.
Résultats, ces partis sont aux commandes des exécutifs régionaux.
La situation est totalement différente en Bretagne.
Quand ils se présentent sous leurs propres couleurs, les partis régionaliste bretons font 5% et n’ont pas d’élus.
Résultat, la plupart du temps, ils servent de force d’appoint à des partis nationaux en échange de postes d’élus et de mesures programmatiques cosmétiques.
C'est trop peu , il est vrai .